Transparence et gestion des risques jugées aussi importantes que le rendement
Les interactions entre investisseurs institutionnels et gestionnaires alternatifs sont au centre d’une étude menée par l’Economist Intelligence Unit pour le compte de PricewaterhouseCoopers et publiée ce lundi. Basée sur les réponses de 226 investisseurs institutionnels et gérants alternatifs, elle s’inscrit dans un fort contexte de croissance pour les investissements tels que le capital risque (private equity), les fonds spéculatifs (hedge funds) ou l’immobilier (real estate). Alors que les investisseurs fortunés étaient traditionnellement les clients prioritaires de ce type de produits, les investisseurs institutionnels représentent à l’heure actuelle quelque 60% des actifs gérés.
Malgré les conditions de marché actuelles, cette tendance devrait se confirmer. Les résultats de l’étude montrent ainsi que ce secteur alternatif va continuer à croître. Parmi les investisseurs institutionnels interrogés, 41% envisagent d’augmenter leur part dans l’immobilier, 40% leur part dans le capital risque et 33% leur part dans les fonds spéculatifs. Au contraire, très peu comptent diminuer leur allocation dans un de ces domaines.
« Néanmoins, cette croissance ne peut se faire sans un minimum de prérequis , explique Marc Saluzzi, Global Investment Management & Real Estate Leader, PricewaterhouseCoopers. Vu le développement rapide du secteur alternatif, les infrastructures le soutenant n’ont pas toujours suivi et la communication entre gérants et investisseurs n’est pas toujours aussi efficace et ouverte qu’elle pourrait l’être. Les deux parties doivent dès lors adapter leurs interfaces car la qualité de celle-ci est un enjeu-clé dans le cadre de la gestion du risque et de la performance. L’étude révèle clairement que des progrès sont à faire en la matière. »
Par ailleurs, dans un contexte de baisse des rendements, la gestion des risques et la transparence sont considérées par les investisseurs comme aussi importantes que les performances. Les résultats de l’étude mettent donc à mal l’idée préconçue selon laquelle le rendement serait le seul critère derrière la plupart des décisions d’investissement dans des produits alternatifs.
« On note, en outre, des écarts de perception et des difficultés de communication importantes, dans des domaines tels que la transparence, la gestion des risques ou l’évaluation de la performance, poursuit Marc Saluzzi. Les deux parties que ce soient les gestionnaires alternatifs ou les investisseurs institutionnels n’utilisent pas le même langage et n’ont pas les mêmes attentes. Ces divergences s’expliquent en partie par la difficulté pour les investisseurs à s’adapter, au niveau de leurs moyens humains et techniques, à une spécialisation accrue de la gestion d’actifs .»
Révélateur également du manque de sophistication de la part des investisseurs institutionnels : 53% ont déclaré n’avoir apporté aucun changement à leurs politiques en matière de risque malgré une allocation plus importante de leurs actifs dans les fonds alternatifs.
Enfin, dernier résultat majeur de l’étude, les Etats-Unis apparaissent comme ayant une longueur d’avance dans le secteur de la gestion alternative. Les gérants alternatifs US sont mieux évalués par les investisseurs pour la qualité de leur reporting et les bonnes pratiques qui y sont mises en œuvre.
« Clairement, nous pensons qu’un modèle financier est en train d’émerger, au sein duquel le secteur alternatif va jouer un rôle fondamental, conclut Marc Saluzzi. Du fait de l’importance de ce rôle, les gérants alternatifs doivent investir dans leurs infrastructures et les investisseurs institutionnels renforcer leur expertise. »
L’étude « Transparency versus returns: the institutional investor view of alternative assets » ainsi qu’un podcast sur le sujet, sont disponibles sur www.pwc.com/lu.
Notes à l’éditeur :
PricewaterhouseCoopers Luxembourg (www.pwc.com/lu) rassemble près de 1600 spécialistes originaires de 35 pays différents. PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services de révision, d’assistance fiscale et de conseil privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Au sein de notre réseau, plus de 146 000 personnes dans 150 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de participer à la mise au point d’options novatrices et de conseils pratiques.
"PricewaterhouseCoopers" désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépendante.