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L’état actuel des rapports de durabilité au Canada
Nous sommes en 2026 et toujours dans un « entre-deux chaotique » pour ce qui est de la présentation d’information sur la durabilité au Canada.
Il ne fait aucun doute que l’information sur la durabilité revêt une grande importance pour les parties prenantes. En effet, 81 % des Canadiens qui ont répondu à notre Enquête mondiale auprès des investisseurs de 2025 ont déclaré que la mobilisation des investisseurs était favorablement influencée par les rapports de durabilité, tandis que 72 % ont déclaré que ces derniers avaient un effet positif sur l’accès au capital ou sur le coût de celui-ci pour les entreprises.
Cela dit, la dynamique demeure inégale sur le plan réglementaire. En 2025, la ligne directrice B-15 du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), qui oblige les caisses de retraite, les assureurs et les banques sous réglementation fédérale à rendre compte de leurs opportunités et risques liés aux changements climatiques, a amené les institutions financières concernées à agir. Parallèlement, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont suspendu leurs travaux visant la communication obligatoire d’informations liées aux risques climatiques et à la diversité pour les sociétés ouvertes, dans un contexte économique en pleine mutation avec les États-Unis, notamment en raison des implications de l’évolution des politiques tarifaires américaines.
Dans le budget fédéral de 2025, nous avons également constaté un changement notable dans l’approche réglementaire du gouvernement fédéral à l’égard des déclarations trompeuses en matière d’environnement et de durabilité. Après que des entreprises aient renoncé à la publication volontaire de rapports de durabilité à la suite de l’adoption de règles plus strictes en matière d’écoblanchiment dans le projet de loi C-59, le gouvernement a annoncé son intention de modifier la Loi sur la concurrence afin de recalibrer les règles tout en s’assurant que celles-ci continuent à protéger contre les allégations fausses ou trompeuses en matière d’avantages environnementaux.
D’autres pays ou territoires ont également pris des directions différentes en matière d’obligations d’information sur la durabilité, certains poursuivant leurs efforts et d’autres décidant de les suspendre ou de les réexaminer. Par exemple, en 2025, l’UE a apporté une clarification concernant les rapports régis par sa Directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD), tandis que la Securities and Exchange Commission (SEC) aux États-Unis a voté la fin de la défense de ses règles sur la divulgation d’informations climatiques.
Dans l’ensemble, nous continuons à observer une convergence vers l’adoption des lignes directrices de l’International Sustainability Standards Board (ISSB) sur la divulgation d’informations relatives à la durabilité et aux changements climatiques. Lors de son Symposium sur la durabilité, l’IFRS Foundation a fait savoir que près de 40 pays et territoires, représentant près de 60 % du PIB mondial, appliquaient ces normes ou les utilisaient d’une manière ou d’une autre.
Des perspectives qui vous aideront à décider et à agir.
Nous intégrons la durabilité dans la stratégie pour vous permettre de propulser vos gains, pas seulement vos objectifs.
Lorsque vous êtes dépassés, il est facile de négliger la présentation d’information sur la durabilité, surtout si vous n’y êtes pas obligé. Mais fournir une telle information est bien plus qu’un simple exercice de conformité. Lorsqu’il est bien fait, un rapport de durabilité peut vous aider à prendre des décisions commerciales plus judicieuses, plus stratégiques et fondées sur des éléments probants crédibles et des données fiables. En retour, il peut vous procurer un avantage concurrentiel, bâtir la confiance auprès de vos parties prenantes et positionner votre organisation pour réussir à l’avenir.
En ayant une bonne compréhension des attentes de vos parties prenantes, vous pouvez aligner votre stratégie et vos activités en matière de durabilité afin de créer de la valeur, tant pour elles que pour votre entreprise. Lorsque vous réfléchissez à la voie à suivre, pensez aux besoins de vos principaux groupes de parties prenantes, notamment les suivants :
Dans une enquête menée par Business at OECD à l’échelle mondiale, 72 % des répondants ont désigné les investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actifs et les banques comme le principal public cible de leurs rapports ESG. Cela fait écho à ce que nous observons au Canada, où les investisseurs et les prêteurs demandent de plus en plus aux entreprises avec lesquelles ils font affaire de fournir des informations sur la durabilité.
