TORONTO, le 13 février 2008 — Devant l’intérêt grandissant du public pour les questions écologiques, les entreprises technologiques lancent des initiatives « vertes » afin de réduire les effets négatifs de leurs activités sur l’environnement. Cependant, d’après un rapport d’enquête récent publié par PricewaterhouseCoopers (PwC), Technology Executive Connections – Going Green: Sustainable Growth Strategies, le facteur économique compte plus que l’altruisme en matière écologique.
Quarante pour cent des dirigeants du secteur technologique interrogés estiment que le mouvement écologiste leur ouvre des marchés importants, ainsi qu’en témoigne la demande croissante de produits et services écologiques. De plus, pour 60 % des répondants, l’économie d’énergie représente l’un des facteurs clés dans la prise de décisions écologiques de leur entreprise.
« La demande croissante de produits et services plus durables pourrait mener au développement d’un des marchés les plus importants des dernières années, déclare Bruce McIntyre, leader national du groupe Solutions pour un développement durable de PwC Canada. Pourtant, le Canada fait piètre figure en matière d’exécution des projets environnementaux. Si le modèle européen ne convient pas au marché canadien, il n’en reste pas moins que les entreprises technologiques canadiennes devraient prendre les devants pour stimuler la croissance tout en s’assurant que leurs initiatives s’inscrivent dans leur stratégie commerciale. »
Selon les résultats de l’enquête, 61 % des dirigeants estiment qu’il est très important (29 %) ou important (32 %) de prendre des mesures préventives afin de réduire les effets négatifs de leurs activités sur l’environnement. Ce virage au vert (produits, services et opérations commerciales) entraîne des changements dans le degré de collaboration et d’innovation de la chaîne de valeur technologique, notamment le marketing, les ressources humaines, la recherche et le développement, la fabrication et l’approvisionnement.
Parallèlement à l’évaluation de leurs propres pratiques commerciales, les entreprises examinent de plus près les mesures prises par leurs partenaires et leurs fournisseurs. Un dirigeant sur cinq (18 %) estime que son entreprise tient compte de l’aspect écologique lors des achats et choisit des produits et des services dont l’effet sur l’environnement est moindre. Et l’on prévoit que plus de la moitié (53 %) passeront dans cette catégorie au cours des deux prochaines années.
À l’échelle mondiale, les entreprises technologiques se protègent contre les mesures législatives qui seront prises par l’État en appliquant dès maintenant leurs propres contrôles écologiques. Vingt pour cent des répondants affirment que leur entreprise est régie par une politique officielle en matière d’environnement et on estime que ce chiffre passera à 48 % au cours des deux prochaines années.
Un certain nombre d’entreprises technologiques produisent par ailleurs des rapports sur le développement durable. Au sein de l’entreprise, les informations contenues dans ces rapports peuvent servir à stimuler l’amélioration continue de la performance environnementale ainsi qu’à minimiser les risques. À l’externe, elles servent à faire valoir leurs efforts dans le domaine environnemental auprès des concurrents, des organismes de réglementation et des consommateurs.
Quel que soit leur secteur d’activité, les entreprises mondiales cherchent à accroître leur responsabilité écologique. Il existe cependant une différence considérable entre les fabricants de matériel et les sociétés de logiciels. Les premiers manifestent en effet un plus grand intérêt, suivi d’actions concrètes, pour les questions écologiques que les sociétés de services tels que les fournisseurs de logiciels et les développeurs de contenu. Les résultats de l’enquête indiquent que 60 % des fabricants de produits technologiques participent à la conception des produits et services écologiques, contre 33 % pour les sociétés de services.
« Les fabricants de produits technologiques prennent des mesures vigoureuses pour accroître leur gamme de produits et services écologiques en augmentant l’efficacité énergétique et en adoptant des mesures pour réduire ou éliminer les matières dangereuses. Ils utilisent à cette fin des matières recyclées ou recyclables, et fabriquent des produits de longue durée et des emballages conformes ou supérieurs aux normes environnementales, observe John Delucchi, leader national du groupe Technologie de PwC Canada. Vu l’intérêt croissant pour la réduction du poids des produits et le recyclage, les fabricants peuvent plus facilement régler les questions liées à la fin de vie, notamment la récupération et l’élimination. »
Le mouvement écologiste offre des possibilités de croissance considérables aux sociétés de logiciels et de services. Les services de consultation et les logiciels liés à la technologie verte visent à aider les entreprises à adopter une gestion virtuelle et à limiter leurs déplacements. Cela permettra de réduire considérablement les émissions de carbone au cours des prochaines années.
« Le virage vert a bouleversé le marché technologique mondial. Il incombe maintenant aux entreprises de s’ajuster rapidement à la situation, de tirer parti des occasions offertes et de gérer le risque environnemental », ajoute M. McIntyre.
Les données quantitatives présentées dans le rapport d’enquête de PricewaterhouseCoopers, Technology Executive Connections – Going Green: Sustainable Growth Strategies, sont fondées sur une enquête menée par l’Economist Intelligence Unit (EIU) en septembre 2007 auprès de 148 hauts dirigeants provenant des cinq régions suivantes : Asie, 28 %; Europe, 31 %; Amérique du Nord, 35 %; Moyen-Orient et Afrique, 5 % et Amérique Latine, 1 %.
Vous pouvez obtenir un exemplaire du rapport d’enquête complet ainsi qu’un balado mettant en vedette des professionnels de PwC, dont Bruce McIntyre, leader du groupe Solutions pour un développement durable au Canada, en visitant le site suivant : www.pwc.com/techconnect.
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