{{item.title}}
{{item.text}}
{{item.text}}
Les perspectives économiques du Canada demeurent fragiles, même si les conditions sont légèrement meilleures que prévu. La Mise à jour économique du printemps du gouvernement fédéral envoie un message clair : le déploiement des capitaux dans les secteurs prioritaires représente une urgence mais aussi une opportunité, les retombées à court terme étant soutenues par un programme d’investissement public‑privé de plus en plus actif.
La Mise à jour fait ressortir de nouvelles opportunités pour les entreprises canadiennes et un engagement renouvelé du gouvernement fédéral à libérer des flux de capitaux privés significatifs. Fort de sa nouvelle majorité parlementaire, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre de changements structurels à l’économie, tout en répondant aux pressions liées à l’abordabilité et à l’incertitude accrue découlant des enjeux géopolitiques et de la révision à venir de l’Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM).
Le budget de l’automne dernier a établi l’orientation générale des politiques. La Mise à jour de ce printemps en ajuste le rythme et vise à aider le pays à faire face aux chocs économiques persistants. Elle témoigne d’une discipline budgétaire, avec un déficit inférieur aux attentes et une solide position de la dette par rapport au PIB. Elle conserve toutefois une légère orientation expansionniste grâce à des mesures ciblées pour la relance et l’abordabilité.
Si les mesures d’allègement pour rendre la vie plus abordable peuvent atténuer les pressions à court terme, la Mise à jour associe l’abordabilité à plus long terme à l’offre de logements, à la productivité et à la capacité d’investissement, plutôt qu’au soutien à la consommation. Les entreprises à forte intensité capitalistique, les investisseurs institutionnels ainsi que les sociétés des secteurs des infrastructures, de l’énergie, de la défense et du logement bénéficieront des vents les plus favorables découlant de cette Mise à jour, en particulier dans les régions exposées aux échanges commerciaux et riches en ressources.
Les opportunités découlant de la politique budgétaire fédérale se multiplient, mais les mesures deviennent plus ciblées et davantage axées sur l’exécution. Les entreprises qui se préparent à une incertitude persistante et réévaluent leurs stratégies en matière de capital, de fiscalité et d’exploitation seront mieux positionnées pour investir. Parallèlement, les organisations qui s’inscrivent dans le sillage des priorités gouvernementales seront mieux placées pour accéder aux nouvelles opportunités de financement et d’approvisionnement qui s’annoncent.
Mesures
Lancement du Fonds pour un Canada fort — premier fonds d’investissement souverain du Canada — doté d’un capital de départ de 25 milliards de dollars et mandaté pour prendre des participations minoritaires dans des investissements stratégiques axés sur le rendement
Incidence sur les entreprises
Élargit l’accès à des capitaux publics de grande envergure
Rehausse les attentes en matière de bancabilité, de gouvernance et de rendements mesurables
Fait passer l’interaction public‑privé d’un modèle de subventions à un modèle de co‑investissement
Échéance
De moyen à long terme
Mesures
Mise en œuvre d’un cadre coordonné de réalisation des grands projets, combinant le lancement du Fonds pour un Canada fort, l’élargissement du portefeuille du Bureau des grands projets (21 projets prioritaires) et des mesures visant à accélérer les processus d’approbation, notamment des décisions fiscales accélérées et une coordination centralisée
Incidence sur les entreprises
Échéance
De court à moyen terme
Mesures
6 milliards de dollars pour accroître le bassin de travailleurs de métiers spécialisés dans les secteurs de la construction, du logement, des infrastructures, de l’énergie et de l’industrie, avec pour objectif de former et recruter de 80 000 à 100 000 travailleurs qualifiés d’ici 2030
Incidence sur les entreprises
