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L’avenir des exportations canadiennes dans les secteurs de l’énergie, des minéraux et de l’agroalimentaire
Le commerce se fragmente en blocs et en corridors sécurisés. Les gouvernements refaçonnent les échanges par leur politique industrielle. La résilience prend le pas sur l’efficacité dans la conception des chaînes d’approvisionnement.
Au Canada, ces changements se produisent en temps réel, alors que les secteurs public et privé cherchent à attirer de nouveaux clients et à intégrer des redondances dans les chaînes d’approvisionnement. Si les routes maritimes, les ports, les points d’accès intérieurs et les liaisons intermodales ont toujours été à la base de la compétitivité commerciale, leur importance stratégique est en train de s’intensifier rapidement.
Il ne s’agit pas d’une simple perturbation à court terme. Même si beaucoup pourraient être tentés d’attendre que la situation se clarifie, c’est maintenant qu’il faut agir. Nous possédons ce dont le monde a besoin. Si nous ne trouvons pas les moyens de le fournir, d’autres pays le feront. Le gouvernement fédéral investit déjà dans les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement critiques afin de renforcer les capacités dont le Canada aura besoin pour être concurrentiel à l’échelle mondiale.
Dans ce rapport, nous analysons comment les flux commerciaux canadiens pourraient évoluer en réponse à ces changements pour trois groupes de produits prioritaires. Nous mettons également en lumière les changements nécessaires au sein de la logistique et des chaînes d’approvisionnement canadiennes pour tirer parti de cette croissance.
La croissance commerciale au Canada devrait se réorienter vers les axes est-ouest à mesure que diminuera notre dépendance historique vis-à-vis des États-Unis en tant que partenaire commercial clé. Mais quels produits seront les moteurs de cette évolution, et où iront-ils? L’ajustement commercial se fera de manière inégale. Les secteurs des biens exportables pourront s’adapter plus rapidement, car les produits y sont plus standardisés, les bassins d’acheteurs sont plus larges et les ventes dépendent moins des réseaux de production intégrés avec les États-Unis.
Nous avons évalué l’offre canadienne suivant cinq critères permettant d’apprécier la capacité d’un groupe de produits à trouver des marchés économiquement viables en dehors des États-Unis, moyennant le soutien d’une infrastructure logistique adéquate.
Notre analyse a révélé que trois groupes de produits canadiens sont les mieux placés pour mener cette transition : l’énergie, les métaux et minéraux, ainsi que l’agroalimentaire. Les exportations hors États-Unis de ces groupes de produits connaîtront une croissance plus rapide que les exportations vers les États-Unis, même dans un scénario de référence où aucun effort concerté n’est déployé pour faciliter la diversification. Mais les efforts du gouvernement visant à renforcer les infrastructures logistiques devraient ouvrir de nouvelles perspectives.
Nous avons également élaboré un scénario plus ambitieux, conforme à la vision du gouvernement fédéral qui consiste à doubler les exportations hors États-Unis d'ici 2035. Dans ce scénario, ces groupes de produits pourraient accélérer cette croissance d’environ 146 milliards de dollars par rapport à la trajectoire de référence d’ici 2035.
| Produit | Valeur des exportations en 2025 | Valeur prévue des exportations en 2035 dans le scénario de croissance de référence | Valeur prévue des exportations en 2035 si les ambitions politiques du Canada se concrétisent |
Produits énergétiques |
29,47 G$ | 84,47 G$ | 106,31 G$ |
| Produits en métal et produits minéraux non métalliques | 55,74 G$ | 61,84 G$ | 98,33 G$ |
| Produits agro-alimentaires | 30,78 G$ | 56,58 G$ | 82,65 G$ |
| Autres produits | 35,47 G$ | 41,85 G$ | 60,16 G$ |
| Minerais et minéraux non métalliques | 23,01 G$ | 39,92 G$ | 56,52 G$ |
| Biens de consommation | 18,48 G$ | 30,86 G$ | 46,88 G$ |
| Aéronefs et véhicules automobiles | 12,57 G$ | 15,85 G$ | 24,65 G$ |
| Produits forestiers | 8,18 G$ | 7,88 G$ | 9,76 G$ |
Les tendances mondiales laissent présager une hausse de la demande en gaz naturel liquéfié (GNL), en pétrole, en minéraux critiques et en produits agroalimentaires de la part des marchés hors États-Unis. Si les projets des gouvernements canadiens visant à simplifier la réglementation et à mettre rapidement en place des infrastructures logistiques pour desservir ces nouveaux marchés se concrétisent, ces catégories de produits deviendront un catalyseur de la diversification des partenaires commerciaux.
