Les secteurs du diagnostic et pharmaceutique amenés à de nouveaux partenariats : le Luxembourg au cœur de ces nouvelles tendances
Selon la récente étude de PricewaterhouseCoopers, « Diagnostics 2009: Moving towards personalised medicine », le développement de la médecine personnalisée1, qui vise à mieux cibler les traitements prescrits aux patients, devrait entrainer une augmentation des collaborations entre les groupes pharmaceutiques et de diagnostic.
Des efforts pour mieux personnaliser les traitements ont déjà été réalisés, mais ils doivent s’intensifier étant donné le faible de taux de réaction des patients à certains traitements, variant de 20% à 75% selon le médicament.
« Les partenariats avec le secteur pharmaceutique devraient augmenter dans les deux à cinq prochaines années, mais cela dépendra de plusieurs facteurs, notamment le prix des diagnostics, l’étendue des remboursements, et le poids de tous les processus de validation clinique requis avant la mise sur le marché, précise Loïc Kubitza, directeur chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg. Si la motivation clinique pour développer des tests en vue de prescriptions personnalisées est réelle, les aspects économiques représentent une barrière. En effet, la tarification de ces tests ne traduit pas toujours le niveau des coûts de développement liés ou leur apport pour la santé en général. Ceux-ci pourraient avoir un effet négatif sur les arguments économiques en faveur du développement de nouveaux diagnostics. » Et Loic Kubitza d’ajouter : « Ainsi, il sera crucial d’aborder l’épineux problème de la tarification afin que le diagnostic joue un rôle prépondérant dans la santé des patients et soit un facteur critique au sein des ressources d’un groupe pharmaceutique pour améliorer son portefeuille et sa distribution de produit. »
L’étude souligne l’importance de la médicine personnalisée dans les récentes fusions- acquisitions et octrois de licence dans le secteur des diagnostics in vitro2. En 2008, la médecine personnalisée fut le moteur de 3 des 10 plus importantes fusions-acquisitions et de 4 contrats d’octroi de licence signés par les 10 plus grandes entreprises du diagnostic in-vitro.
Le Luxembourg, via la création de la biobank (IBBL), les partenariats avec les instituts de recherche américains et les ressources de la Grande Région, pourra jouer un rôle moteur dans le développement de la médecine personnalisée. C’est notamment la conclusion d’une récente conférence ayant réuni, à l’initiative de PwC Luxembourg, près de 100 décideurs du système hospitalier, de la recherche, du secteur pharmaceutique et de l’industrie des technologies de santé. Ensemble, ils ont débattu en avant-première les résultats de cette étude et ont présenté leur stratégie vis-à-vis de la médecine personnalisée.
Les débats entre les participants transfrontaliers ont mis en avant différents points d’action pour permettre au Luxembourg de jouer un rôle significatif dans les futurs développements.
« La transformation du secteur de la santé dans la Grande Région en une nouvelle source de valeur ajoutée et d’emploi est un enjeu régional majeur que PwC Luxembourg soutient vivement et dans lequel la firme a fortement investi, ajouteLaurent Probst, Associé et Pharmaceuticals & Life Sciences Leader chez PwC Luxembourg. Cet objectif ne pourra être atteint que grâce à des relations plus étroites entre les différents acteurs de la recherche, des systèmes de santé et de l’industrie. »
La version intégrale de l’étude « Diagnostics 2009: Moving towards personalised medicine » est téléchargeable sur le site internet www.pwc.com/lu ou sur demande auprès de publications@lu.pwc.com.
1. Médecine personnalisée : utilisation des informations liées au génome, aux protéines et à l’environnement d’un individu pour prévenir, diagnostiquer et guérir certaines maladies.
2. Diagnostics in vitro: appareils de diagnostics pour effectuer certains tests hors du corps humain, dans un tube par exemple. A l’inverse, le diagnostic in vivo se fait par des tests à l’intérieur du corps humain, par l’imagerie médicale par exemple. Le secteur du diagnostic in vivo n’est pas abordé dans cette étude.
3. Biomarker : toute information biologique qui pourrait être utilisée comme signe d’une maladie particulière. Par exemple la concentration d’une protéine spéciale dans le sang d’un individu ou l’occurrence d’une variante d’un gène sont des biomarkers.
Notes à l’éditeur: