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Kelechi Enyinna : « Mes choix m’appartiennent. »

30 août 2021

Kelechi Enyinna est curieuse, positive et déterminée. Elle aime savoir comment les choses fonctionnent, pose beaucoup de questions et établit des relations en s’intéressant à ce que font les autres. Elle travaille fort, mais elle croit également qu’il est important de s’amuser au travail. Bien qu’elle ait dû faire face à des défis, elle ne les a pas laissés l’empêcher de réaliser ses rêves.

Kelechi a récemment été promue associée au sein des services Risque et conformité chez PwC Canada. Elle travaille dans les Services Trust de tiers où elle aide ses clients à développer un environnement de contrôle interne durable pour atteindre leurs objectifs de conformité à la réglementation, de transformation interne ou d’efficience. Elle attribue son succès continu au sein du cabinet à son agilité et sa résilience : « Tant et aussi longtemps que vous faites preuve de curiosité, avez une vision positive, une volonté de travailler fort et un désir de vous amuser, vous réussirez. »

Kelechi Enyinna

Un parcours inattendu 

Jeune, elle n’aurait jamais imaginé travailler en comptabilité. Elle a grandi à Lagos, au Nigéria, et petite, elle voulait devenir médecin, avocate ou peut-être ingénieure. À l’université, elle n’a pas été acceptée dans le programme de son choix, mais elle ne s’est pas apitoyée sur son sort. Son père lui a toujours dit : « Tant que tu choisis quelque chose que tu aimes et que tu travailles fort, tu réussiras. Ne t’en fais pas trop. »

Elle a fini par étudier la pharmacologie et a commencé sa carrière en tant qu’écotoxicologue dans une importante société pétrogazière. Mais cet emploi n’était pas fait pour elle : son poste ne lui permettait pas d’assouvir sa grande curiosité. « Je suis très curieuse. Je veux savoir comment les choses fonctionnent, a-t-elle dit. Mais, dans cette société, on s’attend à ce que tout le monde reste dans sa voie. »

Entre temps, une de ses connaissances a posé sa candidature chez PwC Nigéria. Kelechi a alors également posé la sienne. Lorsqu’on lui a offert un poste, elle a saisi l’opportunité. Elle a donc commencé en audit dans le secteur pétrolier et gazier parce qu’elle avait de l’expérience dans le domaine. Mais le cabinet encourage ses conseillers à varier les expériences, alors Kelechi a travaillé dans les secteurs du commerce de détail, des télécommunications et des services financiers. C’est dans ce dernier qu’elle a décidé de poursuivre sa carrière. En même temps, elle a suivi la formation pour devenir comptable agréée. 

Comme un détective

Son travail de conseillère ressemblait à un roman-policier, comme si elle était Nancy Drew. « En tant qu’auditeurs, nous devons valider ce que nous voyons dans les états financiers. C’est comme un casse-tête. À la fin de la journée, je devais écrire sur la façon dont moi, Nancy Drew, j’avais résolu ce casse-tête. »

Après cinq ans chez PwC Nigéria, Kelechi avait établi de solides relations et s’était bâti une réputation pour son travail de qualité. Elle a été identifiée comme une personne avec un potentiel de leadership et elle s’est vu offrir une opportunité de détachement de deux ans à Londres, au Royaume-Uni. Elle a continué de travailler dans les services financiers. Elle a perfectionné ses compétences dans les contrôles internes et les audits de conformité à la loi SOX (Sarbanes-Oxley), son détachement s’est alors transformé en mutation.

Quelques années plus tard, son travail a été reconnu et elle a eu une autre opportunité de détachement de deux ans. Cette fois, l’opportunité était à Toronto, pour une mission auprès d’une grande banque nationale. Elle s’est jointe à une équipe de personnes venant de différentes régions du Canada, dont plusieurs nouvellement arrivées, ce qui a facilité la création de relations d’amitié proche. À la fin de son détachement, Kelechi a décidé de rester à Toronto.

Perfectionnement de compétences de leadership

À différents moments dans sa carrière, Kelechi a été identifiée par certaines personnes comme une solide candidate pour un poste de leadership. Mais qu’est-ce qui la distingue à chaque fois?