Nous avons évalué les destinations, le volume et la croissance prévus de ces exportations par région au cours des dix prochaines années. À partir de ces données, nous avons analysé chaque groupe de produits pour déterminer où se trouvent les opportunités et comment y accéder.
La sécurité énergétique et la résilience restent des priorités, d’autant plus que les pays recherchent des approvisionnements fiables dans un contexte d’instabilité géopolitique et d’inégalités dans les trajectoires de transition énergétique. Le Canada dispose de réserves abondantes de gaz naturel, de capacités d’extraction éprouvées et d’infrastructures d’exportation de GNL en pleine expansion sur la côte Pacifique. Le pays jouit ainsi d’une position favorable pour répondre à la demande d’approvisionnements énergétiques sûrs et diversifiés sur les marchés mondiaux.
La demande de GNL devrait rester forte, les marchés cherchant à remplacer le charbon ou à se diversifier pour s’affranchir des fournisseurs à haut risque. Cette demande est soutenue par les besoins croissants en énergie de base pour les centres de données et les infrastructures d’intelligence artificielle, domaines dans lesquels le gaz naturel offre une production fiable et rentable.
L’ampleur de cette opportunité transparaît dans les prix. L’écart entre le prix du gaz naturel canadien (Alberta Energy Company [AECO]) et son équivalent asiatique (Platts Japan Korea Marker [JKM]) montre que le Canada laisse passer une opportunité de revenus, car nous ne parvenons pas à acheminer notre produit vers les marchés.
Le pétrole demeure un élément important de l’équation de la sécurité énergétique. Malgré les engagements à long terme en matière de décarbonisation, la demande mondiale de pétrole devrait persister pendant des décennies, en particulier dans les secteurs de l’aviation, de l’industrie pétrochimique et du transport lourd et dans les marchés émergents.
Le Canada est l’un des producteurs de pétrole les plus importants et les plus stables sur le plan politique du monde, offrant une sécurité d’approvisionnement à un moment où les marchés restent sensibles aux perturbations géopolitiques qui touchent les principales régions productrices. L’élargissement de l’accès aux marchés et l’augmentation des capacités d’exportation permettront au Canada de tirer davantage de valeur de ses ressources, de diversifier sa clientèle au-delà de l’Amérique du Nord et d’offrir à ses alliés une alternative d’approvisionnement plus fiable.
Les pays émergents d’Asie et les pays développés d’Asie-Pacifique offrent les opportunités les plus prometteuses. Ils allient de vastes marchés d’importation à une dépendance structurelle vis-à-vis des importations et à une ouverture relativement élevée. Ces régions comptent les acheteurs de référence les plus fiables pour l’énergie canadienne, en particulier le GNL, dans la mesure où les contrats à long terme et la logique de sécurité d’approvisionnement y sont monnaie courante.
Un deuxième pôle, situé en Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Association européenne de libre-échange), offre un accès au marché et une ouverture importants. Toutefois, le succès commercial dans cette région dépendra de la capacité à se conformer aux réglementations, de la compétitivité des coûts de livraison et de l’existence d’une voie d’exportation physique depuis l’est du Canada, laquelle fait encore défaut.
