Bilan de l’année de fusions et acquisitions et perspectives pour 2019

Malgré les hauts et les bas des négociations commerciales et l’incertitude des marchés au cours des derniers mois de l’année, le Canada a vu un marché solide pour les fusions et acquisitions en 2018. Aidés par un capital abondant et une économie en croissance avec un faible taux de chômage, la valeur globale des transactions a augmenté de 20 % par rapport à 2017 et le volume des transactions a augmenté de 8 % (2 395 transactions en 2018 contre 2 222 l’année précédente).

Avec l’entrée en vigueur, en octobre 2018, d’importants changements juridiques au Canada par suite de la légalisation du cannabis à des fins récréatives, il n’est pas surprenant que les soins de santé aient été parmi les secteurs où les transactions ont le plus augmenté en 2018. En mai 2018, Aurora Cannabis Inc. a annoncé son intention d’acquérir MedReleaf Corp. pour 2,1 milliards de dollars américains. Parmi les autres transactions importantes en 2018, mentionnons l’investissement de 4 milliards de dollars américains de Constellation Brands Inc. dans Canopy Growth Corp. et la décision d’Altria Group Inc. d’investir 1.8 milliards de dollars américains dans Cronos Group Inc. plus tard dans l’année. Dans l’ensemble, le volume des transactions dans le secteur des soins de santé a augmenté de 87 % par rapport à 2017.

Le secteur des services financiers a également connu une hausse significative du volume des transactions (une augmentation 31 % par rapport à 2017), suivi du secteur des technologies (une augmentation de 29 %). Les deux plus importantes transactions technologiques ont été l’acquisition de Cylance Inc. par Blackberry Ltd. pour 1,4 milliard de dollars américains et l’achat d’Avigilon Corp., un fabricant de systèmes de surveillance de Vancouver, par Motorola Solutions Inc. pour 1 milliard de dollars américains. 

L’une des tendances notables a été l’augmentation du nombre de transactions plus importantes évaluées à plus d’un milliard de dollars américains en 2018. Il y en a eu 45 l’an dernier, contre 32 en 2017. Une grande partie des mégatransactions reflète des transactions nationales et étrangères auxquelles participent des caisses de retraite canadiennes dans des domaines comme l’immobilier, le capital investissement et les infrastructures. Une société, Brookfield (y compris ses filiales), a joué un rôle dans cinq des 45 mégatransactions. Dans le cadre de la plus importante transaction canadienne de l’exercice, un groupe d’investisseurs dirigé par Brookfield Business Partners LP a acquis les activités de Johnson Controls International dans le domaine des solutions énergétiques pour 13,2 milliards de dollars américains.

L’activité dans le domaine des transactions étrangères a été forte, malgré les questions qui se sont posées pendant une bonne partie de l’année au sujet du sort des négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et des préoccupations concernant les tarifs et le protectionnisme. Les entreprises canadiennes ont manifesté un appétit pour les sociétés établies aux États-Unis et ailleurs dans le monde, ce qui a entraîné une augmentation de 17 % des transactions étrangères en 2018 (comparativement à une augmentation de 4 % des transactions nationales).

Industries représentées

Que nous réserve l’horizon des fusions et acquisitions pour 2019?

Avec une autre année de forte activité de fusions et acquisitions au Canada et à l’étranger, qu’est-ce qui nous attend en 2019?

Selon notre 22e enquête mondiale annuelle auprès des chefs de direction, les chefs d’entreprise canadiens sont moins optimistes au sujet de l’économie mondiale et de ses perspectives de croissance. Confrontés à un environnement d’exploitation difficile et aux préoccupations liées au protectionnisme et au commerce, ils se tournent vers l’intérieur pour la croissance, citant la croissance organique (84 %) et l’efficacité opérationnelle (88 %) comme principaux moteurs. Mais l’intérêt pour les fusions et acquisitions est également à la hausse, 59 % des chefs d’entreprise canadiens prévoyant de nouvelles fusions et acquisitions pour stimuler la croissance de leurs revenus au cours des 12 prochains mois, comparativement à 44 % en 2018 et à seulement 37 % à l’échelle mondiale en 2019. 

