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Transcription audio secteur des fusions et acquisitions

Invités :
David Bryan, associé, Transactions, et leader, Services aux sociétés privées, région de l’Alberta
Christine Pouliot, associée, Transactions, bureau de Montréal, et directrice générale, Financement d’entreprises

Sabrina Fitzgerald :
Bonjour, je m’appelle Sabrina Fitzgerald et je dirige le groupe PwC Privé. Je suis aussi associée directrice pour la région d’Ottawa.

Aujourd’hui, nous discuterons des secteurs clés et des tendances en matière de fusions et acquisitions au Canada, et nous découvrirons les perspectives de nos invités et le rôle de la création de valeur dans un environnement en pleine évolution. Donc, pour vous présenter ces renseignements, j’accueille deux de nos solides leaders du secteur. Commençons sans plus tarder par une courte ronde de présentations.

Dave Bryan :
Bonjour. Bienvenue à la discussion d’aujourd’hui. Je m’appelle Dave Bryan. Je suis associé au sein du groupe Transactions et je travaille pour le cabinet de l’Alberta. Je gère aussi le groupe PwC Privé de la région de l’Alberta à titre de membre de l’équipe de Sabrina.

Christine Pouliot :
Bonjour. Je m’appelle Christine Pouliot. Je suis associée au sein du groupe Transactions du bureau de Montréal, et je dirige le l’équipe Transactions des Sociétés privées.

Donc, examinons maintenant la situation actuelle du côté des fusions et acquisitions. Que se passe-t-il? Comment se portent les fusions et acquisitions? Au début de 2021, nous constations des niveaux record de transactions dans une foule de secteurs, y compris du côté des entreprises privées. Alors que nous continuons à sortir de la pandémie et à revenir aux niveaux de 2020, nous nous attendons à voir une situation très rare : une tonne de capitaux disponibles attendant d’être déployés ainsi que de faibles taux d’intérêt, qui ensemble favoriseront les transactions.

Et avant d’aller plus loin, saviez-vous que nous estimons que les fonds de capital-investissement détiennent approximativement 1,3 milliard de dollars en capitaux disponibles à l’investissement? C’est énorme, et ce chiffre ne tient pas compte de l’argent disponible dans les sociétés d’exploitation. Donc, il y a certainement un grand nombre d’organisations qui ont de l’argent à disposition et qui recherchent une bonne affaire.

De notre point de vue, c’est un solide indicateur que les niveaux de transactions demeureront élevés en 2022, malgré l’augmentation récente des taux d’intérêt. Maintenant, si on examine de plus près où se trouveront les opportunités en 2022, on constate quelques tendances différentes. D’une part, on s’attend à voir une vague d’entreprises privées familiales se mettre en vente. Les propriétaires ont survécu à la pandémie, mais ils sont maintenant prêts à passer à autre chose. Et cette vague a déjà commencé. Au cours des six derniers mois, j’ai eu plusieurs discussions avec des propriétaires d’entreprise qui ont réalisé à quel point l’avoir de leur entreprise était fragile. Et certains ne disposent pas de 5, 10 ou 15 ans pour reconstituer leur avoir advenant une autre crise. Donc beaucoup de propriétaires songent à vendre leur entreprise ou ont déjà décidé de la vendre pendant que les évaluations sont élevées et que les conditions du marché sont attrayantes.

Voilà donc une première tendance. D’une autre part, nous voyons des entreprises privées qui ont misé sur la technologie durant la pandémie et ont réussi à s’adapter. Celles-ci intéressent particulièrement les investisseurs dans les acquéreurs stratégiques, qui recherchent des leaders du marché et des équipes de direction visionnaires et agiles.

