Avec le Canada en tête, 2011, une année quasi record de fusions et d’acquisitions minières, mais les mineurs occidentaux privilégient la prudence

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La concentration géographique pourrait freiner la croissance à long terme des acquéreurs des pays industrialisés

MONTRÉAL, 5 mars 2012 — Malgré une piètre conjoncture macro-économique et la chute des prix des matières premières, l’année 2011 a été marquée par l’annonce de plus de 2 600 fusions et acquisitions d’une valeur de 149 milliards $ dans le secteur minier mondial. Le volume des transactions frisait le record absolu et les valeurs dépassaient celles de 2010 de 33 %, selon le rapport de PwC intitulé PwC’s Global Mining 2011 Deals Review & 2012 Outlook: On the road again. Le Canada était premier dans les transactions du secteur minier; 30 % de toutes celles qui ont eu lieu dans le monde en 2011 comptaient, du côté acheteur, une entreprise canadienne, ce qui représente une plus forte proportion que celle de tout autre pays.

« Les acheteurs étaient nombreux, ce qui, étonnamment dans une conjoncture d’érosion des prix des ressources naturelles, a donné lieu à une montée des enchères et des valorisations », dit Nochane Rousseau, leader de l’industrie minière pour la région du Québec de PwC.

Le rapport détaille les statistiques des transactions de 2011 et présente les conclusions d’une analyse géographique approfondie qui révèle que la concentration géographique continue de dominer le secteur minier. Selon M. Rousseau, « à l’exception d’un petit nombre de cas particuliers, les pays industrialisés et les pays émergents tendent à privilégier les transactions dans leurs propres régions. Les deux mondes se sont très peu interpollinisés. »

Parmi les opérations émanant de l’Occident, 72 % portaient sur l’acquisition de projets dans d’autres pays industrialisés. Soixante et un pour cent des acquisitions réalisées par des Canadiens visaient des projets au Canada. Le rapport indique que la tendance des sociétés minières occidentales à privilégier la prudence pourrait brider leur croissance à long terme puisque près des trois quarts des réserves connues sont situées en dehors des pays industrialisés.

« Les chiffres ne mentent pas, ajoute M. Rousseau. Les pays industrialisés doivent s’interroger sur ce qu’il leur en coûtera à long terme de ne pas s’implanter davantage sur ces marchés. »

En 2011, les acquéreurs sur des marchés émergents clés représentaient 24 % des acquisitions, près de 50 % de plus que la valeur totale des transactions réalisées lors du point culminant du marché en 2006. « Alors que ces marchés ne sont pas encore dominants, à mesure que les années passent, les sociétés minières des marchés émergeants deviennent des forces de moins en moins négligeables », poursuit M. Rousseau.

« Pour aborder efficacement un marché émergent et réduire le risque d’une annulation de transaction, les groupes occidentaux, et particulièrement les conseils d’administration et les actionnaires, devront revoir la manière dont ils pondèrent le risque et le rendement », dit-il.

L’avenir

En 2012, le rapport prévoit une poursuite des volumes élevés de fusions et d’acquisitions dans le secteur minier mondial. « Avec la demande de nouveaux projets, la montée des coûts de production et la diminution des réserves des pays industrialisés, les sociétés minières chercheront des possibilités d’acquisition pour changer d’échelle de grandeur et réaliser des gains d’efficacité des coûts », prédit M. Rousseau.

Les prévisions pour 2012 :

  • Les acheteurs à vocation financière (fonds d’investissement souverains, capital-investissement spécialisé, grandes caisses de retraite et fonds spéculatifs) réévalueront leur approche du secteur des ressources naturelles. Les sociétés de capital-investissement emploieront sans doute des instruments d’emprunt, rechercheront des ressources qui n’exigent pas plusieurs milliards de dollars ou des investissements complémentaires en infrastructures, se focaliseront sur les ressources présentant des atouts dynamiques exclusifs et de faibles profils de risque, ou se porteront acquéreurs de projets pour lesquels il n’y a pas de repreneur stratégique logique.
  • L’activité devrait être intense pour les « cinq premières » ressources – or, cuivre, charbon, minerai de fer et argent. Mais il est peu probable que les fusions et acquisitions dans le secteur aurifère fassent monter les évaluations et les enchères au point de combler le fossé entre le prix de l’or et celui des actions des sociétés aurifères.
  • Les acheteurs occidentaux seront forcés de trouver des modèles d’affaires permettant de mener à terme les transactions sur les marchés émergents.
  • Un climat d’investissement de plus en plus propice déclenchera une « renaissance africaine » caractérisée par un accroissement des investissements dans le secteur minier inégalé d’Afrique.

Pour en savoir plus ou pour lire le rapport intégral, consultez le site : www.pwc.com/ca/MiningDeals.

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