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Tendances du marché et du secteur des fusions et acquisitions au Canada et prévisions pour 2022

Malgré une conjoncture en pleine évolution, l’année commence sous le signe de l’optimisme

Au cours de la dernière année, nous avons constaté un nombre impressionnant de fusions et acquisitions au Canada, autant par leur valeur que leur volume.

En 2021, les transactions au Canada ont augmenté de 117 % par rapport à 2020, et leur volume a grimpé de 24 %1.

Qu’est-ce que ces chiffres signifient pour l’année qui commence? L’activité en 2022 pourrait ne pas dépasser celle de 2021, mais nous nous attendons à ce qu’elle soit tout de même robuste. Aussi, nous observons déjà certaines grandes tendances à surveiller dans les secteurs et les marchés. De façon générale, les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) suscitent un intérêt grandissant et selon nous, ils deviendront un important inducteur de valeur. Deux autres facteurs qui prennent une place croissante dans les transactions sont le profil et les compétences des employés. Les fusions et acquisitions resteront un moyen efficace pour créer de la valeur, mais dans un contexte de concurrence et de forte valorisation sur le marché, il sera de plus en plus critique de fonder les stratégies transactionnelles non seulement sur des données et des connaissances sectorielles, mais aussi sur des technologies.

1 Source : Capital IQ, analyse de PwC Canada.

Prévisions par secteur et par marché

Vous souhaitez en savoir plus sur les activités de fusions et acquisitions au Canada pour 2021 et savoir ce qui se profile à l’horizon selon nous? 

Voici nos prévisions sur les fusions et acquisitions au Canada, par secteur et par marché, pour 2022.

« L’activité transactionnelle dans les secteurs de l’énergie, des services publics, des mines et des produits industriels (ESPMI) a été robuste en 2021. À cet égard, le secteur dominant demeure celui des mines, porté par une consolidation continue dans le secteur aurifère et un intérêt croissant pour les métaux pour batterie ainsi que d’autres minéraux stratégiques. Nous avons également observé de nombreuses transactions liées au stockage de batteries, aux véhicules électriques (VE) et à la résilience de la chaîne d’approvisionnement. De plus, les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ainsi que la transition vers le net zéro ont pris un élan considérable. Nous nous attendons à ce que les facteurs ESG deviennent un moteur important de transactions en 2022. »

Michelle Grant

Michelle Grant
Associée, leader nationale, Transactions ‒ Énergie, services publics, mines et produits industriels