Pour certains, cette nécessité est dictée par des exigences réglementaires. La ligne directrice B-15 du BSIF exige que les caisses de retraite, les assureurs et les banques sous réglementation fédérale rendent compte de leurs possibilités et risques liés aux changements climatiques, y compris des émissions du champ d’application 3, ce qui comprend les émissions produites par des entreprises qu’ils financent. Les émissions du champ d’application 3 étant la catégorie d’émissions la plus importante pour ces institutions, celles-ci demanderont aux entreprises qu’elles financent de leur communiquer leurs émissions du champ d’application 1 et du champ d’application 2 afin de pouvoir calculer leurs propres résultats du champ d’application 3 à des fins de présentation de l’information.
Pour d’autres, cet aspect relève d’une gestion des risques plus rigoureuse. De nombreux investisseurs et prêteurs évaluent désormais les facteurs de durabilité lorsqu’ils déterminent la solvabilité ou calculent les rendements ajustés en fonction du risque, en s’appuyant souvent sur des estimations et des approximations, notamment en utilisant les données et les recherches provenant d’agences de notation ESG lorsque des données précises ne sont pas disponibles.
Quand vous recherchez du financement, fournir des informations précises et exploitables en matière de durabilité peut représenter un avantage concurrentiel. Connaissant mieux que quiconque votre entreprise, vous pouvez contextualiser vos données en les présentant judicieusement dans votre rapport de durabilité. En effet, notre Enquête mondiale auprès des investisseurs de 2025 a révélé que 66 % des répondants canadiens augmenteraient modérément ou considérablement leurs investissements dans les entreprises qui utilisent des données de durabilité pour améliorer leur efficacité et leurs performances.
Il se peut que votre entreprise ne soit pas directement visée par la réglementation régissant les obligations d’information sur la durabilité, mais les clients en aval de votre chaîne de valeur pourraient l’être. Par exemple, si vous avez des clients de l’UE qui sont tenus de déclarer leurs émissions du champ d’application 3 (c’est-à-dire les émissions indirectes de gaz à effet de serre produites dans la chaîne de valeur d’une entreprise), ceux-ci se tourneront vers vous pour obtenir les données dont ils ont besoin, et vous devrez être prêt à les leur fournir. Même lorsque la déclaration n’est pas obligatoire, nous constatons que de plus en plus d’entreprises demandent à leurs fournisseurs des informations sur la durabilité pour pouvoir répondre aux attentes de leurs propres parties prenantes ou soutenir des initiatives d’approvisionnement durable.
En déterminant les attentes changeantes de vos clients en matière de durabilité – que celles-ci représentent une exigence fondamentale ou un facteur important dans leur prise de décision – et en les satisfaisant de manière proactive, vous pourrez préserver votre position concurrentielle et saisir de nouvelles opportunités de revenus.
Parallèlement, les fournisseurs en amont de votre chaîne de valeur vous donnent l’opportunité de privilégier les entreprises dont les objectifs en matière de durabilité correspondent aux vôtres. En les associant à vos efforts en matière de présentation d’information sur la durabilité, vous pouvez faire avancer vos objectifs (par exemple, en matière de décarbonation et d’élimination du travail des enfants dans vos chaînes d’approvisionnement), tout en renforçant votre contrôle diligent et en améliorant la visibilité des impacts et des risques importants au sein de votre secteur.
Les employés, actuels et potentiels, veulent travailler pour des entreprises qui partagent leurs valeurs. Ils ont observé les changements qui se produisent aux États-Unis en matière de durabilité, de diversité et d’inclusion, et ils s’interrogent de plus en plus sur ce que les entreprises canadiennes font à cet égard.
Si l’on se fie aux données recueilles, la réponse est : pas assez. Selon le Trust Barometer 2025 d’Edelman, 62 % des Canadiens estiment que les entreprises ne font pas assez pour lutter contre les changements climatiques. La même proportion estime que les entreprises ne font pas assez pour lutter contre la désinformation, et 53 % pensent qu’elles doivent faire plus pour combattre la discrimination.
Il s’agit là d’un signal important à prendre en compte dans vos initiatives de recrutement et de rétention, car cela a son importance. Dans notre Global Workforce ESG Preferences Study 2024, 75 % des travailleurs ont déclaré que l’impact social global d’une entreprise était important dans le choix d’un employeur, tandis que 68 % ont cité l’importance des politiques et pratiques environnementales. Pour rester chez un employeur, 70 % et 65 % respectivement ont déclaré que ces facteurs étaient importants.
