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Trouver des opportunités pour le Canada dans la transition énergétique mondiale

Dans le second volet de notre série d’articles en trois parties, nous continuons d’analyser le rôle du secteur pétrolier et gazier canadien dans la transition énergétique mondiale.

Quelle place le Canada occupe-t-il comme acteur mondial du secteur de l’énergie – et comment pourrait-il améliorer sa position? Nous explorons les opportunités qui pourraient permettre aux sociétés pétrolières et gazières canadiennes d’évoluer en s’appuyant sur les solides fondements qu’elles ont déjà établis.

Aperçu

  • Au Canada, nous avons observé depuis le début de la décennie une plus grande sensibilisation à l’égard d’une bonne partie des activités et des répercussions du secteur pétrolier et gazier canadien.
  • Le Canada a, dans cette nouvelle ère énergétique, l’occasion de jouer un rôle de premier plan comme acteur mondial du secteur de l’énergie.
  • Toutes les stratégies d’avenir des sociétés pétrolières et gazières canadiennes doivent d’abord s’appuyer sur les excellentes initiatives qui leur valent déjà une reconnaissance mondiale.

Des mondes en conflit

Pendant des décennies, il y a eu des tensions entre les producteurs d’énergie et les groupes qui croient à l’impossibilité d’un équilibre entre le développement responsable des ressources et les préoccupations environnementales. Mais le Canada a toujours obtenu du succès dans le développement responsable et toujours respecté de solides normes environnementales.

Toutefois, en 2020, les heurts sont devenus encore plus prononcés entre les ambitions du secteur pétrolier et gazier et les objectifs des investisseurs et des citoyens qui sont préoccupés par les effets des émissions de carbone sur l’accélération des changements climatiques. Des manifestations contre le pipeline aux barrages ferroviaires, le début de la décennie a été marqué par une plus grande sensibilité à l’égard des activités et des répercussions de ce secteur sur la population du pays.

Dans notre rapport de l’année dernière, nous avons demandé au gouvernement fédéral, avec l’appui des gouvernements provinciaux, d’établir une politique nationale de l’énergie dotée d’une vision cohérente du développement qui soutienne à la fois les exigences environnementales et les objectifs du secteur de l’énergie. La nécessité d’une telle politique est plus pressante que jamais – alors que le secteur pétrolier et gazier fait face à des baisses de prix, à la perspective d’une période de croissance faible ou nulle, ainsi qu’à une concurrence internationale accrue et à l’incertitude constante qui plane sur l’infrastructure et la réglementation au pays.

Il est maintenant temps de reconnaître les répercussions économiques positives des investissements dans le secteur de l’énergie au Canada ainsi que la contribution clé du secteur des ressources naturelles au maintien d’un niveau de vie élevé pour de nombreux Canadiens. Comme l’a souligné le Business Council of British Columbia, « la production des secteurs minier, pétrolier et gazier génère presque deux fois plus de revenus réels par unité de travail que celle des autres secteurs affichant la plus grande valeur ajoutée. »

Il est essentiel que l’industrie contribue à l’élaboration d’un plan national, mais le secteur ne peut se contenter d’attendre que cela se fasse. Les sociétés énergétiques canadiennes ont de fait l’occasion de participer de façon proactive aux enjeux climatiques, de tirer parti des nouvelles opportunités lorsque c’est possible et de trouver des moyens de créer une valeur additionnelle pour leurs collectivités, leurs employés et leurs actionnaires.

Les sociétés énergétiques canadiennes ont l’occasion de participer de façon proactive aux enjeux climatiques, de tirer parti des nouvelles opportunités lorsque c’est possible et de trouver des moyens de créer une valeur additionnelle pour leurs collectivités, leurs employés et leurs actionnaires.

Des occasions uniques

Le Canada s’est engagé avec plus de 60 pays à tenter de réduire à zéro ses émissions nettes de carbone d’ici 2050. La question de savoir si cet objectif est réaliste demeure cependant discutable. Selon une étude réalisée par deux universités britanniques en novembre 2019, seulement 13 des plus grandes sociétés énergétiques au monde qui sont cotées en bourse se sont engagées à réduire à zéro leurs émissions nettes de gaz à effet de serre (GES).

Toutefois, cet effort crée pour l’industrie du Canada une occasion unique de jouer un rôle de premier plan et de se démarquer dans un monde qui se soucie plus que jamais de la provenance de l’énergie et de la façon dont elle est produite. Nous pouvons et nous devons rehausser notre profil en mettant en lumière toutes les réalisations positives que nous avons accomplies en produisant une énergie plus efficace à l’aide de nouvelles technologies.

Hand pumping gas in car

Accueillir l’innovation

Certaines sociétés canadiennes ont déjà obtenu des réductions notables en innovant et en investissant dans de nouvelles technologies comme le captage et le stockage du carbone. Dans sa publication intitulée Cahier d’information sur l’énergie 2019–2020, Ressources naturelles Canada note que « depuis l’an 2000, la croissance de l’économie canadienne et les émissions de GES tendent à se découpler, en grande partie grâce aux améliorations technologiques, aux règlements ainsi qu’à l’utilisation de pratiques et d’équipement plus efficaces. » Cela s’est traduit par une réduction de 2 % des émissions de GES entre 2000 et 2017 au Canada, tandis que le PIB augmentait de 40 %.

