Rapport sur les petites sociétés minières en 2018 : une période de possibilités

Notre analyse des 100 premières petites sociétés minières inscrites à la Bourse de croissance TSX

Dans le Rapport sur les petites sociétés minières en 2018, nous avons analysé les 100 premières petites sociétés minières par capitalisation boursière à la Bourse de croissance TSX pour la période de 12 mois terminée le 30 juin 2018. Le rapport, qui donne un aperçu de la santé globale du secteur durant la période visée, présente notre analyse des nombreuses possibilités qui s’offrent au secteur des petites sociétés minières canadiennes.

Des fortunes croissantes

Après plusieurs années de turbulences financières suivies d’une reprise graduelle, le secteur des petites sociétés minières a connu une année relativement calme en 2018. Cette année a été marquée par des fluctuations modérées des prix de la plupart des produits de base et par l’enthousiasme croissant des investisseurs pour les modèles d’affaires fondés sur les flux de redevances et les nouvelles technologies.

La valeur marchande globale du secteur a progressé pour la troisième année consécutive, mais à un rythme inférieur à la moitié de celui de la Bourse de croissance TSX (TSX-V) dans son ensemble.

Les leaders de cette année parmi les 100 premières petites sociétés minières inscrites à la Bourse de croissance TSX illustrent la préférence du marché pour les sociétés minières qui sortent de la phase de développement pour entrer en production. Ils indiquent également que les investisseurs cherchent de nouvelles occasions qui reposent davantage sur l’innovation que sur la volatilité du cycle des produits de base pour produire des rendements vigoureux. Deux des cinq plus grandes sociétés — Cobalt 27 Capital Corp. et Maverix Metals Inc. — utilisent un modèle d’affaires qui cherche à remplacer le risque lié à l’exploitation par des paiements réguliers de redevances.

Avec des coffres à leur sommet en sept ans, des financements par actions et par emprunt en hausse et des prix des produits de base relativement stables, le secteur est entré dans une période de possibilités longtemps attendue.

La croissance de la capitalisation boursière se poursuit à un rythme constant

Les valorisations boursières des petites sociétés minières ont continué de progresser en 2018. La capitalisation boursière globale des 100 premiers titres inscrits à la Bourse de croissance TSX a augmenté de 6 % pour atteindre 12,9 milliards de dollars canadiens à la fin juin, comparativement à 12,2 milliards de dollars canadiens 12 mois auparavant. L’ensemble du groupe sectoriel, composé de 987 sociétés minières, a vu sa valeur augmenter collectivement de 5 %, pour atteindre 21,1 milliards de dollars canadiens.

Le secteur n’a pas connu de valorisations aussi fortes depuis son apogée de 2011, mais les gains n’ont pas progressé aussi rapidement que les valorisations dans d’autres secteurs. Par conséquent, la part des sociétés minières dans la valeur totale de la Bourse de croissance TSX a chuté à 43,8 %, comparativement à 47,4 % un an plus tôt. Néanmoins, l’exploitation minière demeure de loin le secteur dominant de la bourse, les sciences de la vie (13 %), la finance (11 %) et la technologie (9 %) se classant au deuxième rang des secteurs pour ce qui est de la valorisation.

De nouveaux marchés entraînent de nouvelles exigences

L’une des raisons de la modeste performance des 100 premières sociétés minières a été la stagnation du prix de l’or, qui n’a augmenté que de 1,1 % sur un an. Ce métal précieux demeure le produit de base le plus important à la Bourse de croissance TSX, 56 % de sa valorisation provenant de sociétés minières qui y sont exposées.

Mais un nouveau marché est en train d’émerger pour les vieux métaux, car la demande accrue pour les appareils mobiles grand public et les véhicules électriques crée un besoin accru de stockage de l’énergie. Le nickel, le lithium et le cobalt qui entrent dans la fabrication des batteries ont attiré l’attention des investisseurs dans les produits de base qui cherchent à tirer parti de l’essor technologique. Le nombre de sociétés ayant une exposition au lithium, par exemple, est passé à dix, contre neuf l’année précédente et une seule en 2015. Et Cobalt 27 Capital Corp., société de flux de redevances qui achète et stocke du cobalt, a bondi au premier rang à la Bourse, alors qu’elle occupait le dixième rang un an plus tôt, remplaçant ainsi des joueurs aurifères occupant les premières places du classement.

« L’année 2018 a été relativement calme pour le secteur des petites sociétés minières. Il est toutefois évident que nous émergeons du creux du cycle économique et que l’optimisme renaît, comme l’indique la hausse de 6 % de la capitalisation boursière. Nous espérons voir une remontée encore plus marquante en 2019. »

Dean Braunsteiner, Leader national, Services au secteur minier, PwC Canada

Préparer le terrain

Les sociétés minières en phase d’exploration ont continué de dominer le palmarès des 100 premières en 2018, représentant près des deux tiers de la cote. Les sociétés en développement et en production représentaient respectivement 20 % et 15 %, soit les mêmes pourcentages que l’année précédente.

La situation a évolué différemment pour ce qui est des variations de valorisation. Les sociétés en phase de production ont vu leur capitalisation boursière augmenter en moyenne de 20,3 %, pour s’établir à 161,8 millions de dollars canadiens, et les explorateurs ont bénéficié d’un gain moyen de 10,5 %, totalisant 126,3 millions de dollars canadiens. Mais les développeurs ont subi une perte globale de 22,1 % et leur valeur totale a régressé pour se chiffrer à 114,7 millions de dollars canadiens.

