Canadian Retail Security Survey 2012

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Diverses sources de pertes coûtent aux détaillants canadiens environ 4 milliards de dollars par année, soit 10,8 millions de dollars par jour d’ouverture en moyenne, selon les estimations du sondage de 2012 de PwC sur la sécurité dans le commerce de détail, réalisé en collaboration avec le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD). Les participants au sondage ont déclaré des taux de pertes diverses de stock allant de 0,4 % à 2,19 % de leur chiffre d’affaires net de 2011, pour un taux global moyen de 1,04 %.

Les pertes diverses dans le commerce de détail désignent la perte de stock imputable à des facteurs tels que le vol par des employés, des clients ou le crime organisé, des erreurs d’inventaire, des erreurs comptables, la fraude ou les avaries de produits devenus invendables.




Sommaire exécutif

Les temps restent durs pour les détaillants canadiens; la conjoncture intérieure et mondiale demeure difficile, les comportements des consommateurs changent et la concurrence est sans cesse plus féroce. L’évolution du contexte économique continuera d’influencer fortement les commerçants, mais notre sondage de 2012 sur la sécurité dans le commerce de détail reflète aussi une relative stabilité, alors que les détaillants redéfinissent le rôle de la prévention des pertes et les mesures prises pour surveiller les menaces et réagir à l’activité criminelle. Les réponses indiquent que les détaillants canadiens continuent de se protéger contre la délinquance interne et externe ainsi que d’autres sources de pertes.

Les détaillants disent avoir des politiques et des procédures destinées à prévenir le vol par des employés ou des personnes extérieures, la fraude commise par des représentants ou des fournisseurs et le piratage de la propriété intellectuelle. En combinant ces outils avec de nouvelles technologies et des méthodes éprouvées de prévention, la plupart sont en mesure d’exercer une surveillance et de gérer les risques de vol connus. Les participants au sondage désignent le vol par des employés et des personnes extérieures comme l’activité criminelle qui a le plus de répercussions sur leurs affaires. Mais la fraude par carte de crédit et de débit (y compris le trucage des claviers d’identification personnelle) ou liée au retour de marchandises et aux cartes-cadeaux est aussi un enjeu important.

Malgré le déploiement conjugué de politiques, de procédures de surveillance et de technologies avancées de prévention, les répondants déclarent des taux de pertes diverses de stock allant de 0,4 % à 2,19 %. Le taux moyen pour l’ensemble des répondants s’établit cette année à 1,04 %, en légère baisse par rapport à 1,13 % du sondage de 2008. Selon nos estimations, les pertes diverses de stock coûtent aujourd’hui aux détaillants canadiens environ 4 milliards de dollars par année, soit plus qu’en 2008. Pour l’ensemble du commerce de détail au Canada, cela représente 10,8 millions de dollars par jour d’ouverture en moyenne. Pour mettre ces chiffres en perspective, le coût total de ces pertes équivaut presque à ce qu’investissent chaque année tous les détaillants dans leurs services de la technologie de l’information (TI) et dépasse ce qu’ils injectent dans leurs services des finances. Contrairement aux investissements en TI et en finances, toutefois, les pertes diverses ne rapportent rien; il faut même beaucoup de temps et de ressources pour les déceler, les gérer et les prévenir. Bref, les disparitions de stock engendrent une importante érosion du bénéfice qui doit être enrayée partout où c’est possible.

Comparativement à 2008, malgré les différences dans la base de répondants, le taux moyen de pertes diverses chez les détaillants dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard de dollars a augmenté. Au-delà de l’augmentation constatée pour ce groupe, cependant, les résultats globaux sont restés stables depuis notre précédent sondage. L’investissement continu dans les ressources humaines, les processus et la technologie semble avoir empêché les taux de pertes diverses de monter, alors que le commerce de détail au Canada a crû, lui, de 44 milliards de dollars depuis l’exercice 2007.

Le sondage révèle que le pourcentage estimé de vols commis par des individus externes a fortement diminué, alors que les estimations des vols par des employés ont nettement augmenté. Cela laisse à penser que les détaillants ont fait des progrès grâce à leurs investissements dans la prévention des pertes, mais que l’adoption de politiques et de procédures internes strictes et la vérification des antécédents professionnels et criminels avant l’embauche sont aussi des mesures importantes qu’ils devront prendre.

Les détaillants continuent donc d’agir pour lutter contre le vol commis par des employés et des tiers, mais leurs moyens d’action ont sensiblement changé. Tout en indiquant qu’il leur arrive plus souvent de confronter et d’avertir verbalement des employés et des clients surpris en train de voler, les répondants se disent moins enclins qu’avant à engager des poursuites. Sans doute en raison de la conjoncture difficile qui sévit depuis 2007, les commerçants optent pour des recours moins coûteux et sévères.

Alors que l’activité criminelle devient de plus en plus perfectionnée et organisée, les entreprises devront continuer d’investir dans la prévention pour conserver leurs acquis et faire baisser encore leurs taux de pertes diverses de stock.