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Pas de temps à perdre pour les assureurs canadiens

Remodeler les finances. Miser sur les F&A. Mettre l’IA à contribution

Les assureurs canadiens sont pris en étau : hausse des coûts, croissance limitée et modèle opérationnel sous pression. 

La réglementation gagne en volume et en complexité. L’inflation érode les marges. La croissance des activités essentielles ralentit. Avec l’incertitude qui plombe les rendements des investissements, les revenus des portefeuilles pourraient ne pas suffire à remonter la pente. 

Seuls 29 % des dirigeants du secteur des services financiers canadiens (contre 42 % à l’échelle mondiale) se disent très ou extrêmement confiants quant aux perspectives de croissance des revenus de leur entreprise pour les 12 prochains mois, selon notre plus récente Enquête mondiale auprès des PDG. Et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. 

Les assureurs canadiens sont confrontés à des défis structurels, et non à de simples difficultés passagères. Ce qui leur faut, c’est un changement de cap, pour recentrer les efforts non plus sur le maintien, mais sur l’avancement des activités, et pour repenser la façon dont ils gèrent les risques, se développent et mettent la technologie à profit. 

Une fonction finances conçue pour gérer les risques d’aujourd’hui, et ceux de demain

Aucun assureur ne peut gérer efficacement les risques sans une fonction finances suffisamment performante. Service où les informations financières sont validées, les rendements des investissements sont gérés et les budgets de transformation sont contrôlés, la fonction finances joue déjà un rôle stratégique dans de nombreuses compagnies d’assurance. Mais ce rôle est mis à rude épreuve par le poids de la réglementation, des technologies obsolètes et des structures qui n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences actuelles. 

Les obligations réglementaires n’ont cessé de se multiplier au fil des ans, et cette tendance ne montre aucun signe de ralentissement. 94 % des organisations canadiennes, tous secteurs confondus (contre 85 % à l’échelle mondiale), affirment que les exigences de conformité ont gagné en complexité au cours des trois dernières années, selon notre Sondage mondial sur la conformité. 

94 %

des organisations canadiennes affirment que les exigences de conformité ont gagné en complexité au cours des trois dernières années.

Sondage mondial sur la conformité de PwC

Ces nouvelles exigences imposent des formes de collaboration inhabituelles. La gestion du risque de modélisation, par exemple, oblige les équipes actuarielles et financières à collaborer encore plus étroitement, peut-être d’une manière inédite. Les rapports sur la durabilité posent un défi similaire : à mesure que la publication d’informations sur le climat, jusque-là volontaire, devient obligatoire, la responsabilité incombe désormais pleinement au chef des finances, souvent sans qu’il dispose du budget, de l’expertise interne ou de la clarté organisationnelle nécessaires pour s’acquitter de cette tâche. Les nouvelles obligations ont pris de vitesse les structures mises en place pour y faire face. 

La dette technologique aggrave ces complexités. L’entrée en vigueur d’IFRS 17 a forcé les assureurs à se moderniser. Beaucoup ont adopté des solutions temporaires pour respecter les délais. Mais des années plus tard, ces mesures provisoires sont toujours en place. Les données qui devaient être transférées vers des plateformes ERP se trouvent dans des lacs de données, déconnectées des systèmes qui en ont besoin pour la présentation d’information et la prise de décision. Pareillement, la tarification actuarielle dans de nombreuses entreprises repose encore sur des outils hérités, et la plupart des assureurs s’appuient toujours sur des systèmes sur site. 

Les solutions provisoires adoptées par de nombreux assureurs pour respecter la date butoir d’IFRS 17 ne doivent pas nécessairement freiner l’équipe des finances. Nos Solutions financières gérées pour les assureurs s’appuient sur l’automatisation pour rationaliser l’ensemble du processus de présentation d’information, de la collecte des données et des calculs à la production des rapports, réduisant ainsi la charge de travail manuel qui ralentit les équipes des finances. 

Ces solutions offrent une valeur qui va au-delà de la conformité. En libérant des ressources, elles permettent aux assureurs de se refocaliser non plus sur la gestion de la complexité des rapports, mais sur la mise à profit des analyses approfondies rendues possibles par les données IFRS 17. Résultat : de meilleures décisions en matière de tarification, de risque et de performance. 

En savoir plus sur nos Solutions financières gérées pour les assureurs

Le temps qui reste pour mettre à niveau les systèmes hérités est compté. Les fournisseurs de progiciels de gestion intégrée (ERP) incitent leurs clients à migrer vers le nuage et il y a peu de chance qu’ils continuent indéfiniment à prendre en charge les anciennes versions. Mais l’infonuagique n’est pas qu’une solution à l’obsolescence. Elle permet aux équipes des finances d’avoir la vue d’ensemble intégrée et en temps réel dont elles ont besoin pour gérer les risques, clôturer les comptes plus rapidement et répondre aux exigences réglementaires sans avoir recours à des solutions manuelles de contournement. Les assureurs qui font ce choix se dotent d’une fonction finances apte à mieux répondre aux demandes, tandis que ceux qui tardent à agir accumulent des risques à chaque trimestre. 

Pour commencer, il faut connecter des fonctions que des années de croissance ont fragmentées. Certaines des plus grandes sociétés d’assurance-vie ont déjà pris les devants, mettant en place un modèle de contrôle amélioré et plus robuste à l’échelle de l’entreprise afin de réduire les doublons et de gagner en efficacité, en particulier dans des domaines tels que la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et de connaissance du client. C’est une approche adoptée déjà par de nombreuses banques, et les assureurs leur emboîtent désormais le pas. Il s’agit d’un investissement justifié, qui permet à l’entreprise de se doter d’outils plus robustes, libérant des capacités pour traiter les décisions à risque plus élevé. 

Lorsque les fonctions finances, actuariat, gestion des risques et conformité fonctionnent de concert plutôt qu’en parallèle, la fonction finances peut aller au-delà de la simple gestion du volume réglementaire et jouer un rôle plus stratégique au sein de l’entreprise.

Votre fonction finances ne doit pas se contenter de suivre le rythme. Elle doit montrer la voie

Nous pouvons vous aider à opérer la transition

Se développer avec intention

Pour la plupart des assureurs canadiens, la croissance interne n’est pas à elle seule gage de prospérité et de pérennité. Ce constat se reflète dans notre enquête auprès des PDG : 55 % des dirigeants du secteur des services financiers au Canada prévoient au moins une acquisition majeure au cours des trois prochaines années, contre 42 % à l’échelle mondiale.

55 %

des dirigeants du secteur des services financiers au Canada prévoient au moins une acquisition majeure au cours des trois prochaines années.

29 ͤ Enquête mondiale auprès des PDG de PwC

Les capitaux sont disponibles. Les investisseurs institutionnels, les promoteurs financiers et les marchés publics continuent de manifester un vif intérêt pour tous les aspects du secteur de l’assurance. Ces capitaux serviront à soutenir la poursuite des regroupements et à financer d’importantes opérations de croissance externe, en particulier celles à forte intensité d’actifs. 

La conjoncture est propice à une approche proactive et audacieuse. Toutefois, les fusions et acquisitions constituent un moyen et non une stratégie en soi. La taille seule ne crée pas de valeur. Il faut une feuille de route claire pour l’intégration et un plan de création de valeur permettant à la transaction de se concrétiser en avantage réel et durable sur le plan de la performance. 

Le marché canadien de l’assurance évolue actuellement sous l’influence de trois dynamiques distinctes, à savoir :

Au cours des dix dernières années, les regroupements de courtiers indépendants se sont accélérés, principalement par l’intermédiaire de plateformes appuyées par des fonds d’investissement privés, mais aussi, de plus en plus, par celles soutenues par les assureurs. Nous entrons désormais dans la deuxième phase du cycle, les plateformes regroupées se refinançant et changeant de mains, au profit de fonds d’investissement privés, de caisses de retraite ou d’autres acquéreurs. Ce processus entraîne généralement une intensification des fusions et acquisitions, les nouveaux propriétaires se concentrant sur la création de valeur. 

L’envergue accrue des plateformes de courtage a redéfini l’équilibre entre les assureurs et les distributeurs. À mesure que les courtiers se regroupent, ils gagnent en taille et, par conséquent, en pouvoir de négociation vis-à-vis des assureurs dont ils distribuent les produits. Cela entraîne une intensification de la lutte pour la distribution : les courtiers indépendants se font concurrence pour se développer, tandis que les assureurs s’efforcent de posséder leurs propres canaux de distribution. Cette lutte modifie la façon dont les assureurs comme les courtiers envisagent l’échelle d’efficience minimale.  

Les plus grands assureurs IARD (incendies, accidents et risques divers) du Canada sont diversifiés et performants, malgré un marché en perte de vitesse. Mais il n’en va pas de même pour beaucoup d’autres. Pour les petits et moyens assureurs, la taille n’est plus une aspiration à long terme, mais bien une nécessité immédiate pour leur survie. 

L’acquisition de Travelers Canada par Definity a marqué un tournant décisif pour le marché. Elle a démontré que même des transactions importantes et complexes pouvaient être menées à bien dans le secteur canadien de l’assurance IARD — et, du jour au lendemain, elle a élargi l’éventail des opérations que le marché considère comme réalisables. Ce qui n’était autrefois que des cibles hypothétiques constitue désormais des opportunités potentielles, ouvrant la voie à une nouvelle ère de transactions proactives et agressives. 

Les perspectives s’élargissent, les assureurs multinationaux se demandant à nouveau si le Canada tient la place centrale qui lui revient dans leur stratégie. Alors que certains prennent du recul, les assureurs nationaux ont l’occasion de renforcer leur présence sur le marché et d’élargir leur gamme de produits ainsi que leurs canaux de distribution. 

La volonté de générer des bénéfices durables a contraint les assureurs IARD à explorer d’autres moyens d’améliorer leurs rapports sinistres-primes, notamment en augmentant la part qu’ils détiennent dans la chaîne de valeur. Des opérations telles que l’acquisition par Intact de la société de services d’entretien domestique Jiffy illustrent la manière dont les assureurs IARD s’efforcent de mieux maîtriser leur principale source de dépenses. La prochaine étape concerne la prévention, qu’il s’agisse de la télématique, de la sécurité domestique ou d’autres technologies permettant de réduire les pertes par attrition avant même qu’elles ne surviennent. 

En assurance vie et santé, la logique est différente mais tout aussi intéressante. À mesure que la valeur s’oriente vers la satisfaction des besoins financiers des personnes à différentes étapes de leur vie — protection, épargne et retraite —, les assureurs vie et santé sont naturellement bien placés pour étendre leurs relations clients existantes à des domaines connexes tels que le conseil en gestion de patrimoine, la gestion d’actifs et les services de paiement direct payeur-prestataire. L’acquisition de Richardson Wealth par iA, qui a donné naissance à l’une des plus grandes plateformes nationales indépendantes de gestion de patrimoine du pays, illustre cette tendance. 

Notre rapport intitulé Les fusions et acquisitions au Canada en 2026 fait état d’une vague parallèle de regroupements dans le secteur de la gestion de patrimoine, alimentée par un transfert intergénérationnel de richesse et une demande croissante de solutions de conseil intégrées. Pour les assureurs vie et santé, ces forces convergentes laissent entrevoir une opportunité de croissance significative, qui redéfinit ce que signifie être à la fois un assureur et un acteur à part entière au sein de l’écosystème des services financiers. 

L’intelligence artificielle au service de l’assurance

L’IA n’est pas une nouveauté dans ce secteur. Les assureurs ont recours à l’apprentissage automatique dans leurs travaux actuariels et de tarification depuis des années. Mais l’usage que les assureurs font de l’IA en 2026 varie considérablement, de nombreuses entreprises étant encore aux premiers stades de l’adoption de l’IA générative et de l’IA agentique — des technologies susceptibles de redéfinir le fonctionnement du secteur. 

La porte reste ouverte pour ceux qui savent agir rapidement. Aucun assureur ne s’est encore suffisamment démarqué pour imposer une réaction à l’échelle du marché. Mais les obstacles à une avancée rapide sont bien réels. Les lignes directrices du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) en matière de gestion du risque de modélisation exigent une approche fondée sur les principes pour le déploiement de l’IA. Qui plus est, l’adoption de l’IA générative et de l’IA agentique nécessite un effort interfonctionnel qui exige de nouvelles compétences, structures de gouvernance et méthodes de collaboration. 

Il s’agit d’une démarche de portée considérable, et la plupart des acteurs n’en sont pas encore prêts : selon notre enquête auprès des PDG, seuls 37 % des dirigeants du secteur des services financiers canadiens déclarent que leur organisation dispose d’une feuille de route clairement définie en matière d’IA, contre 49 % à l’échelle mondiale.