Donc ces entreprises arriveront à présenter de façon convaincante leur situation au début de la pandémie, les mesures qu’elles ont prises tout au long de celle-ci, et leur situation à la sortie de la pandémie. Elles susciteront un intérêt marqué chez les acheteurs et investisseurs. En résumé, on s’attend donc à des niveaux d’activités élevés et soutenus du côté des fusions et acquisitions en 2022, et à des évaluations qui demeureront élevés. Il y a encore beaucoup de capitaux disponibles et beaucoup d’acheteurs et d’investisseurs qui cherchent à en déployer. On s’attend à ce que les entreprises qui se sont adaptées et transformées, et qui sont ressorties fortes de la pandémie, soient attrayantes tant pour les acheteurs stratégiques que les fonds de capital-investissement. Donc, si vous êtes un propriétaire d’une entreprise privée, vous risquez de trouver d’excellentes opportunités d’acquérir des entreprises à des coûts en capital faibles, ou de vendre votre entreprise à une valeur élevée.

Sabrina Fitzgerald :
Dave, j’aimerais savoir si tu as vu des propriétaires d’entreprise transformer, ou devrais-je dire « réorienter », leurs opérations au cours des 19 derniers mois?

Dave Bryan :
Nous en avons certainement vu. Je dirais que quand la pandémie a commencé, beaucoup d’entreprises se sont mises en confinement et pensaient surtout à leur survie. On ne savait pas vraiment comment la situation allait se dérouler. Mais à mesure que la pandémie a progressé, ces entreprises ont commencé à penser à la façon de se remettre sur la voie de la croissance, à la fin du soutien gouvernemental et à ce à quoi la vie ressemblera après la pandémie.

Et pour aborder plus en détail la situation de l’an dernier, je dirais que nous avons vu les entreprises se ranger dans trois camps. Le premier camp est celui des vendeurs. Nous avons vu des propriétaires d’entreprise qui étaient à bout de souffle; qui avaient épuisé toutes leurs ressources et qui commençaient à réfléchir à une stratégie de sortie. D’autres se sont rendu compte qu’ils devaient croître pour être concurrentiels, et que pour ce faire, ils devaient s’associer à des pairs ou encore acquérir d’autres entreprises. Et enfin, d’autres réfléchissent à la suite des choses pour leur entreprise et pour leur famille. Ils se demandent s’il est temps de tourner la page; s’il y a une place pour la prochaine génération dans l’entreprise familiale. Le deuxième camp est celui des acheteurs. Certaines entreprises se sont bien portées durant la pandémie ou ont des capitaux disponibles à l’investissement, comme l’a mentionné Christine. Et elles ont une opportunité d’achat unique : les taux d’intérêt sont bas et les vendeurs dont je viens de parler commencent à réfléchir à une stratégie de sortie.

Enfin, le troisième camp est celui des transformateurs, ou « réorienteurs », pour faire allusion à ton commentaire précédent, Sabrina. Comme je l’ai déjà mentionné, beaucoup de propriétaires voient la pandémie et les fermetures d’entreprises comme des opportunités de modifier ou de transformer leurs activités en procédant à une évolution numérique, en changeant leurs façons d’interagir avec leurs clients, ou en partant à la conquête de nouveaux marchés. 

Sabrina Fitzgerald :
Christine, j’aimerais te poser une question sur l’évolution numérique, car il semble y avoir beaucoup de transformations et de remaniements du côté des transformateurs. Comment l’évolution numérique influe-t-elle sur les transactions?

Christine Pouliot :
C’est une excellente question, Sabrina. Quand on réfléchit aux incidences de la transformation globale, de l’évolution numérique, sur l’exécution d’une transaction au cours des 18 derniers mois, on s’aperçoit que la manière d’exécuter des transactions a été revue. Beaucoup de choses ont changé. La plupart des transactions auxquelles j’ai pris part ces 18 derniers mois ont été faites de manière entièrement virtuelle, ce qui signifie que les acheteurs acquièrent des entreprises sans visiter en personne les installations, ou même sans rencontrer en personne l’équipe de direction. Qui l’aurait cru! Vous savez, j’ai déjà eu des clients qui montaient des vidéos de leurs installations et de leurs plans pour les investisseurs et les acheteurs, mais maintenant la vérification diligente complète se fait de manière virtuelle. Et ne parlons même pas de partager une bouteille de champagne avec vos conseillers et l’autre partie pour souligner la conclusion d’une transaction; il y a un bon moment que ça ne se fait plus! Les signatures sont maintenant obtenues par courriel, et puis voilà.

