Alumni Boomerang

Retour créatif d’André Kassermelli chez PwC Canada

André Kassermelli, directeur, Production vidéo, PwC Canada

« Les relations sont essentielles dans le monde professionnel, et elles continuent d’ouvrir des portes longtemps après un départ. »

Dans le cadre de notre série Boomerang sous les projecteurs, nous nous sommes entretenus avec André Kassermelli de son parcours : il est passé de directeur, Production vidéo chez PwC Canada à fondateur de sa propre entreprise de production médiatique, puis est retourné au cabinet. Nous avons discuté avec lui de la façon dont la flexibilité, la communication narrative (storytelling) et les relations ont façonné sa carrière.


André, tu as commencé à travailler chez PwC Canada en 2012, tu as ensuite quitté le cabinet pour lancer ta propre entreprise, puis tu es retourné au cabinet. Qu’est-ce qui t’a inspiré à faire un saut en entrepreneuriat?

Ma fille est née en juillet 2017, et j’ai quitté le cabinet en janvier 2019. Pendant que je travaillais chez PwC, j’ai eu la chance de prendre un congé parental, qui a coïncidé avec la maladie de ma mère. Travailler à mon compte et lancer ma propre entreprise m’a donné la flexibilité dont j’avais besoin à ce moment-là pour ma vie familiale.

Comment a été l’expérience de gérer ta propre entreprise? 

C’était vraiment intéressant. Il y a beaucoup de hauts et de bas. On apprend énormément. J’adore manier des caméras, faire du montage et mettre la main à la pâte dans l’univers de la production et de la postproduction. Le côté affaires était plus complexe. C’était un défi de bien gérer la comptabilité et toute la paperasse nécessaire pour me constituer en société plutôt que d’être travailleur autonome.

En quoi ton passage chez PwC Canada t’a-t-il préparé à l’entrepreneuriat? 

Même si je n’ai pas acquis d’expérience en entrepreneuriat chez PwC, mon passage au cabinet m’a préparé à poser les bonnes questions et m’a appris à savoir où trouver les réponses. Le fait d’avoir travaillé chez PwC et collaboré avec différents collègues m’a beaucoup aidé pour le volet affaires. Et j’ai trouvé la plupart des clients pour ma société de production médiatique grâce à d’anciens collègues du cabinet qui avaient quitté le cabinet eux aussi [d’autres Alumni]. 

Dans ton rôle actuel de directeur, Production vidéo, comment te sens-tu quand tu captes des moments marquants pour le cabinet? 

C’est très gratifiant. Je dis souvent que je pense avoir le meilleur poste au cabinet, parce qu’on m’affecte à différentes équipes, ce qui me permet d’aider chacun à raconter son histoire, quels que soient sa ligne de services, son rôle au sein du cabinet ou sa place dans l’organigramme. 

Peux-tu nous raconter un moment mémorable que tu as vécu grâce au cabinet?

Lors de la plus récente conférence du groupe Certification, j’ai rencontré quelqu’un que j’admire et respecte beaucoup : Laurent Duvernay-Tardif. J’ai réalisé sa vidéo de présentation. C’est l’une des expériences les plus marquantes que j’ai vécues depuis mon retour.

Vois-tu l’intelligence artificielle (IA) comme un outil de créativité ou comme une source de perturbation pour la photographie et la production vidéo?

L’IA est un outil puissant qui m’aide beaucoup dans la création. Certains processus qui me prenaient autrefois des jours, comme découper manuellement un élément pour l’intégrer à une autre composition, se font maintenant d’un simple clic grâce aux plus récentes fonctionnalités de mes logiciels de montage vidéo et de retouche photo.

La perturbation qui se vit actuellement avec l’IA, et qui est attribuable à des outils plus rapides, moins coûteux, plus puissants et plus accessibles, existe dans mon secteur depuis 15 ans, en raison de la chute des prix des caméras et des outils de montage et de la montée en flèche de leur puissance. L’essentiel, c’est de s’adapter continuellement. 

Quel impact le fait de faire partie du réseau des Alumni de PwC Canada a-t-il eu sur ta carrière? Que signifie pour toi « Votre réseau pour la vie »?

L’une des plus importantes leçons que PwC Canada m’a apprises, c’est que les relations sont essentielles dans le monde professionnel. Si j’avais un conseil à donner, ce serait d’essayer de créer plus de liens, de parler à davantage de personnes et d’être un peu plus sociable. C’est ainsi que j’ai toujours obtenu des emplois, des mandats, des recommandations de clients et de nouvelles expériences. Au début de mon parcours chez PwC Canada, nous étions un groupe à nous réunir très souvent après le travail. Ils sont tous venus chez moi il y a environ un mois, et nous avons soupé ensemble. Chacun en est à une étape différente aujourd’hui, mais nous avons réussi à garder le contact. Il s’agit simplement de trouver des personnes avec qui l’on est sur la même longueur d’onde, et de les garder dans son réseau pour la vie.

En dehors du travail, quelles activités t’aident à refaire le plein?

Le vélo, la boxe et les moments passés avec mon enfant. J’ai récemment participé à l’événement Baycrest Bike for Brain Health, une collecte de fonds pour la lutte contre la démence. L’autoroute Don Valley Parkway a été fermée pendant une demi-journée pour l’occasion, et c’était agréable de rencontrer un groupe de personnes que je n’aurais pas croisées autrement.

J’ai eu l’idée de prendre des photos avec nos maillots ou nos casques de vélo. Plusieurs d’entre nous ont utilisé ces photos pour leur propre profil LinkedIn, afin de promouvoir l’événement et de solliciter des dons. Cette initiative a porté ses fruits : l’équipe de PwC Canada a amassé près de 40 000 $.

Quels conseils en photographie pourrais-tu nous donner? 

Jouez avec les angles. Je dirais : prenez de la hauteur, abaissez-vous ou décalez-vous sur le côté. Jouez avec l’espace négatif et les angles pour rendre l’image beaucoup plus saisissante. Parfois, il suffit d’incliner légèrement l’appareil photo; selon les lignes à l’arrière-plan, cela peut créer une image complètement différente. 

Suivre PwC Canada