37 %

des dirigeants du secteur des services financiers canadiens déclarent que leur organisation dispose d’une feuille de route clairement définie en matière d’IA, ce qui est nettement inférieur aux 49 % de réponses identiques recueilles auprès de leurs homologues à l’échelle mondiale.

29 ͤ  Enquête mondiale auprès des PDG de PwC

Mais l’enjeu en vaut la peine. L’IA agentique a le potentiel de redéfinir les critères économiques des processus fondamentaux en assurance. Dans la tarification commerciale, par exemple, une grande partie du travail consiste actuellement à collecter et à organiser des données sur les profils de risque, l’historique d’entretien, l’exposition géographique, etc. Les systèmes agentiques peuvent se charger de l’agrégation de ces données. Prenons l’exemple d’un courtier qui a assuré des centaines de franchises de restaurants à l’échelle du pays, chacune par l’intermédiaire d’une succursale différente. Aujourd’hui, ces données sont cloisonnées. Un système agentique pourrait regrouper celles-ci rapidement, offrant ainsi au souscripteur une base de jugement plus riche et un processus de devis plus rapide, et renforçant par le fait même sa position concurrentielle. 

Saisir cette opportunité nécessite de la confiance. Pour les assureurs, l’IA responsable est étroitement liée à deux priorités : veiller à ce que les décisions fondées sur l’IA traitent les clients de manière équitable, et répondre aux attentes des organismes de réglementation quant à la gouvernance de l’IA. Les organisations qui adoptent une approche fondée sur les risques — en ajustant la surveillance selon l’usage plutôt qu’en imposant des restrictions uniformes — se positionnent favorablement pour déployer l’IA avec assurance, plutôt qu’avec hésitation. 

Pourtant, selon notre enquête auprès des PDG, seuls 43 % des dirigeants canadiens du secteur des services financiers (contre 49 % à l’échelle mondiale) déclarent que leur organisation a établi des processus formels en matière d’IA responsable et de gestion des risques. Pour les assureurs canadiens, mettre en place une IA responsable ne fait pas obstacle au progrès, mais rend plutôt celui-ci durable. 

Que faut-il alors pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA dans le secteur de l’assurance? Trois facteurs ressortent :   

Cohérence : Une stratégie d’IA qui s’applique de manière cohérente à l’ensemble de votre entreprise, et non pas seulement à certains secteurs isolés. 

 

Conviction : La conviction profonde que cette technologie est différente de tout ce qui a existé auparavant, et que l’attentisme engendre plus de risques que l’action. 

 

Engagement : Non seulement envers la technologie, mais aussi envers les personnes qui l’utiliseront.

Nos recherches montrent que l’engagement est un domaine où des lacunes persistent. Dans notre Enquête mondiale sur les espoirs et les craintes 2025, 67 % des employés canadiens du secteur de l’assurance déclarent avoir accès à des ressources de formation et de perfectionnement. Mais seuls 49 % d’entre eux affirment avoir acquis au travail, au cours de l’année écoulée, de nouvelles compétences utiles à leur carrière. L’accès seul ne suffit pas. Sans possibilités de mettre en pratique ces nouvelles compétences sur le terrain, les organisations risquent de perdre une grande partie de la valeur de leurs investissements dans l’IA. 

L’heure n’est pas aux demi-mesures. Les meilleures idées ne viendront pas nécessairement d’en haut. Souvent, elles émaneront des personnes les plus proches du terrain. Mais cela n’est possible que si ces personnes disposent des outils, de la formation et de l’occasion de les mettre en pratique.

Quelle est la prochaine étape?

Le secteur de l’assurance contribue à soutenir l’économie réelle en donnant aux particuliers et aux entreprises la confiance nécessaire pour investir, bâtir et croître. Cette vocation ne disparaît pas, mais la manière dont les assureurs s’en acquittent est en train d’évoluer. Ceux qui renforceront leur fonction finances, se développeront avec intention et déploieront l’IA de manière ciblée seront en mesure de créer davantage de valeur pour leurs clients, leurs actionnaires et l’économie dans son ensemble. 

L’occasion est là. Passons à l’action

Nous vous aiderons à redéfinir la fonction finances, à vous développer de manière ciblée et à mettre l’IA à votre service

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