L’Inde est sans conteste le marché émergent le plus prometteur au monde. Si sa croissance se poursuit au rythme actuel, ce pays devrait devenir la troisième économie mondiale d’ici 2050. La croissance de l’Inde, reposant sur les forces structurelles que sont une population jeune et qualifiée, l’augmentation des taux d’épargne et d’investissement, une forte demande intérieure et une performance concurrentielle à l’échelle mondiale, a provoqué une explosion des opérations de fusion et d’acquisition tant en provenance qu’à destination du pays au cours de la dernière décennie.
Leur proximité géographique a fait de l’Europe et de l’Asie les principaux partenaires commerciaux de l’Inde. Mais depuis 2005, l’Amérique du Nord occupe une place importante dans les activités de fusions et d’acquisitions transfrontalières en Inde. Malheureusement pour les Canadiens, le plus gros de cette activité s’est opéré, dans un sens ou dans l’autre, avec les États-Unis – les transactions avec le Canada ont été peu nombreuses. Plutôt que de s’appesantir sur les raisons et les conséquences de ce qui ne fut pas, PwC estime que le Canada a l’occasion de se tailler une place de choix dans la prochaine vague de transactions avec l’Inde. En effet, la dynamique de l’économie d’après-crise et un certain nombre de facteurs propices donnent à penser que les opérations avec l’Inde pourraient être un des nouveaux débouchés les plus prometteurs pour les sociétés canadiennes.
Si elles offrent des possibilités formidables, les opérations transfrontalières comportent aussi des dimensions de complexité uniques qu’il faut évaluer. Cette publication a comme double objectif de renseigner les Canadiens sur les tendances et les débouchés indo-canadiens et de leur fournir un guide de référence sur des questions connexes pertinentes en matière de réglementation.
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Le centre de gravité de l’économie mondiale est en train de changer. Nous nous attendons à ce que, d’ici 2050, la croissance des économies des pays de l’E71, mesurée selon leur PIB au taux du marché, dépasse de 50 % celle des pays du G72. Nous croyons également que d’ici 2025 au moins un pays de l’E7 occupera la place actuellement occupée par les États-Unis comme première puissance économique du monde.
Le Canada doit tirer profit de ce repositionnement mondial s’il ne veut pas être oublié. Or, nous dépendons encore trop des économies à faible croissance du G7, notamment des États-Unis, si l’on tient compte que le Canada :
Nous sommes d’avis que, en plus de la croissance interne ou en remplacement de celle-ci, les Canadiens devraient rechercher les possibilités de fusion et d’acquisition afin de faire leur entrée sur le marché des économies émergentes. Le rapport intitulé Doing Deals with India est le premier d’une série de documents explorant — du point de vue canadien — les forces dynamiques et logistiques des fusions et des acquisitions dans les pays émergents.
« La fortune sourit aux audacieux » et le temps n’est pas venu pour le Canada de se reposer sur ses lauriers — mais plutôt de faire son entrée sur le marché international.
1E7 = Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, Indonésie et Turquie
2G7 = États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada

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