L’augmentation des liquidités crée des possibilités

L’un des signes les plus positifs du plus récent classement des 100 premières sociétés est sans contredit l’augmentation constante de leurs liquidités, qui ont augmenté de 21 % pour atteindre 1,9 milliard de dollars canadiens sur la période de 12 mois. Il y a à peine trois ans, de nombreux acteurs faisaient face à des problèmes de liquidité, le ralentissement de l’industrie ayant entraîné le tarissement des marchés actions et des titres de créance. Aujourd’hui, le secteur bénéficie d’une assise financière plus solide, et les sociétés en développement et en production sont mieux placées pour faire face aux incertitudes à venir.

Les bilans se sont améliorés malgré la hausse des dépenses du secteur. Les décaissements ont augmenté graduellement de 4 % pour atteindre 1,2 milliard de dollars canadiens, ce qui porte à croire que les équipes de direction, à la recherche de nouvelles possibilités, continuent d’imposer une discipline financière après avoir surmonté le ralentissement du secteur en 2016.

À mesure que les occasions commencent à refaire surface dans le secteur, les investisseurs sont plus disposés à apporter des capitaux, mais les petites sociétés minières doivent rivaliser pour attirer l’attention. Le secteur a recueilli 2,7 milliards de dollars canadiens au cours des 12 mois précédant le 30 juin 2018, ce qui représente une augmentation de 6,5 % par rapport à l’année précédente. En outre, le financement par actions a généré près de 2,2 milliards de dollars canadiens. Les sociétés d’exploration et de développement ont consommé la majeure partie de ce montant, car les sociétés de production ont eu davantage recours au financement par emprunt, qui a augmenté de 65,9 %.

Financements par actions et financements par emprunt, selon l’étape du cycle d’activité minière (en millions de CAD)

Innover avec audace pour créer de la valeur ajoutée

Les petites sociétés minières commencent à adopter les technologies numériques avec un niveau d’enthousiasme qui n’existait pas avant le ralentissement du secteur il y a quelques années. Beaucoup investissent dans l’automatisation, l’intelligence artificielle (IA), la modélisation 3D et la numérisation des données historiques. Elles considèrent ces outils comme des moyens d’accroître l’efficience, de contrôler leurs coûts à long terme, de naviguer dans la volatilité des prix des produits de base et de se distinguer sur le marché concurrentiel auprès des investisseurs.

Qui plus est, David Garofalo, président et chef de la direction de Goldcorp, affirme qu’il est plus facile que jamais pour les sociétés minières de commercialiser les technologies existantes plutôt que d’en développer de nouvelles : « Avec la disponibilité de la fibre optique et des superordinateurs comme Watson, nous avons la possibilité d’utiliser ces technologies qui sont à la disposition de la société en général, de les adapter au secteur minier et de faire baisser considérablement les coûts. »

Voici un échantillon représentatif des efforts d’innovation et de transformation numérique déployés par nos 100 premières petites sociétés minières :

Novo Resources Corp.

Novo Resources Corp. (no 2) développe un modèle 3D d’un lit minéral à son projet Comet Well dans la région de Karratha en Australie occidentale.

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Garibaldi Resources Corp.

Garibaldi Resources Corp. (no 6) utilise la technologie de télédétection pour explorer plus de 1 000 kilomètres carrés de terres à la recherche de gisements d’or, d’argent et de métaux communs dans le centre et le nord de la Sierra Madre, au Mexique. La société affirme également utiliser « une technologie de pointe et de nouveaux concepts d’exploration innovants » dans le cadre de sa campagne de forage à Nickel Mountain, dans le nord de la Colombie-Britannique.

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Maya Gold & Silver Inc.

Maya Gold & Silver Inc. (no 17) a investi dans la numérisation des données historiques du gisement polymétallique de Boumadine, dans les montagnes de l’Anti-Atlas dans l’est du Maroc, pour aider dans ses calculs de ressources minérales à l’ancienne mine d’or et d’argent.

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First Cobalt Corp.

First Cobalt Corp. (no 24) a planifié ses premiers forages près de Kerr Lake, dans l’est de l’Ontario, à l’aide d’un modèle géologique 3D fondé sur une compilation numérique des travaux miniers historiques. De même, la modélisation 3D d’un levé magnétique aérien a aidé Cornerstone Capital Resources Inc. (no 41) à définir de grandes cibles aurifères et cuprifères sur son projet Bramaderos dans le sud de l’Équateur.

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Falco Resources Ltd.

Falco Resources Ltd. (no 42) s’est tournée vers les programmes d’IA d’Albert Mining Inc. pour l’aider à trouver de nouvelles cibles pour l’or, le cuivre, le zinc et l’argent sur ses terres dans le camp minier de Rouyn-Noranda au Québec. Le logiciel d’IA a analysé les données historiques et appris les signatures des cibles positives et négatives, ce qui a mené à 11 nouvelles zones d’exploration pour Falco. La société indique également qu’elle envisage d’utiliser du matériel de transport télécommandé pour automatiser l’exploitation d’une future mine sur le site.

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Dean Braunsteiner

Leader national, Services au secteur minier, PwC Canada

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