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Trois points essentiels à retenir de la COP26 pour les chefs d’entreprise canadiens

Elliott Cappell Associé, leader national, Changements climatiques, PwC Canada 12 novembre, 2021

Les Canadiens mènent plusieurs initiatives pour créer un contexte d’investissements favorable à nos ambitions en matière de changements climatiques

Lors de la COP26 à Glasglow, les nouvelles sur les changements climatiques ont déferlé, et nous avons vécu deux semaines marquées par un flot ininterrompu d’annonces et d’engagements importants. Les changements climatiques ont des répercussions sur presque toutes les entreprises, tous les gouvernements et tous les investisseurs au Canada. Les modifications aux politiques sur le climat et au contexte des investissements qui en résultent vont se faire sentir à l’échelle nationale pendant des années.

Voici trois points essentiels de la COP26 que les chefs d’entreprise canadiens doivent retenir – des Canadiens y jouent d’ailleurs un rôle de premier plan :

La simplification des normes relatives au climat et aux facteurs ESG – mesure codirigée à partir du Canada

Le monde de la présentation de l’information sur le climat, et des rapports ESG, s’est rapidement développé. Ce développement  a entrainé un ensemble compliqué de normes et de processus. À la COP26, les autorités de réglementation, les organismes comptables mondiaux et d’autres organisations ont annoncé leur intention de simplifier largement et rapidement les référentiels de présentation de l’information sur le changement climatique et le développement durable.

Le nouvel International Sustainability Standards Board (ISSB) créera « une base mondiale complète de normes de grande qualité pour la présentation de l’information sur le développement durable permettant de répondre aux besoins d’information des investisseurs ». Dirigé à Francfort et à Montréal, l’ISSB devra regrouper sans tarder les « exigences en matière de communication des données climatiques et générales » et en améliorer le contexte. L’ISSB a déjà publié des référentiels et des versions préliminaires qui démontrent un changement d’orientation important dont les effets se feront sentir sur la façon dont les investisseurs et les entreprises présenteront leurs rapports sur les changements climatiques.

La mobilisation du capital pour une transition mondiale – mesure dirigée par un Canadien

La Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), dirigée par l’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney, a annoncé un engagement historique à verser 130 000 milliards de dollars de capital pour financer la transition mondiale net zéro. Cette nouvelle est bien reçue au Canada qui, selon un récent rapport des Services économiques RBC doit attirer 2 000 milliards de dollars de financement pour réaliser sa transition nationale vers une économie à faibles émissions de carbone.

Bien que la GFANZ fasse déjà l’objet de critiques en raison d’un double comptage ou d’écoblanchiment, l’amplitude de cette allocation de capital indique clairement que l’action climatique s’est maintenant généralisée. Par le passé, le financement de l’action climatique était considéré comme un peu marginal, alors que les risques et les opportunités figurent maintenant parmi les préoccupations immédiates des investisseurs. C’est pourquoi les chefs d’entreprise canadiens doivent savoir qu’il existe des opportunités de financement de projets à faible empreinte carbone et qu’il pourrait devenir plus difficile de trouver des investisseurs pour des initiatives à l’empreinte carbone élevée.

Le premier ministre Justin Trudeau se joint à l’appel mondial en faveur d’un prix international du carbone

Comme on l’explique dans ce rapport conjoint de PwC et du Forum économique mondial, un prix plancher du carbone à l’échelle internationale pourrait diminuer les émissions de GES de plus de 12 %, ce qui aurait un impact économique inférieur à 1 % sur le PIB mondial.

Compte tenu de ces données, combinées à l’engagement de la GFANZ et à d’autres promesses de financement de l’action climatique à la COP26, les investisseurs et les entreprises canadiennes des secteurs à émissions élevées – particulièrement dans la production d’énergie – devraient ressentir la pression. En effet, la COP26 a prouvé largement que les investisseurs délaissent le charbon, le pétrole, le gaz et les autres formes de production d’énergie à forte intensité de carbone. Comme on le voit dans le récent rapport de l’Institut canadien pour des choix climatiques, Ça passe ou ça casse, cette transition met en péril 800 000 postes au Canada, y compris 9 % de tous les emplois en Alberta.

La COP26 devrait pousser les chefs d’entreprise canadiens à accélérer notre transition. Un changement ordonné et rapide sera plus susceptible d’augmenter la contribution du Canada dans l’économie mondiale sobre en carbone. Nous avons trop à perdre et très peu de temps devant nous. Comme l’indique le rapport annuel Net Zero Economy Index de PwC, il ne reste que deux cycles économiques pour réaliser les changements nécessaires.

Comme les Canadiens prennent les devants à l’échelle internationale, nos chefs d’entreprises sont bien placés pour exploiter pleinement l’approche multi-intervenants intersectorielle dont nous avons besoin pour réaliser la transition net zéro d’ici 2050.

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Elliott Cappell

Elliott Cappell

Associé, leader national, Changements climatiques, PwC Canada

Tél. : +1 416 687 8175

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