Malgré un ralentissement possible de la croissance économique, nous prévoyons que l’abondance des capitaux accessibles aux investisseurs continuera de soutenir les activités de fusion et acquisition. Voici un aperçu de certaines des tendances susceptibles d’avoir une incidence sur le paysage des transactions cette année. 

Parlons technologie

La technologie a longtemps été une force perturbatrice dans les fusions et acquisitions, entraînant une activité de transactions importante et modifiant même le processus de transaction proprement dit, en introduisant une technologie comme l’intelligence artificielle et l’analyse dans la façon dont les transactions sont réalisées. Cette année, ce ne sera pas différent. Dans le marché d’aujourd’hui riche en liquidités, avec des nouveaux venus émergents et perturbateurs dans presque tous les secteurs, les entreprises utilisent les fusions et acquisitions et les transactions importantes dans le secteur technologique pour créer ou maintenir des avantages concurrentiels.

En 2018, 53 % des transactions canadiennes étaient considérées comme intersectorielles (c.-à-d. que les acquéreurs achetaient à l’extérieur de leurs secteurs) et 20 % de ces transactions intersectorielles étaient des acquisitions d’entreprises du domaine des technologies — une tendance qui s’est progressivement accentuée et que nous prévoyons voir se poursuivre en 2019.

Dans le secteur des technologies, nous croyons que les entreprises qui se concentrent sur la sécurité des données, un enjeu de plus en plus important à la lumière des récentes atteintes à la cybersécurité, seront en tête de la liste des candidates aux fusions et acquisitions. Les entreprises du secteur des technologies financières (fintechs), en particulier celles dont les modèles d’affaires ont fait leurs preuves et qui pourraient susciter l’intérêt de contreparties plus établies comme les banques et les compagnies d’assurance, seront également visées par les opérations de fusion et acquisition.

Les investissements en capital de risque continueront d’être une autre tendance en 2019. Au quatrième trimestre de 2018, les investissements dans des entreprises canadiennes en démarrage dans le secteur des technologies représentaient 42 % du volume des transactions de capital de risque, comparativement à seulement 17 % à la fin de 2016, selon notre analyse des données CB Insights. La participation accrue des entreprises aux investissements en capital de risque montre qu’un nombre croissant de celles-ci considèrent la technologie comme un différenciateur concurrentiel et fait ressortir la force de l’écosystème canadien dans ce domaine. Mais elle soulève aussi la question de savoir s’il est préférable de bâtir, d’investir ou d’acquérir lorsqu’il s’agit de stratégie d’innovation d’entreprise.

La technologie influe également sur la façon dont les transactions sont conclues, que ce soit en tant que facteur d’évaluation du potentiel de croissance d’une entreprise cible ou en tant que soutien au processus même des transactions. L’intelligence artificielle (IA) et l’analyse des données seront bientôt au premier plan dans un avenir proche. L’apprentissage machine peut aider à traiter et à analyser un plus grand ensemble de données — en grande partie non structurées — que les négociateurs peuvent utiliser pour évaluer une cible potentielle et trouver des occasions supplémentaires de création de valeur. Celles qui adoptent ces avancées seront les mieux placées pour trouver leur avantage dans un environnement hautement concurrentiel.

Protectionnisme et commerce

Après une année de négociations commerciales en dents de scie, le Canada est entré en 2019 avec un accord non ratifié entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM). Malgré les préoccupations de certains secteurs, en particulier l’industrie laitière et celle des médicaments génériques, au sujet des changements inclus dans l’entente, l’annonce de l’ACEUM a généralement contribué à réduire les inquiétudes des entreprises quant aux effets d’un échec à renégocier l’ALENA et à améliorer le climat du marché.

