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Bruce Barkhouse, directeur principal, Services fiscaux, PwC Canada
« Ce fut un privilège de diriger des initiatives qui éduquent, inspirent le changement et font progresser la réconciliation par des actions enrichissantes. »
D’une certaine façon, j’ai l’impression d’avoir vécu la réconciliation toute ma vie. Ma mère vient de Colombie-Britannique, où notre Première Nation vit depuis des temps immémoriaux. Nous sommes un peuple des pôles. Notre emblème familial comprend l’oiseau-tonnerre et l’épaulard. Mon père, un agent de la GRC à la retraite, vient de Nouvelle-Écosse. Sa famille, qui a émigré d’Allemagne, est arrivée au Canada en 1752.
Je suis né à Vancouver, mais nous avons déménagé « temporairement » à Ottawa en 1964. Mes parents racontent que ma grand-tante, Ellen Neel (l’une des premières femmes sculpteures célèbres), est venue nous dire au revoir à la gare ferroviaire de Vancouver. Finalement, j’ai grandi à Ottawa, où je vis toujours en tant qu’Autochtone urbain. Ma sœur, Mary Anne, est une artiste accomplie. J’ai rencontré ma merveilleuse épouse, qui est née au Pakistan, au bal des finissants de notre école secondaire. Nous avons trois filles remarquables, dont je suis extrêmement fier.
Je me considère comme très chanceux parce que j’ai eu de nombreuses opportunités. Je peux compter sur le soutien d’une famille aimante, qu’il s’agisse des membres de ma famille immédiate ou de ceux de ma famille élargie à travers le pays. J’ai également eu la chance d’avoir accès à d’excellents enseignants pendant tout mon parcours scolaire, ainsi qu’à des soins de santé lorsque ma famille et moi-même en avions besoin (y compris des médecins qui effectuaient des visites à domicile).
Je suis conscient que nombre d’entre nous n’ont pas eu cette chance. C’est le cas en particulier pour de nombreux peuples autochtones du Canada, qui ont été limités par des obstacles structurels en matière d’éducation, de soins de santé et de finance, notamment lorsqu’il est question d’obtenir un prêt hypothécaire pour acheter une maison ou de démarrer une entreprise. De plus, les personnes qui vivent loin des centres urbains sont confrontées à d’autres obstacles. Par exemple, ma fille s’est rendue à Resolute Bay, une communauté isolée dont les habitants doivent prendre plusieurs vols pour recevoir des soins spécialisés.
Lorsque je me suis joint au Réseau d’inclusion des Autochtones de PwC Canada, je me souviens très bien que j’y voyais une occasion de changer les choses. Au fil des décennies, la société a évolué au point où les obstacles pour les peuples autochtones sont largement reconnus, y compris par les tribunaux. De plus, j’ai constaté que mes collègues avaient une curiosité innée, un intérêt à en apprendre davantage sur le point de vue des Autochtones et un désir de travailler sur des enjeux importants. Qu’y a-t-il de plus important que de résoudre des problèmes qui perdurent depuis des siècles?
La première étape, c’est l’éducation. Car la vérité doit passer avant la réconciliation. Notre réseau d’inclusion offre de nombreuses occasions d’en apprendre davantage sur nos diverses cultures autochtones, et de les célébrer.
Nous éveillons les consciences, notamment en organisant des événements pendant le Mois national de l’histoire autochtone, ce qui a mené à l’inauguration de notre Legacy Space à Vancouver, en partenariat avec la fondation Downie-Wenjack. D’autres initiatives comprennent la tenue de séances sur les protocoles autochtones avec l’aide des aînés de la Colombie-Britannique, une projection de film suivie d’une discussion avec le cinéaste, organisée avec l’appui de imagineNATIVE, la mise en place d’une Tribune de témoignages et l’enseignement de la reconnaissance du territoire.
Pour nous assurer de poursuivre les discussions et l’éducation tout au long de l’année, nous tenons également des Tribunes de témoignages mensuelles afin d’en apprendre davantage, ensemble, sur des sujets qui suscitent la réflexion et qui sont parfois délicats, le tout dans un espace sûr.
Mon travail sur le Plan d’action pour la réconciliation avec les Autochtones (PAR) de PwC Canada s’est avéré l’une des expériences les plus enrichissantes de ma carrière.
Grâce au mandat solide de notre équipe de direction et de notre conseil d’administration, nous avons pu tracer la voie à suivre pour que PwC Canada réponde à l’Appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation no92 qui s’adresse au milieu des affaires. Bien que cet appel à l’action concis de 240 mots doive être lu dans son intégralité, il faut savoir qu’il demande aux entreprises d’utiliser leurs ressources pour assurer une consultation véritable, établir des relations respectueuses et obtenir le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause (CPLCC) des peuples autochtones avant de lancer des projets de développement économique. Cela correspond parfaitement au rôle de PwC Canada en tant que conseiller de confiance auprès de nos précieux clients.
La réconciliation doit permettre aux communautés autochtones de tirer des avantages durables à long terme des projets de développement économique, grâce à l’accès à du capital et à des partenariats avec des entreprises canadiennes. Cela dit, la réconciliation ne se limite pas au développement économique. Si elle est menée correctement, elle permet également de bâtir une nation, de renforcer les capacités et de consolider des liens fondés sur la confiance mutuelle.
Bruce est directeur principal au sein du groupe Services fiscaux de PwC Canada, à Ottawa, et co-président du réseau d’inclusion des Autochtones, dirigé par les employés.
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