S’attaque aux contraintes de main‑d’œuvre qui freinent la réalisation des projets de logement et d’infrastructure
Favorise, à terme, une exécution plus rapide des projets
Avantagera les secteurs tributaires de la construction et de la disponibilité de travailleurs qualifiés
Échéance
Moyen terme
Mesures
Activation et accélération de la Stratégie industrielle de défense du Canada, notamment par le renforcement de la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense, la rationalisation des processus d’approvisionnement et la mise en œuvre d’une approche « acheter canadien » plus affirmée pour les acquisitions liées à la défense
Incidence sur les entreprises
Premier moment charnière dans la mise en œuvre de la stratégie de défense du Canada
Transformation de la politique de défense en débouchés concrets d’approvisionnement
Échéance
Court terme
Mesures
41,9 millions de dollars sur cinq ans pour moderniser et rationaliser la réglementation et stimuler l’innovation sectorielle. Modification des règles d’assurance‑prêt hypothécaire et accélération des prêts à faible coût pour la construction de nouveaux logements locatifs
Incidence sur les entreprises
Échéance
Court terme
Mesures
Modifications réglementaires et à la Loi sur les banques visant à accroître la souplesse en matière d’investissement pour les institutions financières sous réglementation fédérale, et signes de progrès vers la modernisation des paiements et le renforcement de l’intégrité du système financier
Incidence sur les entreprises
Timing
De court à moyen terme
Mesures
Élargissement et bonification des mesures pour l’abordabilité, dont environ 12 milliards de dollars en améliorations cumulatives des prestations liées à la TPS et un allègement temporaire de la taxe d’accise sur les carburants
Incidence sur les entreprises
Soutient la demande des consommateurs
Pourrait atténuer modestement les pressions salariales dans les secteurs axés sur la consommation
Effet limité sur les inducteurs de coûts structurels
Échéance
Immédiatement ou à court terme
Les échanges commerciaux, les enjeux géopolitiques et l’incertitude économique qui en découle continuent de peser sur la trajectoire de croissance du Canada. Dans ce contexte, une performance budgétaire plus solide — dont une baisse d’environ 11,5 milliards de dollars du déficit en 2025‑2026 — a dégagé une marge de manœuvre pour des interventions ciblées et la poursuite des efforts visant à lever les obstacles systémiques à la croissance.
Le nouveau Fonds pour un Canada fort de 25 milliards de dollars — premier fonds d’investissement souverain fédéral du pays — met en lumière le rôle central et croissant du gouvernement dans la mobilisation de capitaux privés en faveur d’investissements stratégiques de grande envergure. Pour les secteurs à forte intensité capitalistique, le gouvernement devient de plus en plus un investisseur à long terme, offrant d’importantes opportunités d’atténuation des risques associés aux grands investissements.
Le gouvernement a combiné ce déploiement massif de capitaux à des mesures visant à renforcer la capacité d’exécution et les capacités institutionnelles. L’accélération des approbations de grands projets et le soutien accru aux métiers spécialisés traduisent un engagement soutenu en faveur de la prestation, l’intégrité et la confiance dans les systèmes.
Ensemble, ces initiatives visent à transformer la croissance et l’innovation en retombées économiques tangibles.
L’ampleur des pressions financières subies par les travailleurs canadiens a également été centrale dans la mise à jour, ce qui souligne l’importance de s’attaquer aux défis d’abordabilité du pays. Même avant la récente flambée des prix de l’énergie, l’Enquête mondiale sur les espoirs et les craintes des travailleurs de PwC révélait que 16 % des travailleurs canadiens étaient incapables de payer leurs factures mensuelles ou éprouvaient de la difficulté à le faire, et que 42 % parvenaient à régler leurs factures, mais avec peu ou pas de marge pour épargner.
