“Asset Management - The day after tomorrow” 9 défis présents et futurs pour le secteur de la gestion d’actifs


Dans le contexte du sommet du G8, PwC a publié un rapport mettant en perspective des effets de la crise financière sur le secteur de la gestion d’actifs.

Abordant l’avenir de la gestion d’actifs, le dernier rapport issu de la série « The Day After Tomorrow » souligne les conséquences profondes et persistantes de la crise financière. Le rapport présente notamment une vision sur les futurs défis et opportunités dont dépendra l’avenir du secteur. La brochure identifie d’ailleurs neuf problématiques clés :

  1. Des « business models » à repenser,
  2. Regagner la confiance des investisseurs,
  3. Une pression fiscale qui remodèle l’industrie,
  4. Coopération G8-G20 : quelles conséquences pour les gestionnaires d’actifs ?
  5. Gérer les vagues de règlementation à venir,
  6. Conserver l’attrait des produits et services financiers alternatifs,
  7. Des institutions financières plus stables qui feront évoluer le paysage de la gestion d’actifs,
  8. Les modèles de rémunération,
  9. L’Asie : nouvel eldorado des gestionnaires d’actifs.

L’étude avance que le secteur des placements alternatifs sera au cœur de ces bouleversements. Outre la volonté du G8 et du G20 d’éradiquer tout point d’ombre du système financier au travers de réglementations renforcées, l’étude avance que le secteur devra évoluer vers un modèle davantage transparent, durable et à un coût correctement évalué.

Des changements qui pourraient représenter des opportunités intéressantes pour le Luxembourg, en particulier dans le cadre de la nouvelle directive relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs.

L’étude met également l’accent sur la manière dont les « business models » ont été touchés à la fois par le déclin des marchés et la sortie des investisseurs, subissant une réduction des actifs sous gestion entre 30 et 40%. Cette longue période de haute volatilité devrait encourager les acteurs du secteur à chercher de nouveaux modèles d’entreprise afin de faire face à des conditions de marchés difficiles et de moins en moins prévisibles Aussi, la pression des coûts et les difficultés que rencontrent certains acteurs particulièrement pour gérer leur masse salariale, pourraient remettre en question l’activité de la gestion d’actifs dans certaines institutions, et notamment les banques pour lesquelles il ne s’agit pas de l’activité principale. Cette incertitude par rapport aux marchés pourrait aussi encourager certains acteurs à revoir leur modèle de prix et notamment à introduire un modèle de prix fixe plutôt que corrélé aux actifs sous gestion.

En phase avec la récente étude de PwC Luxembourg en collaboration avec CACEIS Investor Services « Ideal Fund: Reengineering the fund value proposition », le rapport souligne que ces nouveaux modèles devront davantage se concentrer sur l’investisseur et ses attentes afin de regagner sa confiance sur le long terme. A défaut, la réponse des autorités pourrait prendre la forme de réglementations supplémentaires qui pourraient ralentir le processus d’innovation dans le secteur. 

« Alors que les institutions continuent à chercher des moyens pour réduire leurs coûts sur le court terme, elles doivent bien réfléchir à la pérennité de leur nouvelle organisation. Elle ont notamment à se demander si les mesures qu’elles emploient sont suffisantes et ciblées, en particulier dans le domaine du reporting et de la compliance, pour faire face à la nouvelle réglementation., déclare Marc Saluzzi, associé et Global Investment Management Leader, PwC Luxembourg. Face à une stratégie de survie en réaction à la crise financière devra s’imposer une véritable stratégie d’investissement et de développement à long terme. Il existe également des opportunités pour les gestionnaires d’actifs indépendants et les compagnies d’assurance qui pourraient s’appuyer sur des banques cherchant à augmenter leur capital en se séparant de l’activité de gestion d’actifs. Ces sociétés qui pourront intensifier leurs investissements dans des domaines clés comme la compliance, la gestion de risque et le reporting pourront directement en tirer profit dès que de nouvelles réglementations seront en place ».

Le rapport indique ensuite que les sociétés de gestion d’actifs devront aussi affronter une charge fiscale plus importante étant donné que les gouvernements ont commencé à augmenter les exigences fiscales afin de compenser l’ampleur de leurs dettes publiques accumulées durant ces 18 derniers mois.

Enfin, le rapport dévoile que l’Asie sera en ligne de mire des principales sociétés de gestion. Epargnée par la crise financière mais touchée par le ralentissement économique mondial, l’Asie va être la première à revenir sur le devant de la scène et représenter une opportunité non négligeable pour les sociétés de gestion et pour le Luxembourg. Investir et développer ses activités dans cette partie du monde en pleine croissance s’avère un avantage concurrentiel considérable.

Le rapport intitulé “Asset Management - The day after tomorrow” est disponible sur le site internet www.pwc.com/lu ou sur demande auprès de publications@lu.pwc.com.

Notes à l’éditeur :

  1. PricewaterhouseCoopers Luxembourg (www.pwc.com/lu) rassemble près de 1800 spécialistes originaires de 49 pays différents. PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services de révision, d’assistance fiscale et de conseil privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Au sein de notre réseau, plus de 155 000 personnes dans 153 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de participer à la mise au point d’options novatrices et de conseils pratiques.
  2. "PricewaterhouseCoopers" désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépendante.