Par leur diversité, les sujets traités cette année témoignent d'une sensibilisation accrue aux questions sociales chez les auteurs canadiens de livres d'affaires
TORONTO, le 3 avril 2008 — Les noms des quatre finalistes en nomination pour le National Business Book Award ont été dévoilés aujourd'hui par PricewaterhouseCoopers et BMO Groupe financier qui parrainent conjointement ce concours. La bourse de 20 000 $ est remise à un auteur pour souligner l'excellence d'un ouvrage publié au Canada dans le domaine des affaires.
Cette année, les livres en lice reflètent la diversité des ouvrages d'affaires écrits au Canada : études critiques sur les pratiques économiques et les grandes entreprises, aperçu des possibilités inexplorées du développement durable et enquête sur un riche collectionneur d'œuvres d'art. Une telle variété témoigne de l'évolution des ouvrages d'affaires au cours des années, qui sont passés de la simple analyse financière à des exposés complets traitant sous un angle social, historique et économique des questions qui touchent le monde des affaires au Canada.
Voici les finalistes de cette année :
- Rodrigo Bascuñán et Christian Pearce, Enter the Babylon System: Unpacking Gun Culture from Samuel Colt to 50 Cent, publié aux éditions Random House Canada. MM. Bascuñán et Pearce essaient de comprendre pourquoi les armes à feu sont devenues partie intégrante de la culture populaire. Grâce à des entrevues révélatrices avec des rappeurs, des universitaires et des lobbyistes des armes à feu, les auteurs nous permettent de saisir pourquoi les armes à feu de petit calibre font quelque 1 000 victimes chaque jour dans le monde. L'ouvrage présente une enquête sur l'industrie des armes à feu (qui fait l'objet de peu d'études) en ciblant le « système » en place : les fabricants d'armes à feu, les médias et le gouvernement.
- Naomi Klein, The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism, publié aux éditions Knopf Canada. Dans Shock Doctrine, Mme Klein expose une nouvelle vision économique du monde. D'après l'auteure, on impose un peu partout dans le monde des programmes économiques néolibéraux à une population vulnérable. Ce qu'il est convenu d'appeler une thérapie de choc prend de multiples formes — coup militaire, violence et démonstration de force, guerre, hyperinflation induite, terrorisme et catastrophes naturelles — qui se dessinent souvent en secret et émergent trop rapidement pour que les citoyens puissent y réagir. Qu'on le veuille ou non, cette thérapie de choc est vouée à transformer la façon dont les gens perçoivent le marché libre et les économistes.
- William Marsden, Stupid to the Last Drop: How Alberta is Bringing Environmental Armageddon to Canada (and doesn't seem to care), publié aux éditions Knopf Canada. L'auteur livre un exposé captivant et convaincant sur la dégradation environnementale qu'entraîne le forage des sables bitumineux en Alberta, un secteur d'activité qui profite d'un pétrole vendu à 100 $ le baril. M. Marsden, qui s'appuie sur des entrevues avec un géophysicien, un spécialiste des changements climatiques et un chasseur cri, relate l'histoire de la complicité du gouvernement et des grandes entreprises, au détriment des citoyens de l'Alberta.
- Jacques Poitras, Beaverbrook: A Shattered Legacy, publié aux Éditions Goose Lane. M. Poitras retrace le parcours qu'a suivi Lord Beaverbrook (également connu sous le nom de William Maxwell Aitken) pour amasser l'une des plus belles collections d'œuvres d'art de la côte est du Canada. L'auteur a épluché une montagne de documents d'archive, attiré par le récent procès intenté par les descendants de Lord Beaverbrook qui remettaient en cause le droit de propriété sur la collection d'œuvres d'art que Lord Beaverbook a cédée aux citoyens du Nouveau-Brunswick en 1957.
- Chris Turner, The Geography of Hope: A Tour of the World We Need, publié aux éditions Random House Canada. M. Turner s'est lancé dans une recherche qui l'a mené partout dans le monde afin de trouver différents scénarios d'un mode de vie durable. Il rend donc visite à des pionniers de l'écologie dans 10 pays différents : énergie solaire en Allemagne, hydroélectricité en Asie du Sud-Est et premier lotissement du monde chauffé à l'énergie solaire en Alberta. L'auteur offre ainsi un aperçu de l'avenir d'un point de vue commercial certes, mais surtout humain.
Le National Business Book Award, qui en est à sa 23e année d'existence, continue de susciter l'intérêt non seulement dans le monde des affaires canadien, mais également parmi les auteurs, journalistes, universitaires, économistes, politiciens et leaders d'entreprises du monde entier. Les thèmes proposés cette année comprenaient la gestion, l'histoire des affaires ou d'une entreprise, les biographies de personnalités en vue et la situation économique au Canada ou les questions s'y rapportant. Pour être admissibles, les livres doivent avoir été publiés au cours de l'année 2007 et porter sur les affaires au Canada.
Le jury du National Business Book Award est présidé par l'ex-premier ministre de l'Ontario, l'honorable William G. Davis, maintenant conseiller juridique au cabinet Torys LLP. Sont également membres du jury : Jane Cooney, présidente de Books for Business, William Dimma, président du Conseil de Home Capital Group Inc., Anne Kingston, journaliste et lauréate du National Business Book Award en 1994 et Peter Mansbridge, correspondant principal du réseau de télévision CBC.
Le nom du lauréat du National Business Book Award sera annoncé le 22 avril 2008 au cours d'un déjeuner donné à Toronto par PricewaterhouseCoopers et BMO Groupe financier. John Stackhouse, rédacteur en chef de la section Report on Business du Globe and Mail, animera la cérémonie.
L'an dernier, le National Business Book Award avait été remis à Thomas Homer-Dixon pour son ouvrage The Upside of Down: Catastrophe, Creativity, and the Renewal of Civilization.
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