La course à la domination en intelligence artificielle ne sera pas remportée par les plus rapides, mais par ceux qui agissent rapidement et gagnent la confiance.
L’intelligence artificielle (IA) est une technologie fondamentale de notre époque. Mais à mesure que les capacités de l’IA se développent, les enjeux augmentent également. L’IA soulève des questions profondes : qui contrôle ces systèmes? Comment empêcher les abus? Que se passe-t-il lorsque des algorithmes prennent des décisions qui affectent la vie, les moyens d’existence et les libertés des personnes?
L’innovation évolue à la vitesse de la confiance. Les pays et les entreprises qui parviennent à instaurer la confiance dans l’IA attireront les investissements, retiendront les talents et renforceront la confiance du public, qui est nécessaire à une adoption de l’IA à grande échelle. Ceux qui ne le font pas risquent de prendre du retard, faute non pas de capacités techniques, mais d’acceptabilité sociale pour déployer ce qu’ils ont construit.
Pour les organisations canadiennes, ce n’est pas le risque d’être freinées qui constitue le principal enjeu, mais plutôt la capacité à saisir l’occasion de prendre les devants.
Afin de déterminer si les organisations canadiennes parviennent à relever le défi de la confiance envers l’IA, PwC Canada a interrogé 220 décideurs de haut niveau (chefs de l’IA, chefs de l’information, chefs des données, chefs de la gestion des risques et autres responsables de la gouvernance de l’IA) au sein d’organisations canadiennes dans les différents secteurs.
Les résultats indiquent que le pays se trouve à un point d’inflexion. Alors que certaines entreprises investissent massivement et avancent à grande vitesse, d’autres ne savent toujours pas par où commencer. L’écart entre les leaders et les autres se creuse.
Constatation |
Implication |
72 % des organisations considèrent l’IA responsable comme une priorité absolue |
Mais un peu plus d’un tiers ne disposent toujours pas d’une fonction de gouvernance dédiée. Qui assume le risque si les choses tournent mal? |
| 82 % des grandes organisations accordent la priorité à l’IA responsable, contre seulement 52 % chez les petites entreprises | Un système à deux vitesses est en train de voir le jour, où les petites et moyennes entreprises pourraient devenir le maillon faible de la confiance dans le secteur. |
| 71 % s’attendent à des résultats financiers positifs grâce à des investissements dans l’IA responsable | Pourtant, 14 % prévoient un impact négatif, principalement parmi les grandes entreprises confrontées à des coûts de transition et les petites entreprises ayant des contraintes de ressources. |
| Près d’un tiers prévoient de dépenser 10 millions de dollars ou plus sur trois ans et d’affecter 26 employés ou plus à l’IA responsable | Si près d’un tiers des organisations canadiennes réalisent des investissements de cette ampleur, les dirigeants devraient se poser les questions suivantes : Sommes-nous toujours dans la course et allouons-nous les capitaux aux domaines qui comptent le plus? |
Leader nationale, Confiance dans les données et protection des renseignements personnels, PwC Canada
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