Énergie, services publics, mines et produits industriels

  • En 2021, la prudence a marqué le marché des fusions et acquisitions dans le secteur de l’énergie. Les transactions concernaient principalement des entreprises cherchant à augmenter leurs actifs dans des domaines de base, à acquérir des capacités pour réaliser des synergies et à se diversifier dans le secteur du gaz naturel. Un bon exemple est la fusion d’ARC Resources et de Seven Generations Energy, qui a donné le plus grand producteur de condensat et le troisième producteur de gaz naturel en importance au Canada.1 Nous avons également observé un intérêt croissant pour les partenariats avec les Autochtones, par exemple, entre Pembina Pipeline Corporation et la nation Haisla dans le cadre de la proposition de projet de GNL Cedar.2
  • En 2021, le secteur des services publics a été un terreau fertile pour les fusions et acquisitions, autant du côté des nouvelles installations (notamment les actifs de transition énergétique) que des actifs d’exploitation. Le secteur a également fait l’objet de solides placements à l’étranger, que ce soit par l’acquisition ou l’expansion d’actifs étrangers. C’est notamment le cas de Northland Power, qui a acquis un portefeuille d’actifs d’énergie solaire et éolienne de Helia Renovables, en Espagne.3 En 2022, nous nous attendons à ce que les services publics canadiens axés sur la croissance continuent d’explorer les marchés non réglementés et les marchés étrangers offrant des rendements intéressants.
  • Le secteur minier a également connu une année robuste en fusions et acquisitions en 2021, comme en témoignent les consolidations continues dans le secteur de l’or. Par rapport à 2020, le secteur du cuivre a enregistré plus de transactions en 2021, dont l’acquisition de Mantos Copper S.A. par Capstone Mining Corp.4 De plus, nous avons observé un intérêt continu de la part des entreprises étrangères, illustré par la lutte publique entre une filiale de BHP Lonsdale et Wyloo Metals pour Noront Resources5, qui souligne l’intérêt croissant pour les métaux pour batterie. Un intérêt nourri également par les efforts du gouvernement fédéral canadien, qui a lancé des incitatifs et des programmes de financement en 2021 pour soutenir et accélérer le développement d’une chaîne de valeur des métaux pour batterie.
  • Du côté des produits industriels, les fusions et acquisitions ont été très variées. D’une part, nous avons observé des transactions axées sur le stockage du carbone et l’industrie 4.0 ou les technologies de transformation numérique menées par des sociétés bien établies. D’autre part, des sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS) ont vu le jour pour soutenir des acquisitions de fabricants de VE au stade de développement et de sociétés de technologie de batteries de VE. La consolidation s’est également poursuivie du côté des sous-secteurs de l’ingénierie et de la construction.
  • L’intérêt pour les facteurs ESG et le changement climatique s’est accéléré dans les secteurs ESPMI, comme en témoigne le nombre croissant de transactions visant des producteurs d’énergie renouvelable, des fabricants de VE et de batteries, des sociétés de transformation ou d’exploitation minière neutres en carbone et des entreprises derrière les chaînes d’approvisionnement circulaires. Nous avons également constaté que de plus en plus d’investisseurs exigeaient une information ESG cohérente et de bonne qualité ainsi qu’une imputabilité de la part des entreprises cibles potentielles.
  • Pour 2022, nous nous attendons à ce que les investisseurs et les entreprises établissent davantage de partenariats, de coentreprises et d’alliances pour créer un avantage concurrentiel, faire avancer les projets de développement et répondre à plus de questions ESG. Comme la transition énergétique du Canada n’en est qu’à ses débuts, elle est bien placée pour susciter un intérêt croissant auprès des investisseurs, que ce soit en 2022 ou après.

1 « ARC Resources closes strategic Montney combination with Seven Generations », Cision Canada, 6 avril 2021, https://www.newswire.ca/news-releases/arc-resources-closes-strategic-montney-combination-with-seven-generations-803650092.html.
2 « Haisla Nation partners with Pembina Pipeline Corporation in proposed Cedar LNG project », Pembina Pipeline Corporation, 8 juin 2021, https://www.pembina.com/media-centre/news/details/135507/.
3 « Northland Power acquires onshore renewable portfolio in Spain », Umesh Ellichipuram, Power Technology, dernière mise à jour le 16 novembre 2021, https://www.power-technology.com/news/northland-power-portfolio-spain/.
4 « Capstone and Mantos Copper combine to create Capstone Copper, a premier copper producer with transformational near-term growth », Capstone Mining Corp., 30 novembre 2021, https://capstonemining.com/news/news-details/2021/Capstone-and-Mantos-Copper-Combine-to-Create-Capstone-Copper-a-Premier-Copper-Producer-With-Transformational-Near-Term-Growth/default.aspx.
5 « BHP extends offer for Noront Resources as talks with Wyloo continue », La Presse canadienne, BNN Bloomberg, 24 novembre 2021, https://www.bnnbloomberg.ca/bhp-extends-offer-for-noront-resources-as-talks-with-wyloo-continue-1.1686588.

« À mesure que nous sortons de la pandémie, les services financiers continueront d’enregistrer des transactions importantes, ce qui va accélérer le passage à la nouvelle “normalité numérique”. Les prochaines transactions devraient par ailleurs être fortement axées sur la création de valeur, devenue essentielle en raison de la vigueur persistante des multiples. »

Philip Heywood

Philip Heywood
Associé, leader national, Transactions, Services financiers

Services financiers

  • Dans le secteur canadien des services financiers, l’année dernière a été l’une des plus fertiles en fusions et acquisitions, notamment dans le segment des sociétés à capitalisation moyenne et des sociétés privées. En 2021, nous avons observé un nombre sans précédent de transactions, dont plusieurs avaient des multiples historiquement élevés.
  • Comme nous l’avons indiqué dans notre mise à jour semestrielle pour le Canada, la pandémie a accéléré bon nombre des tendances sous-jacentes à ce secteur, notamment la numérisation. Alimentée à la fois par la demande des consommateurs et l’évolution rapide de la réglementation, cette tendance continue de susciter les activités de fusions et acquisitions. Ainsi, une entreprise qui n’a pas l’infrastructure technologique nécessaire pour rester concurrentielle peut en acquérir une qui l’a.
  • En ce qui concerne les prêts, les transactions portent de plus en plus sur le crédit à la consommation. C’est notamment le cas pour les entreprises offrant la formule « achetez maintenant, payez plus tard » dans un contexte où les consommateurs cherchent des options de report de paiement sans contraintes. Ce changement, qui s’opère à la fois en ligne et dans les magasins physiques, se traduit par une meilleure relation avec le consommateur. Voilà qui exige à la fois des applications frontales efficaces et des capacités de commerce électronique reposant sur des technologies qui accélèrent les formalités. Ce besoin a ouvert de nouvelles opportunités pour les entreprises de fintech et les prêteurs non traditionnels.
  • Aujourd’hui, bon nombre de grandes banques canadiennes sont surcapitalisées en raison de pertes sur prêts moins importantes que prévu et de règlements qui les obligeaient à conserver des capitaux élevés au début de la pandémie. Certaines cherchent à étendre leur présence dans d’autres régions, notamment aux États-Unis. Parallèlement, de nombreuses institutions financières (banques, coopératives de crédit, assureurs) cherchent à investir dans la gestion de patrimoine et d’autres activités qui grugent moins de capital et qui génèrent des revenus autres que d’intérêts.
  • Dans le sous-secteur de la gestion d’actifs et de patrimoine, nous nous attendons à ce qu’un nombre croissant d’entreprises percent le marché, dans un contexte où les pressions pour la consolidation s’intensifient et des fondateurs vieillissants cherchent à passer le flambeau. Compte tenu de la forte demande des institutions financières traditionnelles pour ce type d’activité, nous nous attendons à ce que les fusions et acquisitions de ce sous-secteur s’intensifient en 2022. Les primes devraient être particulièrement élevées en raison de la distribution ainsi que du caractère distinctif et fortuné de la clientèle.
  • Au cours des six prochains mois, nous nous attendons à ce que les sociétés de services financiers misent sur l’intégration et la création de synergies afin d’obtenir de la valeur des actifs qu’elles ont acquis en 2021. Les nouvelles transactions devraient, elles aussi, être axées sur la création de valeur, puisque les entreprises continuent à se transformer en augmentant leurs capacités et leurs gammes de produits.

« Au chapitre des fusions et acquisitions, 2022 promet d’être une année intéressante en raison des pressions inflationnistes, des problèmes de chaîne d’approvisionnement, des pénuries de main-d’œuvre, de l’augmentation imminente des taux d’intérêt, de la hausse constante des évaluations et des inquiétudes croissantes causées par la COVID-19. Cette situation pourrait décourager certains investisseurs potentiels ou au contraire créer des opportunités pour d’autres. Les facteurs ESG continueront à gagner en importance, ce qui aura des retombées sur les évaluations et les taux d’emprunt. »

Shoshana Baizer

Shoshana Baizer
Associée, leader, Transactions – Technologie, médias, télécommunications et marchés de consommation