« Je pose beaucoup de questions. Je dirais même que je suis à la limite fatigante au point de pousser les autres à vouloir me renvoyer de la pièce », dit-elle en riant. Et pourtant, c’est en posant des questions qu’elle arrive à créer des liens solides avec son équipe et ses clients, et qu’elle en apprend plus sur ce qu’ils font. De plus, elle accorde beaucoup d’importance à la qualité du travail. « C’est important de comprendre pourquoi on fait ce que l’on fait. » Avoir une vue d’ensemble lui permet de faire des suggestions et d’explorer les problèmes sous différents angles.

Au Canada, Kelechi a été nommée pour participer au Key Talent Experience, un programme mondial de coaching de PwC destiné aux premiers directeurs et aux directeurs principaux pour les aider à amener leur leadership au niveau supérieur. Au cours de l’année, elle a travaillé avec des personnes de tout le réseau mondial de PwC pour développer son style personnel de leadership. « On a creusé pour comprendre quel genre de leadership on voulait avoir, en quoi il était différent de celui qu’on avait et comment atteindre notre but », explique Kelechi.

Par exemple, grâce aux commentaires de rétroaction ascendante qu’elle a recueillis dans le cadre de ce processus, Kelechi a réalisé que son horaire de travail pouvait sembler exigeant pour ceux qui tentent de l’imiter. Elle arrive souvent au bureau à 7 h et quitte à 20 h, envoyant ainsi le mauvais message qu’il faut travailler de longues heures pour avancer dans sa carrière. « Ce que les gens n’ont pas réalisé, c’est que je ne travaille pas 100 % du temps, parce que c’est important pour moi de réseauter et de m’amuser durant la journée. » Elle a donc modifié son horaire et a discuté avec le personnel junior de l’établissement de limites et de la création de leur propre parcours chez PwC.

Surmonter les obstacles

Au fil des ans, Kelechi a fait face à quelques défis parce qu’elle est une femme et est originaire d’Afrique. Elle n’a cependant pas laissé les commentaires ou l’attitude des gens l’empêcher d’atteindre ses objectifs.

« Chaque fois qu’on me disait, “Tu ne peux pas faire ça”, j’ai répondu “Tu dis ça, mais est-ce que c’est vrai? Laisse-moi voir.” Parfois, c’est vrai que je ne peux pas, mais d’autres fois, c’est faux. Peut-être que c’était vrai pour eux ou à ce moment-là, mais ce n’est plus le cas. Si j’essaie et que ça ne fonctionne pas, au moins je le saurai par expérience et non parce que quelqu’un m’a imposé des limites. » Kelechi espère que par ses paroles et ses gestes, elle pourra préparer le terrain pour les autres. « J’essaie toujours de m’assurer qu’il y ait un peu de progrès, pour faire tomber les  obstacles pour les suivants. » 

C’est avec cette idée en tête que Kelechi s’est récemment jointe au réseau d’inclusion du Cercle des professionnels noirs de PwC Canada, un groupe qui cherche à accroître les connaissances de ses membres en développement de carrière et en possibilités d’avancement, à leur offrir du soutien et des occasions de perfectionnement de compétences. Comme elle a grandi au Nigéria, Kelechi respecte le fait que son expérience en tant que professionnelle noire au Canada peut différer de celle de ses collègues. « J’ai un rôle à jouer pour partager mon histoire, dit-elle. Si on travaille fort et on connecte avec nos réseaux, on peut atteindre nos objectifs. »

Curiosité et positivité

Kelechi considère que la prestation de services professionnels est cruciale pour l’économie et donc pour la vie moderne. « Nous sommes partie intégrante de l’économie, qui est tellement importante pour le monde dans lequel nous vivons. » 

Elle remarque que, parce qu’il existe une perception que PwC est un cabinet très structuré, les gens qui y entrent peuvent penser qu’ils doivent rester dans le secteur ou le domaine dans lequel ils ont été embauchés. Elle dit qu’il y a bien des choix et des opportunités pour ceux qui veulent essayer quelque chose de nouveau : « votre carrière est entre vos mains. »