Mais la possibilité d’une perturbation du commerce mondial demeure une préoccupation pour les entreprises. Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine, qui pourraient constituer une menace pour les entreprises participant à la chaîne d’approvisionnement des exportations vers la Chine, sont au premier rang de ces enjeux. Toutefois, cela pourrait également créer des occasions pour les entreprises participant à la chaîne d’approvisionnement des produits nord-américains qui font concurrence aux importations chinoises. Les tarifs en vigueur appliqués aux exportations canadiennes d’acier et d’aluminium vers les États-Unis — ainsi que les contre-mesures prises par le Canada — ont une incidence négative sur les industries qui utilisent ces matières comme intrants et améliorent les perspectives des autres, comme les entreprises de recyclage des métaux.

Du point de vue des fusions et acquisitions, malgré les inquiétudes suscitées par le protectionnisme, le volume des transactions canadiennes aux États-Unis a augmenté de 16 % en 2018, comparativement à l’année précédente. Les transactions canado-américaines comptent pour 60 % de toutes les transactions canadiennes à l’étranger, un chiffre qui s’est maintenu au cours des dernières années.

Mais lorsqu’on leur demande de nommer les marchés étrangers les plus attrayants pour l’investissement, les chefs d’entreprise canadiens expriment une plus grande incertitude. Bien que les États-Unis demeurent le marché le plus important pour les perspectives de croissance des Canadiens, 60 % des répondants l’affirmant, il s’agit d’une chute marquée par rapport à 88 % l’an dernier. En fait, à l’exception du Mexique, l’intérêt pour les principaux marchés que les hauts dirigeants canadiens considèrent comme les plus importants pour la croissance (c.-à-d. le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine et l’Australie) est resté stable ou a diminué au cours d’une année à l’autre. Nous verrons si ce sentiment a pour effet de diminuer le volume des transactions à l’étranger en 2019.

Changements démographiques et préférences des consommateurs

En 2019 et au-delà, des tendances comme l’allongement de la durée de vie et les fortes préférences des consommateurs créeront des occasions pour les entreprises d’explorer de nouveaux produits et de nouvelles offres et d’accroître leurs parts de marché. Cela amènera de nombreuses entreprises à repenser leur stratégie d’affaires et certaines à faire des acquisitions ou des désinvestissements.

Les tendances se manifesteront de nombreuses façons. Par exemple, l’évolution démographique accroîtra probablement le nombre de transactions sur les marchés privés, surtout lorsque les baby-boomers vieillissants chercheront à vendre et à transférer leur entreprise. Du point de vue sectoriel, l’immobilier et le logement pour personnes âgées sont de bons exemples de secteurs où nous voyons des débouchés continus, surtout en Amérique du Nord, où la population vieillit et où la durée de vie s’accroît. Nous prévoyons que ces secteurs connaîtront une croissance importante au cours des prochaines années en raison de la consolidation du marché et de nouveaux investissements visant à répondre à la demande de la population. 

Comme la demande de programmes financés par les gouvernements augmente rapidement, les payeurs gouvernementaux se verront obligés de réagir en offrant un mélange évolutif de services publics et privés. Les soins de santé, qui évoluent non seulement en raison du vieillissement de la population, mais aussi en raison des changements dans la façon dont les consommateurs perçoivent et gèrent leur santé, sont au cœur de l’évolution de la mixité de l’offre. Les jeunes adultes, par exemple, se concentrent davantage sur la santé et le bien-être des consommateurs et veulent mieux comprendre et gérer leur santé par les canaux numériques. Cela crée de nouvelles possibilités de convergence dans l’industrie à mesure que les entreprises d’autres secteurs, comme les biens de consommation, le commerce de détail et la technologie, se tournent vers les services de santé et de mieux-être pour améliorer leur position et leur compétitivité.

Parmi les autres secteurs qui connaissent des changements rapides, mentionnons ceux de l’automobile et des transports en général, qui se sont affairés à conclure des ententes pour tirer parti des tendances comme l’autopartage, la conduite autonome, la numérisation et l’urbanisation. Bien que les entreprises puissent essayer d’entrer sur ces nouveaux marchés à partir de zéro, les acquisitions peuvent être le moyen le plus pratique de tirer parti des occasions qui se présentent.

Incertitude économique

Bien que de nombreux indicateurs économiques aient été solides en 2018, quelques signes — notamment la volatilité des marchés boursiers — ont fait craindre un ralentissement de la croissance économique en 2019 ou en 2020, selon certains observateurs.

Quel effet cela pourrait-il avoir sur le nombre de transactions? Pour s’en faire une idée, il est important d’examiner le contexte d’emprunt des sociétés après une série de hausses des taux d’intérêt au cours des dernières années. Les entreprises ont fortement emprunté au cours des années d’endettement bon marché et d’assouplissement des normes de crédit qui ont suivi la crise financière de 2008, beaucoup d’entre elles émettant des obligations de mauvaise qualité (BBB et Baa). Celles qui ont des obligations BBB et Baa pourraient avoir de la difficulté à se refinancer ou voir leur cote baisser si l’économie ralentit.

Entre novembre 2018 et le début de janvier 2019, le marché des obligations à haut rendement a connu 40 jours sans vente. Selon Dealogic, il s’agit de la plus longue période sans vente de ce type d’obligations depuis 1995, année où l’entreprise a commencé à recueillir les données. Le ralentissement des émissions à haut rendement à la fin de 2018 pourrait être le premier indicateur de la fin de l’ère de l’allégement des normes de crédit. Un ralentissement de ce marché pourrait avoir une incidence négative sur la croissance économique globale, car c’est sur ce marché que les entreprises en croissance financent habituellement leurs acquisitions et leurs dépenses en immobilisations.

Le ralentissement des marchés des titres de créance à rendement élevé pourrait entraîner une tendance au désendettement. Par exemple, les entreprises pourraient se dessaisir en se départissant d’actifs qu’elles ont acquis au cours des années où le crédit était bon marché ou d’autres actifs non essentiels. Pour les entreprises qui ont du capital à dépenser, cela signifie qu’il pourrait y avoir de bonnes occasions d’achat en 2019.

Et même pour celles qui se trouvent dans une situation difficile, il y a plus d’options que par le passé pour faire face à leur situation. Les services spécialisés d’aide au désendettement ont évolué au cours des dernières années en raison de l’augmentation des échanges de créances contre des actions et d’autres transactions novatrices visant à gérer le levier financier. De plus, le nombre d’investisseurs institutionnels et de fonds qui se concentrent sur l’investissement dans des situations particulières a considérablement augmenté, ce qui donne aux entreprises plus d’options pour trouver du financement pour des situations non traditionnelles. Même si la croissance économique ralentissait, nous nous attendrions à ce qu’il y ait toujours d’importantes occasions de fusions et acquisitions et une abondance de capitaux pour les saisir.

Le cannabis à la croisée des chemins

Avec la légalisation du cannabis à usage récréatif au Canada et l’expansion rapide du cannabis à usage médical à l’échelle internationale, 2019 sera une année charnière pour les entreprises du secteur qui devront montrer aux investisseurs un rendement sur la vague du capital fourni au secteur ces quelques dernières années. Les indices du cannabis ont chuté par rapport à leurs sommets de 2018, ce qui a généralement été attribué aux pénuries d’approvisionnement et aux contraintes de distribution provinciales, mais il reste de nombreuses possibilités pour les entreprises de cannabis d’être concurrentielles et de créer de la valeur pour leurs actionnaires.

Au Canada, la vague de consolidation a commencé alors que de plus en plus d’acteurs concluent des partenariats et des ententes entre entreprises pour s’assurer une part du marché naissant. Les récentes transactions conclues par des sociétés voisines (comme l’investissement de Constellation Brands Inc. dans Canopy Growth Corp. et la transaction d’Altria Group Inc. avec Cronos Group Inc.) vont probablement stimuler davantage les activités en 2019, car davantage de producteurs autorisés (PA) chercheront à s’allier aux grandes compagnies de tabac, de boissons et de produits alcoolisés et pharmaceutiques qui souhaitent entrer sur le marché du cannabis.