Technologie, médias et télécommunications et marchés de consommation

  • L’année dernière a été l’une des plus riches en fusions et acquisitions au Canada. En effet, 2021 était l’année des mégatransactions, notamment des acquisitions stratégiques qui ont renforcé les activités principales des acheteurs. Au Canada, les mégatransactions (c’est-à-dire dont la valeur totale est d’au moins 5 G$ CA) représentaient 52 % des fusions et acquisitions en 2021, contre seulement 21 % en 2020.1 En tête de peloton, il y a l’achat de Shaw2 par Rogers. Parallèlement, Boston Scientific a annoncé son intention d’acheter les activités de cardiologie de Baylis Medical.3 Même si elle ne représente pas une mégatransaction, cette acquisition illustre l’intérêt constant que les entreprises canadiennes suscitent chez nos voisins américains. De façon générale, l’activité transactionnelle ne sera peut-être pas aussi vigoureuse en 2022, mais nous estimons qu’elle se maintiendra à un bon niveau dans le secteur de la technologie, des médias et télécommunications et des marchés de consommation.
  • Le secteur de la technologie a ouvert la marche en 2021, le monde étant de plus en plus à l’aise de travailler dans un environnement virtuel. Au cours de la même période, le secteur technologique canadien suscitait de nouveau l’intérêt des investisseurs, car plusieurs de ses entreprises en démarrage ont atteint le stade de « licorne ». Cependant, l’abondance de cibles sur le marché pousse les acheteurs à être plus sélectifs. Résultat : pour montrer qu’elles constituent un bon investissement, les entreprises technologiques devront présenter des fondamentaux solides, notamment une approche axée sur le client.
  • Chez les entreprises canadiennes de télécommunications, les fusions et acquisitions de 2022 devraient entraîner une hausse des évaluations. Nous pensons également que le secteur connaîtra une accélération de la diversification pour répondre à l’évolution rapide des attentes des consommateurs et pour créer de la valeur dans une économie numérique reposant sur la 5G. À mesure que l’intérêt pour le métavers grandit, les entreprises canadiennes de télécommunications devront rapidement réfléchir à la façon dont leurs divisions médias et télécommunications pourraient participer aux écosystèmes mis en place par les grands joueurs dans ce domaine. Cette transition, qui suivra le rythme de la monétisation, créera des opportunités pour les transactions.
  • En 2022, les dessaisissements se poursuivront dans le secteur des marchés de consommation, étant donné que les entreprises continuent de redéfinir et consolider leurs activités principales. Pour s’adapter aux nouvelles préférences des clients, elles devront impérativement faire preuve d’agilité. D’un autre côté, les entreprises affichant des bilans solides et une bonne situation financière seront bien placées pour acquérir leurs cibles. Les fonds de capital-investissement continueront de susciter un vif intérêt pour les marchés de consommation, et leur principe directeur restera la création de valeur. Nous nous attendons également à ce que les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), tels que les engagements net zéro, l’approvisionnement durable et les chaînes d’approvisionnement éthiques, aient plus d’impact sur les décisions d’investissement, les taux d’emprunt et les multiples.
  • L’inflation sera un facteur important à considérer au cours des 6 à 12 prochains mois. La hausse des taux d’intérêt, les problèmes de chaîne d’approvisionnement et la pénurie de main-d’œuvre rendent la gestion d’une entreprise plus difficile que jamais. Les entreprises qui bénéficiaient d’une bonne position en 2021 devraient poursuivre sur leur lancée en 2022, ce qui n’empêchera pas l’apparition d’opportunités d’investissement, notamment par certaines sociétés privées qui pourraient décider que le moment est venu de vendre leurs activités.

