Dans ce premier trimestre marqué par la volatilité, le marché canadien des PAPE fait une pause

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TORONTO (le 2 avril 2018) — Le marché des premiers appels publics à l’épargne (PAPE) a ralenti au premier trimestre de 2018, les émetteurs et les investisseurs ayant pris le temps d’évaluer l’incidence des hausses de taux d’intérêt, de la récente réforme fiscale américaine, de la volatilité du marché et des menaces pesant sur le commerce mondial. Mais à en juger par les nouvelles émissions qui s’annoncent, ce calme sur le marché ne durera pas.

La liste des nouvelles émissions potentielles contraste grandement avec un trimestre qui n’en a connu que 9 sur l’ensemble des Bourses, d’une valeur de 157 millions de dollars. En comparaison, les PAPE lancés au premier trimestre de 2017 sur les Bourses canadiennes, soit 6 nouvelles émissions d’actions, se sont chiffrés à 571 millions de dollars, établissant le deuxième meilleur résultat pour un premier trimestre depuis les 10 dernières années selon l’étude de PwC.

Au premier trimestre de 2018, une seule émission, d’une valeur de 150 millions de dollars, a été réalisée à la TSX. La CSE et la Bourse de croissance TSX ont respectivement accueilli 3 et 3 inscriptions totalisant 7 millions de dollars.

« C’est normal que le premier trimestre soit plutôt au ralenti, explique Dean Braunsteiner, leader national du groupe PAPE de PwC. Après l’intensité de l’activité et surtout une extrême volatilité à la fin de l’année dernière, ce n’est pas surprenant que le marché prenne une pause. Je crois également qu’il en est encore à évaluer les conséquences de la réforme fiscale américaine. Les négociations de l’ALÉNA, les sanctions commerciales adoptées par les États-Unis et les taux d’intérêt donnent amplement matière à réflexion aux émetteurs. »

Pinnacle Renewable Holdings Inc., fabricant et distributeur de granulés de bois industriels, est la seule société à avoir réalisé un PAPE à la TSX au premier trimestre, la première émission dans le secteur de l’énergie cette année.

Selon Braunsteiner, les émissions à venir indiquent une légère hausse des activités pour le reste de l’année, dans la mesure où le marché arrivera à surmonter tous les enjeux à court terme. « Nous verrons bientôt plusieurs émissions intéressantes, » affirme-t-il.

Braunsteiner souligne également que le faible regain du secteur minier qui s’est amorcé l’année dernière s’est poursuivi, avec 7 nouvelles émissions enregistrées à la CSE et à la Bourse de croissance TSX.

Bien que l’étude de PwC ne considère pas les prises de contrôle inversées par des sociétés fermées comme des PAPE, Braunsteiner a remarqué que de nombreuses sociétés ont récemment choisi cette voie pour faire leur entrée en Bourse. « Certaines sociétés le voient comme un moyen plus simple et moins coûteux, mais c’est sujet à débat. Les prises de contrôle inversées, qui dans l’ensemble ne sont pas nombreuses, sont tout de même à surveiller, particulièrement parce que les nouveaux joueurs du secteur du cannabis, un secteur en effervescence, essaient de se tailler une place sur les marchés publics, » affirme Braunsteiner. Près de 12 prises de contrôle inversées ont eu lieu sur les Bourses canadiennes au premier trimestre.

PwC effectue une étude du marché des PAPE au Canada depuis plus de 15 ans. Les rapports sont publiés chaque trimestre pour fournir aux entreprises, aux investisseurs, aux médias et à d’autres parties intéressées des informations qui les aident à avoir une meilleure perspective du marché. Pour cette étude, les véhicules de placement tels que les produits structurés ne sont pas inclus dans les résultats globaux du sondage puisqu’ils ne représentent pas de nouveaux capitaux mobilisés pour des sociétés en exploitation. Les nouvelles émissions de sociétés qui sont créées à la suite d’une prise de contrôle inversée d’une société ouverte existante sont aussi exclues de cette étude.

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