Alumni Boomerang

Retour triomphal de Martin Leung chez PwC Canada

Alexandra Flewell

Martin Leung, Associé, Services fiscaux, PwC Canada

« J’avais fait mes premières armes au cabinet, alors c’était comme rentrer chez moi pour retrouver des visages familiers, et je suis très reconnaissant d’avoir eu accès à des talents de haut niveau. »

Dans le cadre de notre série Boomerang sous les projecteurs, nous nous sommes entretenus avec Martin Leung, qui a quitté PwC Canada en février 2022 pour un autre cabinet de services professionnels. Martin est revenu en juillet 2023 pour occuper le poste de directeur principal, Services fiscaux, Sociétés privées, au bureau de PwC à Vancouver. Nous explorons son parcours de développement et de leadership et son retour au cabinet.

Bon retour, Martin!


Martin, tu as eu une carrière impressionnante chez PwC Canada. Quels ont été les moments les plus marquants qui ont façonné ton parcours professionnel, de stagiaire d’été à associé aux Services fiscaux?

J’ai vécu plusieurs moments marquants chez PwC Canada. D’abord, j’ai fait mes débuts avec un grand groupe de recrues aux Services fiscaux de Vancouver. Mes premières années en tant que conseiller et premier conseiller dans ce groupe m’ont permis de développer un sens de la camaraderie et de la résilience — longues heures, périodes de pointe, examens. Bon nombre des membres de ce groupe demeurent de précieux contacts et amis, en tant que collègues chez PwC Canada ou Alumni ailleurs dans l’industrie. 

Autres moments marquants pour moi : la réussite de l’examen final commun (EFC), une place au tableau d’honneur pour le premier examen et le statut de major de promotion de la Colombie-Britannique. J’ai toujours été un peu réservé, mais cette expérience a braqué les projecteurs sur moi et m’a permis de réaliser que je savais ce que je faisais, du moins sur le plan technique. Cela m’a fait sortir de ma zone de confort.

Peu de temps après avoir passé l’EFC, je me sentais épuisé et j’ai eu une très bonne conversation avec l’un de mes mentors, la personne qui m’a embauché en fait. Le travail que je faisais n’était pas inspirant, alors mon mentor m’a recommandé de travailler avec un associé d’expérience en fiscalité des fusions et acquisitions. Cet associé a beaucoup investi dans mon développement et a travaillé de près avec moi pendant des années, ce qui m’a aidé à développer des compétences et de la confiance. Ce fut l’une des expériences qui ont vraiment façonné ma carrière, et j’en récolte encore les fruits aujourd’hui.

Photographie par : BBZ Productions @bbzproductionsinc 

À quel moment as-tu décidé qu’il était temps de quitter PwC Canada, et qu’est-ce qui t’a motivé à revenir?

Ma décision de quitter PwC Canada reposait sur plusieurs facteurs, dont un épuisement lié à la COVID et le désir de travailler dans un environnement différent. J’étais chez PwC Canada depuis le début de ma carrière, alors je voulais sortir de ma zone de confort et voir si je pouvais réussir sans le soutien de formidables mentors et une réputation acquise sur une décennie. Divulgâcheur : l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs — elle est juste différente. 

Si je suis revenu chez PwC Canada, c’est que les astres étaient alignés. Même après mon départ, je suis resté en contact avec mes mentors du cabinet. Des conversations avec eux ont révélé de nouvelles opportunités aux Services fiscaux, Sociétés privées, alors je suis revenu au cabinet en juillet 2023 pour occuper le poste de directeur principal.

Pour revenir à ton travail actuel chez PwC Canada, comment fais-tu pour rester à la pointe de l’évolution de la législation fiscale et t’assurer qu’il en va de même pour les stratégies de tes clients?

Ce n’est rien de très glamour. Je fais tout simplement mon travail et j’essaie de rester à jour. Je lis les nouvelles lois, des décisions de justice et des publications de l’ARC, et je pense aux clients qui pourraient être touchés. Chaque fois que je découvre de nouvelles informations, de nouvelles règles fiscales ou des points de vue intéressants, je passe littéralement en revue ma liste de clients pour voir avec qui je peux discuter.

Qu’est-ce qui t’enthousiasme le plus au sujet de l’avenir de la profession de CPA?

Ce qui m’enthousiasme le plus, c’est que les personnes qui entrent dans la profession de CPA changent constamment – elles apportent différentes perspectives et prennent de nouvelles directions. J’ai vraiment hâte de voir les changements que l’avenir nous réserve, compte tenu de l’intelligence artificielle (IA) et des évolutions technologiques majeures. Il faudra déterminer comment rendre la profession résiliente face à tous ces changements technologiques.

Depuis ton retour chez PwC Canada, tu as vu le cabinet investir massivement dans la technologie et, surtout, dans l’IA. En quoi, selon toi, l’IA influera-t-elle sur les services-conseils en fiscalité au cours des cinq prochaines années?

Honnêtement, je n’en sais pas assez pour prédire où en sera l’IA dans cinq ans – ni même dans six mois, en fait. Par contre, je peux dire ce que je vois maintenant. Beaucoup de clients utilisent des outils d’IA avant de s’adresser à nous. De mon point de vue, notre travail consiste à être meilleurs que l’agent conversationnel. L’IA peut produire de bonnes informations, mais elle est souvent peu nuancée et peut se prononcer avec assurance tout en faisant fausse route. Tout revient donc à dire qu’il faut être vraiment bons dans ce que nous faisons et bien comprendre nos clients, car il n’y a jamais un seul plan fiscal qui soit le meilleur. Il s’agit toujours de trouver ce qui convient le mieux au contexte et aux objectifs du client.

J’utilise l’IA comme outil de recherche et de formation, car elle est utile pour faire des recherches dans des documents et des lois et accélérer la compréhension. L’IA aide les membres moins expérimentés de l’équipe à se placer au même niveau que les collègues ayant plus d’ancienneté, mais pour l’instant, elle ne peut pas remplacer une expertise approfondie et un contexte spécifique.

Quel conseil aurais-tu aimé recevoir plus jeune et qui demeure valable pour la prochaine génération de professionnels de PwC?

Surtout : bâtis ton capital de carrière! Et sois vraiment bon dans ce que tu fais. Ne te limite pas à lire la loi sur l’impôt — utilise l’IA pour apprendre davantage et devenir encore meilleur dans ce que tu fais. Nos collègues sans grande expérience ont une opportunité fantastique de se mettre au même niveau que les membres plus expérimentés de l’équipe.

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