En ce qui concerne le GNL, une diversification significative dépend en grande partie de la capacité d’exportation de GNL et de la fiabilité du corridor reliant les installations en amont aux ports d’exportation. Le Canada dispose actuellement d’une installation d’exportation de GNL opérationnelle sur la côte ouest, et plusieurs autres sont en cours de développement en Colombie-Britannique. Il n’existe aucune capacité de liquéfaction sur la côte est du Canada. Le GNL faisant l’objet de contrats entre le Canada et l’Europe doit emprunter des routes maritimes beaucoup plus longues pour accéder à ce marché.
C’est maintenant qu’il faut agir. La plupart des contrats de GNL signés aujourd’hui sont des engagements d’une durée de 15 à 20 ans.
En ce qui concerne le pétrole, le système d’exportation canadien reste fortement conditionné par la connectivité des oléoducs et la configuration des raffineries. Ces facteurs confinent les flux en Amérique du Nord. Même lorsqu’il existe une demande outre-mer, la capacité du Canada à atteindre ces marchés est limitée par la géographie des oléoducs et la capacité d’exportation maritime.
Dans ce contexte, la capacité d’exportation à l’international joue moins le rôle de corridor commercial principal que celui d’une assurance contre le risque de concentration, et c’est ce qui a contraint les producteurs canadiens à vendre une grande partie de leur production aux États-Unis à un prix inférieur aux prix de référence mondiaux.
Les minéraux critiques sont au cœur de la transition énergétique, des chaînes d’approvisionnement de la défense et des technologies de pointe, telles que les semi-conducteurs et les centres de données. La demande mondiale est en hausse, tandis que les réserves et la transformation en aval restent fortement concentrées dans un petit nombre de pays, notamment en Chine. Cette concentration engendre des dépendances au sein des chaînes d’approvisionnement, ainsi que des opportunités commerciales pour les fournisseurs en quête de diversification.
Politiquement stable, riche en ressources et soucieux d’appliquer des normes rigoureuses en matière de gouvernance environnementale et sociale, le Canada possède en outre un atout majeur dans le domaine des minéraux critiques : la confiance. La réputation du Canada en tant que producteur responsable pourrait devenir un facteur de différenciation à mesure que les pays cherchent à diversifier leurs approvisionnements pour s’éloigner de sources concentrées et à haut risque.
Les opportunités liées aux minéraux critiques ne dépendent pas seulement de la géologie, mais aussi du lieu où ces minéraux sont transformés. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux gouvernements occidentaux sont en train de soutenir leurs propres installations de transformation et chaînes de valeur des minéraux critiques, au lieu de se concentrer uniquement sur les minéraux eux-mêmes. Des pays comme le Canada ont à cet égard une opportunité pour progresser sur l’échelle de la valeur ajoutée.
Le Canada, tout comme l’Australie, le Chili, l’Argentine et la République démocratique du Congo, dispose d’importants gisements de minéraux critiques. Cependant, le volet transformation est fortement concentré en Chine, tandis que l’Indonésie s’impose comme le premier fournisseur mondial de nickel.
Les pays développés d’Asie-Pacifique et d’Amérique du Nord (Mexique) offrent une plus grande fiabilité contractuelle et bénéficient d’accords commerciaux plus complets. Cela en fait des partenaires de choix pour l’établissement de relations stables et durables avec les fournisseurs.
En l’absence de capacités de transformation nationales suffisantes, les minerais canadiens empruntent les itinéraires établis vers les principaux centres de fusion et de raffinage existants, quel que soit le lieu où se situe la demande finale.
Le développement des capacités de transformation canadiennes nécessitera davantage qu’une simple réduction des risques financiers. Il exigera des changements significatifs en matière de capacités de la main-d’œuvre, de technologie et d’expertise technique, ainsi que la mise en place de mécanismes tels que des partenariats public-privé, une protection des prix et des garanties d’achat à long terme. Si les capitaux privés commencent à suivre l’ambition politique, ils ne sont pas encore suffisants.
La capacité portuaire constitue une contrainte plus immédiate à l’expansion de la production minérale. Les minerais en vrac nécessitent des infrastructures de manutention – stockage, chargement et accès aux navires – propres à chaque matière première. À mesure que l’extraction augmente, les ports risquent de devenir des goulots d’étranglement à défaut d’un investissement ciblé dans les capacités de manutention des matières premières que le Canada entend exporter.
Le délai nécessaire à un changement significatif se mesurant probablement en décennies plutôt qu’en années, il est essentiel de se positionner dès maintenant. Autrement dit : se maintenir en état de préparation logistique en augmentant l’extraction, en résolvant les contraintes portuaires et en développant les volumes sur les itinéraires existants. Les infrastructures de défense prévues dans les régions nordiques et isolées pourraient également être mises au service de l’extraction minière. L’approvisionnement des sociétés minières canadiennes doit être prêt lorsque de nouvelles capacités de traitement seront disponibles, que ce soit ici ou dans les pays alliés.
La sécurité alimentaire est une préoccupation majeure pour les pays dépendants des importations. Elle est influencée par la croissance démographique, la volatilité climatique et la disponibilité limitée de terres arables à l’échelle mondiale. Le Canada est l’un des plus grands exportateurs agricoles du monde, doté de normes rigoureuses en matière de qualité et de traçabilité, d’une image de marque nationale reconnue et d’une capacité de production diversifiée. Les avantages du Canada reposent sur la qualité, la fiabilité et la crédibilité en matière de sécurité alimentaire.
Parmi les trois groupes de produits prioritaires canadiens, l’agroalimentaire est celui qui rencontre le moins d’obstacles structurels à la diversification et qui fait déjà l’objet d’exportations à grande échelle vers des marchés hors États-Unis. L’opportunité réside dans l’accélération de cette dynamique. Des initiatives telles que la Stratégie nationale de sécurité alimentaire du gouvernement du Canada témoignent de l’engagement fédéral à renforcer la production agroalimentaire nationale et les capacités de transformation, ce qui favorisera également la croissance des exportations.
En ce qui concerne le commerce alimentaire des céréales et des graines oléagineuses, l’Amérique du Nord (Mexique) arrive en tête des destinations. Les corridors de proximité réduisent les surcoûts de transport pour les produits à faible valeur par unité de poids, et les accords commerciaux en place assurent un accès régulier à ces marchés.
Les pays émergents d’Asie présentent le plus grand potentiel de croissance. Cette région affiche la plus forte concentration de croissance démographique et une demande globale accrue de la part de la classe moyenne. De nombreux pays de la région deviennent des importateurs nets de denrées alimentaires de plus en plus importants, car la croissance démographique, l’urbanisation et la hausse des revenus surpassent la capacité de production agricole nationale. Parallèlement, le changement climatique freine la production agricole dans plusieurs pays asiatiques. Toutefois, la croissance des exportations canadiennes sera sensible aux changements de politique, comme les tarifs, les quotas et les restrictions ponctuelles dans cette région.
Contrairement aux pays émergents d’Asie, l’Europe (y compris le Royaume-Uni) est un marché mature caractérisé par une population en déclin et une croissance économique lente. Elle offre toutefois des conditions de marché fondées sur des règles et un accès stable, ce qui est propice aux exportations agroalimentaires canadiennes. Pour réussir, il faudra adopter un positionnement ciblé — en rivalisant sur la qualité et la fiabilité au sein de chaînes d’approvisionnement établies — plutôt que de partir du principe que l’Europe absorbera des volumes supplémentaires.
L’Afrique offre une importante opportunité de croissance à long terme. Celle-ci résulte des effets combinés d’une croissance démographique rapide, de la hausse des revenus, de l’urbanisation et de l’augmentation de la demande alimentaire. Le changement climatique devrait exercer une pression accrue sur la productivité agricole en raison de la hausse des températures, de la modification des régimes des précipitations, des sécheresses, des inondations et d’une plus grande volatilité des rendements.
