La finance islamique, une opportunité de taille pour le Luxembourg


Ce lundi 21 septembre 2009, PwC Luxembourg a organisé son premier forum dédié à  finance islamique. Cet événement, le premier d’une série qui s’étendra tout le long de l’année, à réuni des experts de l’industrie des fonds d’investissement pour évoquer les opportunités liées à la finance islamique. Les participants ont également débattu de la question de la gestion des risques, des lacunes à combler en matière de services dans ce secteur et de la thématique des Sukuk très en vogue en ce moment.  

La cinquantaine d’invités a tout d’abord été accueillie par Wim Piot, associé et « Middle East and Islamic Finance Leader » chez  PwC Luxembourg. M. Mohammed Amin, membre de la « PwC Global Islamic Finance Team », associé et « Islamic Finance Leader » pour PwC UK a ensuite enchaîné avec une présentation des récents développements et changements survenus dans le secteur.

 « Malgré les conditions économiques actuelles, le Moyen Orient continue d’enregistrer une croissance importante et d’offrir des opportunités intéressantes, à la fois pour les fonds traditionnels et islamiques », commente Wim Piot.  «La Finance Islamique est d’une importance limitée à l’heure actuelle mais représente un créneau de croissance porteur dans lequel le Luxembourg doit se positionner».

« Selon une étude publiée par Cerulli[1], les actifs des fonds « Charia » ont plus que doublé en cinq ans. Un tel taux de croissance ne peut passer inaperçu. En effet on estime la valeur des actifs sous gestion de la finance islamique entre USD 50 et 80 milliards», ajoute Mohammed Amin.

En 2008, alors que la majorité des actifs étaient sur la pente descendante, les actifs islamiques enregistraient une croissance de près de 8%. La taille totale de cette industrie est estimée entre USD 800 milliards et USD 1 trillion, avec un taux de croissance annuel moyen de 15-20%.

Au même moment, conscient de cet intérêt grandissant, le marché de la finance islamique a réagi en étendant sa gamme de produits traditionnels pour satisfaire la demande des investisseurs et inclure des structures ETF, des hedge funds, des « money market options » et les Sukuk de plus en plus prisés depuis peu.

« Les Sukuk sont des certificats qui fonctionnent comme des obligations traditionnelles. La principale différence réside dans le fait que les détenteurs de Sukuk, contrairement aux investisseurs de fonds traditionnels, possèdent et ont un droit sur les actifs sous jacents précise Wim Piot. Cela signifie aussi, qu’ils endossent les risques associés à ces actifs tant en termes de risque sur le rendement que sur la mise ».

Les Sukuk sont devenus une mesure de financement intéressante pour les sociétés et une forme alternative d’investissement pour les clients et ce pour plusieurs raisons : 

  • Partout dans le monde, les musulmans cherchent à pénétrer le marché à revenu fixe et les Sukuk leur offrent un moyen conforme à la Charia ;
  • La finance islamique est devenue très populaire (des chiffres récents indiquent que le secteur compterait plus de 300 établissements dans plus de 75 pays) ;
  • Les grands projets d’infrastructures dans les pays du Conseil de coopération du Golfe pourraient se tourner vers les Sukuk comme source de financement ;
  • La demande de Sukuk et le nombre de ses émetteurs ont augmenté grâce à une plus grande ouverture des gouvernements et des régulateurs envers ces produits.

« Malgré une année 2008 difficile, les financiers restent très confiants quant à l’évolution du marché des Sukuk. Celui-ci représente une opportunité de taille pour le Luxembourg en termes de titrisation et de croissance pour les fonds. De plus, grâce à son efficacité et sa rentabilité, la Bourse de Luxembourg est devenue un centre de référence pour la cotation des titres internationaux, un facteur non négligeable pour y attirer les Sukuk. La Bourse de Luxembourg compte, à ce jour, 16 Sukuk cotés; le seul centre financier qui peut rivaliser avec ce chiffre est Londres », conclut Wim Piot.

 

Un nouveau Podcast consacré aux Sukuk 

La série des Podcast « To the point » lancée en août 2007, vient apporter un éclairage complémentaire sur la Finance Islamique et plus particulièrement le marché des Sukuk. 

Un 9ème épisode de la série initiée par PwC Luxembourg, mis en ligne ce vendredi

25 septembre, proposera en effet durant 7 minutes une immersion au cœur du marché mondial des Sukuk, et plus particulièrement de leur cotation à la bourse de Luxembourg.

Les podcasts « To the point » sont disponibles sur www.tothepoint.lu ou encore via le portail iTunes. 

 

Notes à l’éditeur :

 

PricewaterhouseCoopers Luxembourg (www.pwc.com/lu) rassemble plus de 1900 spécialistes originaires de 53 pays différents. PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services d’audit, de conseil fiscal et de conseil en gestion privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Au sein de notre réseau, plus de 155 000 personnes dans 153 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de participer à la mise au point de solutions novatrices et de conseils pratiques.

"PricewaterhouseCoopers" désigne l’ensemble des firmes indépendantes membres du réseau de PricewaterhouseCoopers International, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépendante.



[1] “Cerulli Associates”, société spécialisée dans la recherche exclusivement dans les industries du secteur financier.