Pour les PA déjà sur le marché, la concurrence va s’intensifier. Au fur et à mesure que les ventes récréatives génèreront des données sur les consommateurs, les gagnants du marché seront ceux qui auront la capacité d’adapter leurs modèles d’affaires et de créer des produits, des marques et des propositions de valeur qui attirent la clientèle (par opposition aux stratégies de marque des produits de consommation « hypothétiques » élaborées par les PA avant la légalisation en l’absence de données solides sur le lieu de vente).

Compte tenu de la ferveur du marché et d’un environnement en rapide évolution, les négociateurs et les investisseurs devraient rechercher des entreprises ayant une stratégie en plusieurs étapes qui est conçue pour gagner avec les réalités du marché à court terme de distribution limitée et d’approvisionnement insuffisant, mais qui peut évoluer vers un avenir où le marché du cannabis est saturé et où les produits à valeur ajoutée, combinés aux stratégies de marque traditionnelles des produits de consommation, décident des gagnants du marché. Pour les producteurs de cannabis, il est important de se rappeler qu’avec des investisseurs qui s’attendent maintenant à ce que les PA réalisent leurs thèses d’investissement et avec plus de 130 PA approuvés par Santé Canada, les stratégies de copie ne seront pas suffisantes.

Les marchés internationaux offriront des débouchés attrayants pour les acteurs de l’industrie. Aux États-Unis, l’adoption de l’Agriculture Improvement Act of 2018 permettra probablement à la culture du chanvre de prospérer et de stimuler une industrie de plusieurs milliards de dollars pour les produits dérivés. Avec des signaux indiquant que la décriminalisation fédérale pourrait avoir lieu d’ici 2020, les investissements américains deviennent attrayants pour les entreprises canadiennes qui cherchent à profiter de leur expertise de l’industrie et de leur position de chef de file mondial pour obtenir un avantage de premier ordre sur l’un des plus grands marchés de consommation au monde.

Plusieurs grands PA investissent déjà au sud de la frontière grâce à diverses stratégies conçues pour se conformer aux exigences d’inscription en bourse. L’élan s’est également accéléré dans l’autre sens puisque de nombreuses entreprises américaines s’inscrivent aux bourses canadiennes pour accéder au capital de croissance. Dans d’autres régions du monde, le mouvement de légalisation du cannabis médical s’accélère. Le Royaume-Uni, par exemple, a annoncé la mise en place d’un cadre médical pour le cannabis. Compte tenu du fait que le cannabis à usage médical peut servir de précurseur à un cadre récréatif dans de nombreux pays, nous pensons que la vague de légalisation va s’accélérer dans les années à venir. Par exemple, la Nouvelle-Zélande a annoncé la tenue d’un référendum en 2020 sur la légalisation du cannabis à usage récréatif.

Pour les négociateurs et les investisseurs, nous nous attendons à ce que 2019 offre de nombreuses occasions d’achat. Bien que toutes n’y parviendront pas, les entreprises de cannabis sont dans une phase d’expansion rapide, tant au pays qu’à l’étranger, avec les PA canadiens positionnés comme les leaders mondiaux actuels du secteur. Pour maintenir cet élan, la prochaine vague de transactions doit viser à faire croître nos compagnies de cannabis existantes et à créer une plateforme pour tirer parti des nouvelles occasions qui se présentent sur le marché. 

Contactez-nous

David Planques

Associé, leader national, Transactions et leader, One Analytics, PwC Canada

Tél : +1 416 815 5275

Richard Pay

Associé et leader du groupe Transactions, PwC Canada

Tél : +1 416 941 8357

Suivre PwC Canada