En conséquence, de nombreux pays africains dépendront probablement de plus en plus des importations de céréales, de graines oléagineuses, de légumineuses et d’autres produits alimentaires pour compléter leur production nationale. Le Canada est bien placé pour répondre à ces demandes.
Le Canada est le mieux placé pour diversifier rapidement ses exportations agroalimentaires, car cela ne requiert aucune refonte fondamentale de ses infrastructures. La priorité est de s’assurer que le système puisse absorber des volumes plus importants lorsque la production s’accélérera. Cela implique des investissements ciblés plutôt que des restructurations en profondeur. Si la disponibilité de la main-d’œuvre constitue une nouvelle contrainte, l’automatisation représente une solution potentielle à mesure que les volumes augmentent.
La principale limite du secteur agroalimentaire réside dans sa capacité de production. La production est cyclique et dépend des conditions météorologiques. Bien qu’il existe des leviers de croissance, tels que l’efficacité des technologies agricoles, la transformation à valeur ajoutée et les catégories émergentes, la plupart n’ont pas encore d’impact significatif à l’échelle des exportations. Le succès de la diversification dépendra également des partenariats commerciaux et des infrastructures de distribution des marchés destinataires, qui doivent réceptionner les produits et les acheminer vers les acheteurs finaux.
Lorsque la production augmente, le système logistique doit suivre le rythme. Dans l’Ouest canadien, la priorité est la résilience des corridors. Celle-ci passe par l’établissement d’itinéraires de secours pour atténuer le risque de point de défaillance unique sur les voies d’exportation existantes vers l’Asie et le Mexique, ainsi que par la mise en place de mesures de protection contre les intempéries pour la manutention des céréales sur la côte Ouest.
Pour l’Europe, la croissance dépend de l’efficacité des corridors vers l’est, un axe moins développé qui devra faire l’objet d’une attention particulière à mesure que les volumes augmenteront. La modernisation ciblée des ports de Thunder Bay et de Hamilton illustrent bien les mesures nécessaires. Pour l’Afrique, la priorité consiste à évaluer l’ampleur que pourrait prendre l’augmentation de la demande et à renforcer les capacités dans des ports tels que Saint John et Halifax.
La croissance du commerce au Canada devrait s’éloigner des axes nord-sud pour se réorienter vers les routes du Pacifique et de l’Atlantique. L’orientation au niveau sectoriel est claire. Mais les entreprises et les décideurs politiques canadiens agiront-ils assez rapidement — et avec le niveau de précision requis — pour saisir les opportunités émergentes?
L’orientation seule ne suffit pas. Plutôt que d’attendre que les commandes arrivent, les entreprises canadiennes doivent s’engager dans une démarche active de développement de relations commerciales dans les marchés cibles. Elles doivent notamment envoyer des équipes en Europe, renforcer leur présence en Asie et en Afrique et comprendre comment les produits seront acheminés une fois arrivés à destination. Les opportunités identifiées ici nécessitent une volonté commerciale – elles ne pourront être saisies en misant uniquement sur les infrastructures.
Les vraies décisions à savoir où investir, quoi construire et quelles destinations privilégier se prendront au niveau de chaque matière première. Le GNL et le pétrole brut nécessitent des infrastructures différentes. Le cuivre et le titane exigent des modalités de manutention portuaire distinctes. Les céréales et les denrées périssables se transportent sur des corridors différents. Au niveau des sous-catégories, les spécificités de chaque matière première détermineront la pertinence de l’investissement.
Les forces qui redéfinissent le commerce n’attendront pas qu’un consensus se dégage. Quelqu’un devra agir en premier.
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Leader nationale, Services au secteur minier, PwC Canada
Tél. : +1 416 941-8233
Associé, leader, Marchés de consommation, Agriculture, PwC Canada
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