Si vous souhaitez attirer et retenir les personnes possédant les compétences d’avenir dont votre organisation a besoin pour prospérer dans un contexte commercial qui change rapidement et qui est incertain, vous devez montrer que vous êtes à l’écoute, que vous réagissez et que vous prenez des mesures significatives sur les questions qui leur tiennent à cœur. Les rapports sur la durabilité vous offrent un moyen transparent et crédible de démontrer votre engagement et les progrès que vous réalisez.
La réglementation en matière de durabilité évolue rapidement, comme le montrent les mesures prises par le BSIF et les ACVM en 2025. Si vous tenir au fait des changements réglementaires au Canada est essentiel, il en va de même pour tout autre pays où vous exercez des activités ou envisagez de le faire.
Dans certains cas, votre entreprise peut être directement visée par des règles nouvelles ou en évolution. Par exemple, la CSRD de l’UE s’applique aux entreprises canadiennes dont les titres sont cotés sur un marché réglementé par l’UE (par exemple, par l’entremise d’une double inscription à la cote) ou qui ont une succursale ou une filiale d’une certaine taille dans l’UE. Mais dans son paquet omnibus de 2025, la Commission européenne a décidé de simplifier les normes européennes en matière de présentation d’information sur la durabilité (ESRS). Cette décision a été suivie de conseils techniques sur les changements à apporter, publiés par le European Financial Reporting Advisory Group. Ces changements devraient être adoptés d’ici la mi-2026. Il est donc temps de vérifier si votre entreprise est visée et ce que cela implique sur le plan de la présentation d’information.
Le Canada a adopté les normes mondiales de comptabilité et d’informations financières en 2010, et les entreprises se sont adaptées à ce cadre. Beaucoup ont profité de la nécessité de renforcer leurs systèmes et processus financiers pour améliorer leurs processus décisionnels, découvrir de nouvelles opportunités de création de valeur et bâtir la confiance auprès des parties prenantes et des investisseurs.
Aujourd’hui, la comptabilité et la présentation d’information sur la durabilité connaissent une évolution similaire. Les entreprises canadiennes s’efforcent de perfectionner leur approche de durabilité, en l’intégrant dans leurs activités et leurs infrastructures – autrement dit, en l’inscrivant dans leur ADN.
Bien que cette évolution soit encourageante, certaines organisations ont encore du mal à transformer la durabilité en résultats commerciaux tangibles. Voici trois activités clés qui posent souvent problème aux entreprises :
De nombreuses entreprises canadiennes reconnaissent qu’elles doivent lier plus étroitement leurs initiatives en matière de durabilité à leur stratégie d’entreprise afin de créer de la valeur commerciale. Mais il n’est pas facile de déterminer comment y parvenir.
Nous avons constaté des progrès significatifs ces dernières années, en particulier chez les entreprises qui intègrent les risques liés à la durabilité dans leurs processus de gestion des risques d’entreprise. Mais ce n’est que le début. Lier pleinement l’action en matière de durabilité à la stratégie d’entreprise signifie évaluer les activités sous l’angle de l’importance relative financière, puis relier ces activités aux priorités stratégiques et aux indicateurs clés de performance afin de comprendre comment les opportunités et les risques en matière de durabilité peuvent aider ou entraver la réalisation de ces objectifs.
C’est pourquoi l’établissement de rapports conformes aux normes de l’ISSB est une décision sans regret pour les entreprises canadiennes qui évaluent leur approche en matière de présentation d’information sur la durabilité dans le contexte actuel. Ces normes offrent un cadre éprouvé pour évaluer l’importance relative financière d’une manière qui trouve un écho auprès des investisseurs et des prêteurs et qui favorise une création de valeur plus claire.
Pour tirer parti de la valeur commerciale de la durabilité, vous devez être en mesure de montrer comment vos initiatives contribuent à la gouvernance et à la stratégie de votre entreprise, à ses objectifs et priorités, aux résultats financiers et à la gestion des risques, et vous devez le faire d’une manière qui inspire confiance à vos parties prenantes.
De nombreuses entreprises ont de la difficulté à gérer le temps et les ressources nécessaires à la collecte des données requises pour l’établissement de rapports de durabilité, en particulier lorsqu’elles ont recours à plusieurs cadres conçus pour répondre aux besoins de différentes parties prenantes. Comme la plupart d’entre elles utilisent encore des outils comme Excel pour la collecte des données, elles sont confrontées à des risques réels : erreurs humaines, incohérences dans les données et, dans certains cas, lacunes qui rendent les rapports incomplets.
Récemment, nous avons observé que certaines organisations se tournent vers des solutions technologiques basées sur l’intelligence artificielle pour rationaliser la gestion des données, réduire les besoins en ressources et améliorer la précision et la rapidité de leurs rapports. Certaines ont déjà adopté des plateformes qui permettent de suivre, de mesurer et de communiquer des informations sur la durabilité de manière vérifiable et transparente, et qui prennent en charge des contrôles internes permettant de prouver l’exactitude des informations.
Ces capacités améliorent les rapports, renforcent la confiance des parties prenantes et facilitent l’intégration de la durabilité dans la stratégie d’entreprise, tout en libérant des ressources qui peuvent alors se concentrer sur des questions stratégiques plutôt que sur la collecte manuelle de données. La collecte de données fiables fournit également aux équipes de direction des informations sur la performance plus précises et plus récentes, qu’elles peuvent utiliser pour prendre des décisions en matière de durabilité fondées sur des données et favoriser la création de valeur.
Il est essentiel d’avoir confiance en vos données et de pouvoir y accéder en temps opportun pour les exploiter et prendre de meilleures décisions.
Historiquement, les défis liés à la collecte de données ont rendu difficile pour de nombreuses entreprises canadiennes de quantifier les effets financiers des risques et des opportunités liés à la durabilité, tels que le rendement de l’investissement, la période de récupération pour des initiatives particulières ou les répercussions financières de la mise en œuvre ou du défaut de mise en œuvre de mesures spécifiques et d’investissements consacrés à la durabilité, qu’ils soient exigés par la réglementation ou non. En conséquence, de nombreuses entreprises ont eu du mal à communiquer la pleine valeur de leurs initiatives en matière de durabilité.
Lier les initiatives de durabilité à l’importance relative financière et à la stratégie d’entreprise, et utiliser la technologie pour recueillir des données complètes, précises, fiables et opportunes, peut simplifier l’évaluation des impacts financiers et stratégiques. Cela peut, à son tour, aider les entreprises à mieux comprendre la valeur de la durabilité au-delà de la conformité réglementaire, à élaborer des analyses de rentabilité quantifiables pour les futures initiatives de durabilité et à adopter une approche plus cohérente de la durabilité, comme pour toute autre question commerciale importante.
À mesure que la présentation d’information sur la durabilité gagne en maturité, votre organisation doit avoir la capacité de quantifier les impacts financiers de vos initiatives en la matière, car c’est ce qui intéresse vos parties prenantes, en particulier vos investisseurs.
Alors que la présentation d’information sur la durabilité au Canada entre dans une nouvelle ère, qui se définit par la capacité des activités de durabilité à créer de la valeur, vous vous demandez probablement comment vous y prendre, en particulier dans un contexte d’incertitude économique et commerciale où chaque dollar dépensé doit être rentabilisé au maximum.
Voici trois mesures que vous pouvez prendre pour mieux communiquer la valeur de vos activités de durabilité dans vos rapports.
Nous vivons dans un monde incertain. Chaque geste que vous posez et chaque décision que vous prenez doit créer de la valeur pour votre organisation ou vos parties prenantes, et cela comprend toutes vos activités en matière de durabilité.
Même si vous n’êtes pas encore tenu de communiquer vos initiatives en matière de durabilité, le moment est venu de réfléchir à la manière dont vous pouvez transformer la présentation d’information sur la durabilité en un avantage concurrentiel en générant de la valeur commerciale, en renforçant la confiance de vos parties prenantes internes et externes et en vous assurant que votre organisation est bien positionnée pour l’avenir, quoi qu’il arrive.
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Associée, Stratégie de durabilité et transformation, et leader nationale, PwC Canada
Tél. : +1 416-301-8585
Associé, Rapports sur la durabilité et Certification, PwC Canada
Tél. : +1 416 687 8199