Le maintien d’une stratégie de réduction des émissions et d’augmentation des gains d’efficacité contribuera à préparer les sociétés pétrolières et gazières canadiennes à devenir des acteurs mondiaux.

Le maintien d’une stratégie de réduction des émissions et d’augmentation des gains d’efficacité contribuera à préparer les sociétés pétrolières et gazières canadiennes à devenir des acteurs mondiaux. Beaucoup de travail a déjà été fait pour passer au niveau supérieur, car les acteurs canadiens ont été forcés de rationaliser leurs activités et d’innover pour demeurer concurrentiels dans un marché qui favorisait clairement les producteurs de pétrole de schiste des États-Unis. Par conséquent, un bon nombre de ces sociétés américaines n’ont pas optimisé leurs activités dans la même mesure que leurs concurrents canadiens et auront du mal à s’adapter au nouveau contexte de réduction des prix, ce qui pourrait avantager le secteur canadien.

Une autre stratégie qui pourrait aider les sociétés énergétiques du Canada à devenir des acteurs mondiaux est de se rapprocher des consommateurs. Cela consiste à ajouter de la valeur en allant au-delà de la production et en pratiquant une certaine forme de traitement intermédiaire. Une bonne partie des sociétés du secteur canadien de l’énergie se concentrent sur la production brute, mais un grand nombre des entreprises mondiales prospères ont une intégration verticale de leurs activités, ce qui est une voie à explorer.

Considérer les énergies renouvelables

Un autre secteur d’opportunité pouvant intéresser les organisations canadiennes est celui des énergies renouvelables. Les organisations canadiennes d’une certaine taille pourraient mettre à profit leurs compétences et leurs capacités internes pour développer de nouvelles ressources énergétiques – en plus de ce qu’elles font déjà. Avec la croissance des populations et des économies, nous devrons relever le défi de répondre à la demande énergétique à un prix raisonnable, tout en cherchant à réduire les émissions de GES. La croissance de la demande demeurera un facteur décisif des décisions concernant les investissements dans l’énergie car, comme de nombreux experts l’affirment, nous aurons besoin de toutes les formes d’énergie, y compris les énergies renouvelables et celles qui proviennent du pétrole et du gaz.

Les organisations canadiennes d’une certaine taille pourraient mettre à profit leurs compétences et leurs capacités internes pour développer de nouvelles ressources énergétiques – en plus de ce qu’elles font déjà.

Avec les récents enjeux soulevés par la pandémie COVID-19, il devient de plus en plus difficile pour certaines organisations du secteur de l’énergie d’établir des stratégies à long terme. Mais comme nous sommes encore en période de transition énergétique, il pourrait y avoir, pour les organisations qui souhaitent diversifier leurs activités, des occasions de commencer à chercher des capitaux pour financer leurs initiatives.

Nous ne sommes pas en train de dire que les sociétés pétrolières et gazières canadiennes devraient se détourner de leurs activités principales, car certaines d’entre elles en seraient incapables. Ce que nous disons est qu’il peut y avoir des occasions pour les sociétés qui affichent un bilan solide et qui souhaitent faire de nouveaux investissements capitalistiques dans l’énergie. Les sociétés pour lesquelles la diversification n’est pas une option doivent rester concentrées sur leurs activités principales et les poursuivre avec plus d’efficacité, en se dotant de capacités numériques et en faisant preuve de plus d’inventivité que leurs concurrents mondiaux.

Nous pouvons nous attendre à ce que le gouvernement fédéral soutienne tous les secteurs qui mettront de l’avant une forme quelconque d’investissement dans les infrastructures et que l’adoption d’énergies de substitution fasse partie du programme d’infrastructures du gouvernement. Cela peut représenter pour certaines sociétés énergétiques du Canada une occasion d’envisager la diversification de leurs activités tout en exploitant leurs forces dans le cadre d’importants projets d’immobilisations. Le secteur pétrolier et gazier est un des rares secteurs à avoir une expertise en gestion de projet et la possibilité d’investir à long terme pour mener à bien ses projets.

L’idée maîtresse

Les plateformes climatiques et économiques du Canada sont fondées sur l’idée que le pays peut réduire les émissions de GES tout en continuant d’exploiter de façon responsable ses ressources naturelles et l’infrastructure nécessaire pour livrer ses produits sur le marché. Ces objectifs peuvent sembler incompatibles, et c’est l’une des raisons de la discorde nationale.

Le gouvernement fédéral et l’industrie peuvent et doivent chercher à aligner ces objectifs par la création d’une politique nationale de l’énergie cohérente et réaliste, qui reconnaisse les bénéfices que le secteur procure au pays et qui rende compte de la longue histoire du Canada en matière de développement responsable.

Nous sommes convaincus de la validité des ressources du secteur canadien de l’énergie et de sa place dans la chaîne de valeur mondiale. Il y a cependant une limite à ce que les sociétés peuvent faire individuellement contre certains facteurs externes. Les fractures actuelles entre l’influence interne et externe, les politiques locales et nationales et les événements continentaux et internationaux sont devenus de plus en plus difficiles à gérer. Plus que jamais, l’industrie a besoin du soutien et du leadership du gouvernement à tous les niveaux pour s’assurer que nous tirons parti du réel avantage concurrentiel que possède le Canada.

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