1 Source : Capital IQ, analyse de PwC Canada.
2 « Rogers et Shaw unissent leurs forces dans le cadre d’une transaction de 26 milliards de dollars qui créera de nouveaux emplois et accroîtra les investissements dans l’Ouest canadien, en plus d’accélérer le déploiement de la 5G au pays », Rogers, 15 mars 2021, https://aproposde.rogers.com/nouvelles-et-idees/rogers-et-shaw-unissent-leurs-forces-dans-le-cadre-dune-transaction-de-26-milliards-de-dollars-qui-creera-de-nouveaux-emplois-et-accroitra-les-investissements-dans-louest-canadien-e/.
3 « Boston Scientific Corporation to acquire Baylis Medical Company », Baylis Medical, 6 octobre 2021, https://www.baylismedical.com/news/boston-scientific-corporation-to-acquire-baylis-medical-company/.

« Pour se démarquer, les sociétés privées devront miser sur la transformation numérique, protéger leur chaîne d’approvisionnement et bâtir un modèle d’affaires axé sur les revenus récurrents. Les vendeurs dont le personnel possède des compétences très recherchées disposeront par ailleurs d’un avantage intéressant – à condition qu’ils arrivent à retenir leurs talents. »

Christine Pouliot

Christine Pouliot
Associée, Transactions, Bureau de Montréal et directrice générale, Vente, acquisition et financement d’entreprises

Sociétés privées

  • Du côté des sociétés privées, le marché des fusions et acquisitions a été fertile en 2021, entre autres grâce à l’abondance de capitaux disponibles et à la faiblesse des taux d’intérêt. D’ailleurs, le secteur des sociétés privées a mené sur ce marché au Canada : la valeur totale de ses transactions a dépassé les 171 G$ CA en 2021, contre 105 G$ CA en 2020.1 Le degré d’activité était important dans toutes les industries, et les évaluations ont atteint des sommets sans précédent. Plusieurs sociétés de capital-investissement américaines se sont tournées vers le Canada pour éviter la concurrence féroce aux États-Unis. Les principales forces derrière les fusions et acquisitions de sociétés privées étaient la transformation numérique et l’expansion des produits et services pour répondre à la nouvelle réalité imposée par la pandémie, comme en témoignent les entreprises de soins de santé qui proposent désormais des services axés sur le bien-être et la santé mentale.
  • Même si de nombreuses subventions gouvernementales doivent prendre fin en 2022, nous ne prévoyons aucun changement important dans le paysage des fusions et acquisitions dans le secteur des sociétés privées, dont les évaluations tiennent déjà compte de ce scénario. Cependant, les entreprises qui n’auraient pas survécu à la pandémie sans les subventions risquent de se trouver en situation difficile une fois que ces programmes prendront fin. Les acheteurs pourraient profiter de cette situation pour investir dans des entreprises en difficulté – une tendance à surveiller en 2022. Une autre source importante de fusions et acquisitions est le vieillissement des propriétaires de sociétés privées sans plan de relève.
  • La rétention des talents devrait être l’un des aspects les plus recherchés dans les transactions. Comme la pénurie de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir, nous nous attendons à voir plus de transactions basées sur l’acquisition d’employés dotés de compétences ou de connaissances particulières ou, en d’autres termes, l’acquisition de talents. Nous pensons que le profil et les compétences des employés influeront sur la structure de la transaction et occuperont une place importante dans le contrôle diligent, même si le but principal de la transaction n’était pas l’acquisition de talents.
  • La performance des sociétés privées relativement aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) revêt une importance croissante auprès des investisseurs. Ces derniers tiennent à comprendre la vision de la société relativement aux facteurs ESG et à connaître son plan sur deux ou trois ans ainsi que ses objectifs en la matière. Ainsi, nous nous attendons à ce que les facteurs ESG occupent une place encore plus importante en 2022.
  • Le cas échéant, la cybersécurité restera un aspect important du contrôle diligent des acheteurs. Un nombre croissant d’entreprises étant victimes de cyberattaques, les vendeurs devront impérativement s’assurer d’avoir de solides infrastructures de cybersécurité et un plan de gestion de crise avant de s’engager dans une transaction.

