Comment la crise impactera-t-elle l’avenir de l’emploi ?


PricewaterhouseCoopers Luxembourg publie aujourd’hui une étude traitant de l’impact de la crise sur l’avenir de l’emploi intitulée « Managing tomorrow's people: How the downturn will change the future of work ». Elle souligne que les entreprises aujourd’hui considérées comme des employeurs de choix ne seront plus en mesure d’attirer les meilleurs talents ces dix prochaines années.  

Selon l’étude, les gels des salaires et des promotions, les modifications apportées au plan d’épargne retraite et les coupes dans les budgets de formation, combinés à une mauvaise communication, ont fragilisé les liens de confiance entre certains employeurs et leurs employés. A l’inverse, certaines entreprises sont passées maîtres dans l’art de faire plus avec moins. Malgré un contexte instable qui fige et parfois même réduit les perspectives d’évolution de beaucoup de salariés, elles ont choisi de recruter et de développer les carrières de leurs employés. 

« Certaines décisions en matière de ressources humaines prises durant la crise commencent à faire sentir leurs conséquences à plus long terme et les gagnants et perdants de la "guerre des talents" se révèlent peu à peu, commente Bernard Dubois, Associé en charge du département Human Resource Services au sein de  PricewaterhouseCoopers Luxembourg. Les entreprises ayant poursuivi leur effort d’investissement sur leur personnel et leur ayant offert de nouvelles opportunités  en ressortent gagnants et présentent désormais un réel avantage concurrentiel ».  

L’étude « Managing tomorrow’s people: How the downturn will change the future of work » se base sur des scénarios fictifs utilisés pour prévoir quels impacts la crise aura sur la pénurie de talents prévue pour demain. Un des points critiques évoqué dans la brochure est le vieillissement de la population. « Dans environ dix ans, il y aura jusqu’à quatre générations réunies dans le monde du travail, ce qui va entraîner d’importants défis pour les employeurs. Le succès ou l’échec de certaines stratégies RH auront d’ailleurs un impact décisif  sur les futurs "Top employers" de la prochaine décennie », ajoute Bernard Dubois. 

Cette étude de PwC nous transporte en 2020 à travers trois scénarios d’entreprises ayant émergé lors de la crise actuelle et en étudiant leur stratégie en matière de ressources humaines. Ces entreprises évoluent respectivement dans trois mondes du travail imaginaires : un "monde vert", marqué par une forte demande pour plus de transparence et de responsabilité environnementale, un "monde bleu",  focalisé sur la mesure de la performance et de la productivité et un "monde orange" où, selon le scenario, de radicales nouvelles manières de travailler ont émergé du fait de l’innovation. Les trois exemples convergent vers une même conclusion. Au moment où les économies globales se stabilisent, les entreprises doivent analyser si leurs plans de ressources humaines (recrutement, salaires, rétention des talents, primes, formation et retraite) sont adaptés au futur. 

A la lumière d’un monde du travail toujours plus versatile et complexe, l’étude insiste sur un paysage de l’emploi différent. Les employeurs devront chercher des talents là où personne ne les a encore cherchés, apprendre à gérer leur mobilité et à appréhender les comportements d’employés possédant des connaissances techniques et agissant comme des entreprises à part entière (externalisant leur gestion et besoin de facturation à des groupements commerciaux) et non plus comme des individus. L’étude propose également quelques suggestions sur la façon dont les primes aux employés et aux cadres pourraient être réformées. 

« Se préparer au futur paysage de l’emploi c’est s’engager auprès de plusieurs catégories d’employés, faire des changements pour rester compétitif,  assurer la pérennité du groupe et accepter le rôle crucial des mesures RH, conclut Bernard Dubois. La santé, le bien-être, la mobilité internationale et les technologies vont être des questions décisives pour l’avenir des entreprises,  de même que le débat autour de la rémunération de la performance, susceptible de modifier la notion de prime et de retraite pour les gouvernements, les chefs d’entreprise et les individus. Comme les employés optent de plus en plus pour un employeur qui correspond à leurs priorités, à leurs valeurs et à leurs modes de vie, les entreprises doivent penser leur positionnement en termes d’avantages financiers et personnels pour leurs employés et en vérifier l’adéquation avec l’avenir ». 

L'étude « Managing tomorrow's people: How the downturn will change the future of work » est consultable sur le site Internet www.pwc.com/lu ou peut être obtenue sur simple demande adressée par e-mail à : pwc.publications@lu.pwc.com. 

 

Notes à l’éditeur : 

  1. PricewaterhouseCoopers Luxembourg (www.pwc.com/lu) rassemble plus de 1900 spécialistes originaires de 53 pays différents. PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services d’audit, de conseil fiscal et de conseil en gestion privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Au sein de notre réseau, plus de 155 000 personnes dans 153 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de participer à la mise au point de solutions novatrices et de conseils pratiques. 
  2. "PricewaterhouseCoopers" désigne l’ensemble des firmes indépendantes membres du réseau de PricewaterhouseCoopers International, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépen