TORONTO, le 24 janvier 2008 — Les dirigeants d’entreprise se disent moins confiants dans les possibilités de croissance à court terme, selon le 11e sondage mondial annuel mené par PricewaterhouseCoopers (PwC) auprès des dirigeants d’entreprise. En effet, leur niveau de confiance a diminué de près de moitié depuis l’an dernier. De plus, la crainte d’une récession mondiale est très présente. L’incertitude actuelle sur les marchés financiers mondiaux explique cette baisse de confiance.
Dans le cadre du sondage, des entrevues ont été réalisées auprès de 1 150 chefs d’entreprise dans 50 pays, dont 30 au Canada. Cette année, seulement 33 % des répondants au Canada, contre 50 % à l’échelle mondiale, ont bon espoir d’enregistrer une croissance du chiffre d’affaires au cours des 12 prochains mois, ce qui est une baisse prononcée par rapport au taux de l’an dernier (60 %). Cependant, les chefs d’entreprises canadiennes demeurent optimistes quant à la croissance à long terme et à leur compétitivité : 46 % d’entre eux prévoient une croissance au cours des trois prochaines années, comparativement à 42 % à l’échelle mondiale.
Les autres préoccupations principales des chefs d’entreprises canadiennes sont le manque de travailleurs qualifiés (83 %), la surréglementation (64 %), ainsi que la perspective de récession dans les grandes puissances économiques (63 %). À l’échelle mondiale, les principales préoccupations sont la perspective de récession (61 %), le manque de travailleurs qualifiés (61 %) et la surréglementation (59 %).
Selon les dirigeants d’entreprise du Canada, la compétitivité de leur entreprise repose surtout sur le talent, la souplesse et la collaboration, ce qui diffère de l’opinion de leurs homologues à l’échelle mondiale. Au Canada, l’accès aux compétences recherchées et la rétention des talents sont considérés comme un facteur crucial de compétitivité (97 % par rapport à 74 % à l’échelle mondiale). Quatre-vingt-treize pour cent des chefs d’entreprise croient en outre que l’adaptation au changement donne une longueur d’avance sur les concurrents, comparativement à 76 % des répondants à l’échelle mondiale. De plus, 80 % des chefs d’entreprises canadiennes ont cité la mise en place de partenariats fructueux dans les secteurs d’activité et les entreprises comme un facteur de croissance important (par rapport à 61 % à l’échelle mondiale).
« La course aux talents demeure une préoccupation majeure des dirigeants canadiens; plus des trois quarts d’entre eux estiment plus utile de consacrer leurs efforts aux questions de capital humain », explique Ellen Corkery-Dooher, associée au sein des Services-conseils de PwC. « Ils sont conscients que le bon mélange de compétences en commerce, en gestion et sur le plan technique est la clé de la réussite. Le leadership, la faculté d’adaptation, la créativité et l’esprit de collaboration sont des compétences essentielles à la gestion efficace de l’entreprise. »
Selon le sondage, les entreprises mettent l’accent sur des stratégies de base pour assurer leur croissance. Trente-trois pour cent des dirigeants au Canada se donnent comme objectif prioritaire l’expansion des marchés existants, tandis que vingt-sept pour cent visent la pénétration de nouveaux marchés. À l’échelle mondiale, cette proportion est de 30 % et 19 %, le développement de produits (20 %) constituant une autre priorité. Quatre-vingt-dix pour cent des répondants au Canada misent sur le financement interne pour assurer leur croissance, comparativement à 82 % à l’échelle mondiale.
Le sondage révèle aussi que 13 % des répondants au Canada ont procédé à des regroupements d’entreprises transfrontaliers au cours des 12 derniers mois; seulement 17 % envisagent un regroupement au cours des 12 prochains mois. « L’expansion à l’étranger demeure l’objectif de nombreuses entreprises qui voient dans les regroupements une façon d’y parvenir », explique Keith Mosley, qui dirige le groupe Vente, acquisition et financement d’entreprise de PwC Canada. « Le marché actuel offre d’excellentes occasions aux acquéreurs stratégiques, notamment en raison de la vigueur du dollar canadien. Bien que la conjoncture puisse nuire aux regroupements importants, ceux-ci étant habituellement plus influencés par les marchés financiers, le marché intermédiaire est encore robuste », ajoute-t-il.
Pour plus de renseignements sur le 11e sondage mondial annuel mené par PricewaterhouseCoopers auprès des dirigeants d’entreprise, veuillez visiter le site www.pwc.com/ceosurvey.
À propos de PricewaterhouseCoopers
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d’activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients et à leurs parties prenantes et de promouvoir la confiance du public. Plus de 146 000 personnes dans 150 pays partagent leurs réflexions, leur expérience et leurs solutions pour présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fra) et ses entités apparentées comptent plus de 5 200 associés et employés.
« PricewaterhouseCoopers » s’entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l’Ontario ou, selon le contexte, du réseau mondial de PricewaterhouseCoopers ou d’autres sociétés membres du réseau, chacune étant une entité distincte et indépendante sur le plan juridique.