Essor des médicaments génériques

Affichez la page en: English

L'avenir des entreprises canadiennes

Les grandes entreprises pharmaceutiques canadiennes connaissent très bien les pressions qu'elles doivent subir pour lancer un produit sur le marché. En vertu du droit canadien, les brevets des entreprises qui développent de nouveaux médicaments sont protégés pendant 20 ans — cette période doit permettre aux entreprises qui ont développé un médicament révolutionnaire de réaliser un juste rendement sur le capital investi. Beaucoup d'entreprises canadiennes cependant ne bénéficient même pas de la moitié de cette période de protection en raison de la complexité de la réglementation, des problèmes liés aux ressources humaines et à la chaîne d'approvisionnement et des diverses contraintes dans le processus de développement, de fabrication et de commercialisation des produits. Dès qu'un médicament n'est plus protégé par un brevet, les fabricants de médicaments génériques peuvent commencer la production et la vente du substitut. Le médicament générique est offert à un coût inférieur au consommateur. Les fabricants de médicaments génériques doivent par ailleurs relever certains défis sur le plan du marketing et de la distribution.

En décembre 2007, le Wall Street Journal a révélé qu'à compter de 2010, le secteur pharmaceutique connaîtra la plus grosse vague d'expiration de brevets de son histoire. D'après les experts, la concurrence des produits génériques fera chuter les ventes des grandes entreprises pharmaceutiques aux États-Unis de 67 milliards de dollars entre 2007 et 2012 par suite de l'expiration de plus de 30 brevets. Cette diminution, qui correspond à près de la moitié du chiffre d'affaires combiné des entreprises pharmaceutiques aux États-Unis en 2007, aura d'énormes répercussions sur le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie au Canada. En outre, les premiers brevets biotechnologiques ont commencé à expirer et pour certaines entreprises, les biogénériques sont devenus réalité.

L'équilibre sur le marché entre les grandes sociétés pharmaceutiques et les fabricants de médicaments génériques se maintiendra tant que les nouveaux médicaments vedettes seront créés en nombre suffisant. Malheureusement, entre 2002 et 2006, les entreprises dans leur ensemble ont lancé sur le marché environ la moitié moins (43 %) de nouveaux médicaments chimiques au cours des cinq dernières années du XXe siècle — et ce, même si les budgets en R et D ont plus que doublé. Si les médicaments vedettes ne génèrent pas de bons rendements par rapport aux investissements en R et D et aux diverses dépenses, tout le secteur — les grandes entreprises pharmaceutiques et les fabricants de produits génériques — en pâtira.

Nous assisterons sans doute à un changement radical dans la façon dont les entreprises du secteur exerceront leurs activités dans les années et décennies à venir. Les entreprises canadiennes de petite ou grande taille devront adopter un mode de fonctionnement différent : elles pourraient devoir trouver de nouvelles sources de revenu, acquérir un nouveau leadership d'entreprise ou planifier des regroupements d'entreprises ciblés.

PricewaterhouseCoopers peut vous aider

Les professionnels du secteur pharmaceutique et des sciences de la vie au sein de PricewaterhouseCoopers connaissent bien les enjeux du secteur. Nos spécialistes peuvent aider les entreprises du secteur à relever les défis qui se présenteront au cours des prochaines années, notamment en aidant les grandes entreprises pharmaceutiques qui ont besoin d'aide en recherche et développement et les petits fabricants de médicaments génériques qui visent de nouveaux marchés.