Certifications en financial risk management : Un impératif pour la place financière


Le candidat a le choix entre trois diplômes. A choisir selon ses objectifs.

La poursuite du développement de Luxembourg comme l’une des places mondiales en matière d’asset management soulève la question de la responsabilité, donc du niveau de compétence des dirigeants de fonds domiciliés au Luxembourg. Quand on compare la place de Luxembourg avec les autres grandes places financières internationales, on remarque une proportion très faible de professionnels titulaires au Grand-Duché d’une des certifications reconnues dans les métiers de l’asset et du risk management.

Or il est crucial, pour un fonds, de pouvoir prouver aussi objectivement que possible que les responsables de sa gestion et de son administration présentent un niveau de compétence adéquat, en particulier en cas de problèmes de performance ou d’incidents à caractère opérationnel.

Quelle certification choisir ?

Il existe différents organismes internationaux reconnus, qui, après réussite d’examen(s), octroient un diplôme attestant de cette compétence. En voici un petit aperçu.

Le diplôme le plus ancien et à juste titre considéré comme le plus exigeant est le CFA (Chartered Financial Analyst) : il requiert la réussite de trois sessions annuelles d’examens. C’est le programme le plus lourd, nécessitant l’étude plus ou moins approfondie d’un grand nombre d’ouvrages. Ceux-ci portent autant sur la finance quantitative, avec un contenu mathématique et statistique non négligeable, que sur les instruments de marchés financiers, y compris bien entendu les dérivés, et le trading de ces derniers. Ce diplôme s’adresse principalement aux traders et analystes financiers, profils moins rencontrés sur la place luxembourgeoise.

Il existe deux autres « concurrents » en matière de gestion des risques ou FRM (donnant lieu au titre de Financial Risk Manager). Leur contenu est relativement équivalent, composé essentiellement de finance quantitative mais avec une part non négligeable consacrée à la gestion du risque et ses contraintes. Du fait de leur champ plus spécifique, le volume de matière est sensiblement moindre et les diplômes sont délivrés à la suite de l’obtention d’un seul examen. Il s’agit respectivement du :

  • GARP (Global Association of Risk Professionnals), le plus ancien. Avantage : sa préparation se base sur la lecture d’un seul ouvrage (700 pages environ), rédigé par une sommité en matière de risk management, co-fondateur du GARP. Les sessions d’examen ont traditionnellement lieu à la mi-novembre de chaque année;
  • PRMIA (Professional Risk Managers’ International Association), organisme concurrent du GARP. L’avantage de PRMIA réside dans le fait que l’examen peut être programmé avec l’association à tout moment dans l’année. Par contre, si la préparation de l’examen passe ici aussi par l’étude d’un ouvrage unique, le texte à étudier est deux fois plus volumineux et est rédigé par plusieurs dizaines de contributeurs différents (d’où le risque de répétitions et terminologies diverses).
  • A ces deux diplômes vient s’ajouter un troisième : le CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst Association) qui, comme son nom l’indique, se concentre plus particulièrement sur la gestion alternativ

Chaque certification est à envisager en fonction des critères individuels de chacun. La certification CAIA trouvera forcément sa justification dans le cas d’un directeur de fonds investis dans l’alternatif. Par contre, se focaliser sur le CFA, si l’on ne se destine pas à une carrière de pointe dans le trading ou dans l’analyse financière ne semble pas le choix le plus approprié.

Comment s’y préparer ?

L’expérience montre que chacun de ces programmes requiert un important travail d’étude personnel, en particulier dans le domaine de la finance quantitative. Afin d’aider les professionnels luxembourgeois à se préparer à ces épreuves de haut niveau, PwC ACADEMY lancera à partir de juin un programme de préparation à l’examen de novembre organisé par le GARP dont la réputation et la qualité du support pédagogique sont reconnues. La pédagogie ressemblera d’ailleurs plutôt à une mise à niveau sous forme de coaching plutôt qu’à celle d’un cours ex-cathedra.

Une certification en risk management a donc de quoi séduire tant les promoteurs de fonds que tous les autres intervenants et prestataires de services du secteur financier (agent administratif, banque dépositaire,…). Grâce aux compétences qu’elles valident, elles constituent un avantage compétitif indéniable pour leurs détenteurs et ceux qui les emploient.