J’aimerais maintenant m’écarter un peu de ta question, Sabrina, et parler d’évaluation, car cet aspect et l’approche à cet égard ont eux aussi beaucoup changé au cours des 18 derniers mois. Donc la COVID-19 a influencé la façon dont nous évaluons les entreprises.

L’un de nos plus grands défis est de déterminer un BAIIA représentatif et durable, sur lequel repose l’évaluation. Certaines entreprises ont connu une croissance considérable au cours de la dernière année, et une partie de cette croissance peut être imputable à la performance élevée, à l’évolution numérique et à l’adaptation agile au nouvel environnement. Et cette partie de la croissance est durable et sera conservée à l’avenir.

Par contre, une autre partie de la croissance peut être imputable à la COVID-19 et celle-ci pourrait très bien disparaître quand la pandémie sera maîtrisée. Donc il faut déterminer comment retirer l’apport non durable de la COVID-19 des résultats financiers et des prévisions de l’entreprise au moment d’effectuer une évaluation. C’est toujours intéressant d’en discuter durant la négociation d’une transaction. Voilà donc un autre élément important dans toute transaction que nous faisons, qui découle de cette nouvelle façon d’exécuter les transactions.

Dave Bryan :
Tout à fait. Sabrina, comme vous le savez, j’aime parler, donc j’aimerais apporter une perspective sectorielle, car nous constatons des choses intéressantes du côté de différents secteurs d’activité. Il y a une transition vers un environnement virtuel qui ouvre la porte aux leaders du numérique, comme Christine et moi l’avons mentionné plus tôt. Mais cette transition accroît aussi la concurrence, car des sociétés étrangères peuvent maintenant accéder à nos marchés locaux, et même à nos talents. Et nous voyons certains de nos employés nous quitter pour saisir des opportunités qui ne leur auraient jamais été présentées avant la pandémie de COVID-19. On se demande donc comment les choses se passent pour les principaux acteurs et secteurs de l’économie. Et ce que cela signifie pour les entreprises qui recherchent des opportunités de fusion et acquisition pour adapter et étendre leurs activités.

Prenons l’agriculture, qui est un bon exemple. Les producteurs, qui habituellement ont des marges très minces et font face à des risques variés en continu, misent maintenant sur la technologie pour optimiser leurs rendements et changer leur façon de travailler. C’est un exemple très parlant. Les investissements des producteurs sont axés sur les données en temps réel et les technologies d’agriculture de précision, lesquelles les aident à améliorer leurs rendements et leurs marges, tout en réduisant les incidences des risques environnementaux.

Et tout cela augmente la valeur de leur entreprise. Si on creuse un peu plus loin, on voit que les grandes entreprises agricoles travaillent à optimiser leurs capacités de base et font même des acquisitions technologiques pour s’aider à croître et à étendre leurs activités. Et cela crée des opportunités pour les entreprises technologiques – un thème récurrent ici –, surtout pour les entreprises qui se spécialisent dans la saisie de données et les analyses.

Les entreprises de services énergétiques sont un autre bon exemple. Comme vous le savez, je suis en Alberta, donc je fais affaire avec des entreprises de services énergétiques régulièrement. Et nous voyons beaucoup de cas où la priorité clé de ces entreprises est la diversification des sources de revenus grâce à une expansion à l’échelle mondiale. Certaines entreprises cherchent des manières de tirer parti de leurs compétences canadiennes reconnues pour croître dans d’autres secteurs.

Par exemple, si vous arrivez à opérer à Fort McMurray en plein milieu de l’hiver, votre technologie et votre matériel peuvent probablement fonctionner partout dans le monde. De plus, beaucoup se concentrent non seulement sur les capacités de production physique et l’expansion, mais aussi sur les occasions de créer différents points de vente pour leur entreprise. Et c’est lié de près aux transactions, car nous constatons une augmentation du volume de transactions dans le secteur de l’énergie, ainsi qu’une continuité des consolidations, et malheureusement parfois des restructurations, du côté des entreprises en amont. Mais dans le cas des entreprises bien établies, surtout les sociétés en nom collectif et les coentreprises, et des acquisitions d’acteurs possédant des expertises particulières, ce genre de changements commencent à s’opérer.

Et ainsi faisant, ces entités cherchent à gérer leur risque et à diversifier leurs offres de services. 

Une fois de plus, les commerces de détail, eux, ont fait de l’introspection durant la pandémie et ont réfléchi à l’accélération du déploiement de leurs capacités de commerce électronique ou à l’amélioration de leurs plateformes numériques.

Mais la transition durant la pandémie a été si rapide que beaucoup ont découvert que leurs plateformes n’étaient pas suffisantes et qu’ils devaient renforcer leurs équipes et ressources, surtout en recrutant des personnes spécialisées en commerce électronique et aptes à relever les défis qui y sont liés. Encore une fois, cette vague d’acquisitions a poussé les entreprises à aller chercher ces talents et cette expertise profonde en commerce électronique.

Et cela nous ramène une fois de plus à la technologie; nous voyons des transactions où l’évolution numérique elle-même est un facteur de valeur. Ici aussi c’est probablement un résultat de l’insuffisance des ressources et expertises pour répondre à la demande. Donc les entreprises cherchent à acquérir des entreprises de TI pour les aider à répondre à la demande.

Sabrina Fitzgerald :
Dave, peux-tu nous parler rapidement de capital-investissement?

Dave Bryan :
Bien sûr. Une découverte intéressante dans nos récentes tendances en matière de fusions et acquisitions au Canada est l’intérêt accru des sociétés de capital-investissement. Et j’inclurais aussi dans ce lot les gestionnaires de grande fortune.

Sabrina Fitzgerald :
Tout à fait d’accord.

Dave Bryan :
Et les investisseurs institutionnels. Ces entités souhaitent acheter des organisations locales ou investir dans celles-ci, voire soutenir les économies locales. Le dicton Charité bien ordonnée commence par soi-même s’applique ici. Par exemple, si je vis en Alberta, je veux investir dans l’Alberta et soutenir la reprise de l’économie de l’Alberta.

Une autre tendance que nous constatons dans l’Ouest est l’intérêt des sociétés de capital-investissement envers notre secteur technologique en plein essor et envers certaines possibilités d’investissement de capital-risque. Plusieurs transactions technologiques, qu’il s’agisse d’entreprises, de technologie financière ou de logiciels, ont été conclues récemment. Et nous voyons des activités de capital-risque très saines et en pleine croissance, car les acteurs sur le marché sont à la recherche de technologies de rupture, ainsi que d’opportunités liées aux investissements autonomes et aux acquisitions complémentaires à leurs sociétés de portefeuille actuelles. Enfin et surtout, il faut surveiller de près la technologie propre. C’est un secteur qui connaît une forte croissance et gagne en popularité, compte tenu de l’accent accru sur l’efficacité de la production et les objectifs de réduction des émissions de carbone. Christine, voyez-vous les mêmes choses dans l’Est?

Christine Pouliot :
Oui, Dave, c’est en fait très semblable; beaucoup de nouveaux fonds ont vu le jour. La technologie de l’information, la technologie industrielle, les soins de santé en général, les aliments et boissons, voilà tous des secteurs dans lesquels les fonds de capital-investissement sont très actifs.

Dave, nous avons beaucoup parlé des nombreux capitaux à la disposition des sociétés de capital-investissement, mais il y a aussi 300 SAVS qui n’ont pas encore trouvé leurs cibles d’acquisitions. Imaginez la quantité de capital supplémentaire sur le marché que cela représente. Ces SAVS sont à la recherche d’acquisitions pour réaliser leurs plans d’affaires. Donc, tout cela montre bien la pression, pour les investisseurs et acheteurs, de faire des acquisitions.

Sabrina Fitzgerald :
Très bon point. Avez-vous des conseils à donner à nos auditeurs qui se demandent s’il est temps pour eux de vendre ou de songer à vendre? Comment peuvent-ils mettre toutes les chances de leur côté?

Dave Bryan :
Bien sûr, je peux commencer, Sabrina. Je dirais qu’il est très important, pour les entreprises qui songent à vendre, de se concentrer d’emblée sur la planification et l’exécution. La vente de votre entreprise exige beaucoup de planification et de préparation. Comme Christine l’a mentionné, les évaluations des entreprises privées canadiennes sont en hausse, tout comme l’est la demande de la part des acheteurs et investisseurs locaux et étrangers.

Et ça peut être un sentiment incroyable d’arriver à rentabiliser tout votre dur labeur, et d’en faire profiter votre famille ou vos autres parties prenantes. Mais vous ne pouvez vendre votre entreprise qu’une seule fois, donc planifiez pour obtenir le maximum de cette sortie. La vente peut être très complexe d’un point de vue financier, mais aussi personnel, surtout si votre famille est investie dans l’entreprise et que vous devez avoir des discussions que vous n’avez peut-être jamais eues auparavant. Et si on examine les transactions réussies auxquelles nous avons pris part, on constate un thème récurrent, soit une planification et une préparation très approfondies bien avant la vente. Christine, j’aimerais connaître votre point de vue à cet égard. 

Christine Pouliot :
Je suis entièrement d’accord avec toi, Dave. La planification et la préparation sont vraiment la clé d’une transaction réussie. Il faut aussi savoir que le processus de transaction peut être très émotif et demander beaucoup de temps. De nos jours, on parle de six à neuf mois, parfois même 12, à compter du moment où vous décidez d’enclencher le processus de transaction et jusqu’au moment où la transaction est conclue. Donc, il vaut la peine de planifier et de se préparer de ce côté-là aussi. 

Un des principaux conseils que nous donnons aux entrepreneurs et aux propriétaires est de mobiliser leurs parties prenantes autour de leur vision et de leur plan avant d’entreprendre une transaction. Par parties prenantes, on entend la famille, l’équipe de direction, les investisseurs et les conseillers, le cas échéant. Vous devez aussi réfléchir à ce que serait une transaction réussie pour vous, en tant qu’actionnaire.

On pense bien sûr à l’évaluation, mais aussi à la structure de la transaction. Seriez-vous prêt à inclure une clause d’indexation sur les bénéfices futurs à la structure de la transaction? Seriez-vous prêt à recevoir des actions de l’acheteur comme forme de paiement? Seriez-vous prêt à maintenir une participation dans l’entreprise? Ce sont toutes des questions importantes qu’il faut se poser. Vous devez réfléchir à la planification de la structure fiscale, au profil de l’acheteur qui serait idéal pour votre entreprise. Et aussi à la période de transition que vous devrez traverser après la transaction, tant pour ce qui est du temps que vous voulez rester et du genre de rôle que vous voulez jouer après la transaction. Voilà donc des facteurs très importants à prendre en considération. 

Sabrina Fitzgerald :
Génial. Je crois qu’il est maintenant temps de conclure cette discussion. C’était fantastique. Merci à vous deux pour cette excellente discussion, et merci à tous. Je vous souhaite une agréable journée.

 

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