La mise à jour économique s’attaque à la question de l’abordabilité par deux canaux distincts. Les mesures à court terme comprennent environ 12 milliards de dollars en bonifications cumulatives des prestations liées à la TPS, un allègement temporaire de la taxe d’accise sur les carburants et une réduction du taux de cotisation au Régime de pensions du Canada. Ces mesures offrent un soutien immédiat aux ménages. Toutefois, l’attention des décideurs demeure centrée sur les déterminants plus structurels de l’abordabilité, notamment l’offre de logements, la productivité ainsi que les investissements dans l’énergie et les infrastructures.
Par ailleurs, les politiques industrielles et de défense continuent d’évoluer en réponse aux risques externes et à l’intensification de la concurrence mondiale pour les capitaux. Les mesures visant à faire avancer les grands projets, les investissements destinés à établir et à exploiter l’Agence de l’investissement pour la défense comme entité autonome et à accélérer l’approvisionnement en matière de défense, de même que le recours à des mécanismes de financement multicanaux à court terme à titre de soutien tarifaire, traduisent une volonté de renforcer les capacités, la résilience et la sécurité nationales, ainsi que la compétitivité à long terme. Les investissements dans les infrastructures joueront un rôle central dans cet effort. Selon une étude à paraître de PwC, les dépenses en infrastructures au Canada devraient augmenter de 45 % d’ici 2050, pour atteindre un total de 4,7 billions de dollars sur la période. Pour les entreprises, les répercussions sont claires : les opportunités se multiplient pour celles qui sont bien positionnées pour performer dans ce contexte et tirer parti des avantages découlant des transformations structurelles en cours.
La Mise à jour économique du printemps n’a pas introduit de nouvelles mesures fiscales importantes ni de changements d’envergure aux taux d’imposition des sociétés ou des particuliers.
Les crédits d’impôt à l’investissement annoncés précédemment — en particulier ceux qui soutiennent les technologies propres, la fabrication et les secteurs stratégiques — demeurent en place. L’accent se déplace désormais de la conception de nouvelles politiques vers leur mise en œuvre et leur adoption. Le gouvernement a également indiqué qu’il demandera à l’Agence du revenu du Canada de prioriser les processus liés aux projets d’intérêt national. Aucune nouvelle enveloppe de financement ni expansion supplémentaire n’a été annoncée au‑delà des engagements pris dans le budget de l’automne dernier, ce qui signale que les entreprises devraient structurer leurs plans autour des mesures incitatives existantes plutôt que s’attendre à de nouvelles annonces à court terme.
À court terme, les entreprises peuvent renforcer leur résilience et dégager des gains rapides en se préparant à la volatilité persistante des prix de l’énergie, à l’imprévisibilité des tarifs douaniers et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, tout en tirant parti des mesures incitatives existantes pour réduire les coûts.
À moyen terme, les opportunités se déplacent vers un repositionnement stratégique, notamment par la réaffectation du capital vers des secteurs appuyés par les politiques publiques et soutenus par le gouvernement (infrastructures, technologie, énergie, défense, ressources et fabrication au pays), la diversification des chaînes d’approvisionnement afin de réduire la dépendance à l’égard des partenaires commerciaux à plus haut risque, et la gestion des pénuries croissantes de main‑d’œuvre qualifiée.
À plus long terme, les organisations qui se rallient aux grandes transformations économiques — comme la sécurité énergétique, les minéraux critiques et un rôle accru du gouvernement dans l’industrie — pourront demeurer concurrentielles en collaborant avec le gouvernement lorsque cela est opportun et en renforçant la résilience de leurs activités afin de composer avec l’incertitude géopolitique et commerciale persistante.
Chez PwC Canada, nous sommes prêts à accompagner votre organisation à chaque étape, en transformant les politiques en actions concrètes, en optimisant les mesures incitatives et en bâtissant des stratégies résilientes, tournées vers l’avenir.
{{item.text}}
{{item.text}}
Associé directeur national, Clients et marchés, PwC Canada
Tél. : +1 514 205 5199
Duangsuda Sopchokchai
Directrice principale, Analyse économique et politique, PwC Canada
Tél. : +1 613 889 1395