La faiblesse du premier trimestre assombrit les perspectives du marché canadien des premiers appels publics à l’épargne pour 2012 : l’analyse de PwC

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MONTRÉAL, 2 avril 2012 – Le marché canadien des premiers appels publics à l’épargne (« PAPE ») manque cruellement de tonus après un des trimestres où son activité a été la plus faible de mémoire récente, et les perspectives pour le reste de 2012 sont incertaines.

Alors qu’il n’y a pas eu un seul PAPE à la Bourse de Toronto, le total des capitaux frais mobilisés sur les bourses canadiennes a péniblement atteint les 20 millions de dollars avec 13 nouvelles émissions au premier trimestre de 2012, selon une étude publiée par PwC. Cela représente le troisième résultat trimestriel le plus faible des dix dernières années. Seuls le quatrième trimestre de 2008 (2 millions de dollars) et le premier trimestre de 2009 (2,5 millions de dollars) avaient enregistré des produits plus faibles.

« Les résultats du premier trimestre de 2012 s’inscrivent dans le prolongement des faibles niveaux d’activité du dernier trimestre de 2011 où les marchés ont été freinés par la crise de la dette européenne et par la volatilité boursière extrême, estime Alain Michaud, leader des Services des premiers appels publics à l'épargne de PwC à Montréal. Une seule émission de 25 millions de dollars à la Bourse de Toronto au quatrième trimestre et une activité réduite à la Bourse de croissance de Toronto se sont traduites par un produit d’à peine 52 millions de dollars en 10 nouvelles émissions sur toutes les bourses canadiennes au cours des trois derniers mois de 2011.

« La résolution de la crise de la dette en Grèce attendue de tous est survenue trop tard pour soutenir le marché des PAPE au premier trimestre, ajoute M. Michaud, et les craintes d’un ralentissement de la croissance en Chine ont perturbé les marchés des matières premières. Il n’est pas étonnant que le premier trimestre de 2012 ait ressemblé au dernier de 2011. »

Les résultats des PAPE du premier trimestre de 2012 représentaient 10 % de ceux de la même période en 2011, où 13 nouvelles émissions, dont deux à la Bourse de Toronto, avaient permis de réunir plus de 198 millions de dollars.

La résolution de la crise en Grèce devrait normalement aider le marché à retrouver son optimisme et atténuer la volatilité, selon M. Michaud, mais cela ne facilite pas pour autant les prévisions du marché des premiers appels publics à l’épargne pour le reste de l’année.

« Les sociétés continuent de se montrer actives sur le front des fusions et acquisitions, qui ont en partie remplacé l’activité des premiers appels publics à l’épargne, explique M. Michaud. Les grandes sociétés cotées en bourse possédant de solides réserves de trésorerie sont maintenant en mesure de croître en procédant à des acquisitions. Or, dans un autre environnement, certaines des sociétés acquises auraient pu songer à une introduction en bourse. »

Le rapport annuel de PwC sur les fusions et acquisitions mondiales dans le secteur des mines révèle que 2011 a été la deuxième année la plus active dans l’histoire des fusions et acquisitions; on s’attend par ailleurs à ce que 2012 soit une nouvelle année record, sous l’impulsion d’une grande variété d’acheteurs financiers et d’intégrateurs verticaux.

La technologie est un des secteurs que M. Michaud suivra de près. « Au Canada, ce sont traditionnellement les sociétés de ressources naturelles qui animent le marché des premiers appels publics à l’épargne, comme en 2011. Mais l’introduction en bourse de Facebook pourrait déclencher l’intérêt pour le secteur technologique au Canada qui a été ignoré jusqu’à récemment. »

PwC procède à cette étude du marché des premiers appels publics à l’épargne au Canada depuis plus de 10 ans. Les résultats sont publiés chaque trimestre pour fournir aux entreprises, aux investisseurs, aux médias et à d’autres parties intéressées des informations qui leur permettent de mieux percevoir le marché. Dans le cadre de cette étude, les instruments de placement tels que les produits structurés ne sont pas considérés comme faisant l’objet de PAPE puisqu’ils ne représentent pas, pour les sociétés d’exploitation, de nouveaux titres de participation.

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