1 Source : Capital IQ, analyse de PwC Canada.

« En 2021, le nombre de transactions de capital-investissement et la valeur globale des transactions ont dépassé les niveaux observés avant la pandémie, et les cibles les plus prisées sont les infrastructures numériques, les entreprises de soins de santé et les actifs d’infrastructures de base. La concurrence autour de ces transactions était très vive en raison du montant élevé de fonds en réserve et de la faiblesse des taux d’intérêt. La vigueur des activités de financement des fonds de marché intermédiaire et de grands marchés devrait stimuler encore plus les investissements en 2022. »

Michael Shea

Michael Shea
Associé, leader, Transactions – Investissement privé

Investissement privé

  • Comme nous l’avons mentionné dans notre mise à jour semestrielle pour le Canada, la priorité des investisseurs privés pour 2021 était la création de valeur. Les grands joueurs de ce secteur ont continué d’investir dans leurs capacités fonctionnelles afin de repérer, puis de mettre en œuvre des programmes de création de valeur encore plus solides au sein de leurs sociétés de portefeuille et de justifier les évaluations élevées de leurs cibles potentielles, compte tenu de la vive concurrence sur le marché.
  • Un domaine qui, à notre avis, devrait continuer à retenir l’attention en 2022 est celui de la transformation numérique, que ce soit au niveau individuel ou pour l’ensemble des sociétés de portefeuille. En effet, l’accélération de l’automatisation permet de résoudre des problèmes courants tels que la pénurie de main-d’œuvre et l’augmentation des coûts. La migration vers le nuage favorise l’accès à des ressources informatiques supplémentaires et leur adaptabilité tout en permettant aux sociétés de portefeuille d’optimiser l’usage et le rendement de leurs investissements dans l’infonuagique. Investir dans des infrastructures performantes de données et d’analytique, ainsi que dans des capacités pour améliorer l’accès aux données et leur fiabilité favorise la prise de décisions judicieuses au quotidien.
  • L’un des facteurs qui démontrent le plus en quoi l’analytique permet de créer de la valeur pour les investisseurs privés en 2021 est la tarification des produits, qui fait l’objet de vives incertitudes en raison de fluctuations dans les coûts, l’offre et la demande. En plus de se pencher sur leurs sociétés de portefeuille, les fonds de capital-investissement accordent encore plus d’attention à l’optimisation des prix et aux stratégies de tarification de leurs cibles dans le cadre de leur contrôle diligent et de leurs plans de création de valeur. Pour s’adapter à cette réalité, les sociétés devront nécessairement avoir accès aux bonnes données en temps opportun pour analyser les prix et alimenter leurs modèles de tarification complexes.
  • La pression s’accentue pour mener à bien des plans de création de valeur de plus en plus complexes et obtenir les résultats voulus. Dans ce contexte, les facteurs liés aux ressources humaines jouent un rôle de plus en plus grand dans les contrôles diligents et les plans de création de valeur. L’évaluation des dirigeants et la transition du pouvoir, de même que la recherche et la rétention de talents et l’adéquation avec la culture de l’entreprise ont occupé une place de choix, mais aujourd’hui, les acheteurs en tiennent compte plus tôt et les intègrent plus rigoureusement dans leurs processus d’évaluation.
  • Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) gagnent rapidement en importance auprès des investisseurs privés. En 2021, plusieurs fonds de capital-investissement et caisses de retraite au Canada se sont engagés à atteindre l’objectif net zéro, en plus d’annoncer des objectifs transitoires de réduction des émissions de leur portefeuille et de créer des fonds de transition. Même si de nombreuses initiatives n’en sont qu’à leurs débuts et que les fonds investis à ce jour sont limités, nous nous attendons à ce que l’intérêt pour les facteurs ESG et les activités propres à ces fonds s’accélèrent. Voilà qui devrait inciter plus d’investisseurs à exiger des indicateurs précis ainsi qu’une information ESG transparente.

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