Retour en force en 2014 : les difficultés à court terme des minières pourraient produire des gains à long terme

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Une lente remontée s’annonce pour les minières, selon le rapport Global Mining Deals de PwC

MONTRÉAL, le 26 février 2014 — Bien que 2013 ait été l’une des pires années pour les fusions et acquisitions dans l’histoire récente, l’activité minière devrait renouer avec la croissance au cours des prochains mois, alors que les économies développées commencent à se stabiliser et que les sociétés minières cherchent à acquérir des actifs de façon stratégique, selon le plus récent rapport Global Mining Deals Report de PwC.

Le volume des transactions ayant atteint en 2013 son niveau le plus bas depuis 2005, les sociétés minières continueront de délaisser la diversification pour privilégier les matières premières et les actifs principaux. « Un grand nombre de sociétés désirant faire des acquisitions se tournent vers les matières premières semblables à celles qu’elles exploitent, et ce, dans des régions qui leur sont déjà familières », indique Nochane Rousseau, associé et leader, Énergie, Services publics, Mines et Produits industriels.

« De façon générale, les minières éprouvent à court terme des difficultés qui pourraient produire des gains à long terme. Afin de recommencer à créer de la valeur pour leurs actionnaires et de prolonger la durée de vie des mines, les sociétés minières devront continuer à acquérir des actifs », ajoute-t-il.

Prévisions pour le secteur minier en 2014

Les cinq principales transactions de l’an dernier prouvent que les fusions et acquisitions réalisées dans le contexte actuel sont de nature différente. Selon le rapport Global Mining Deals, au lieu d’effectuer des prises de contrôle entières, les sociétés préfèrent acheter et vendre des portions d’entreprises, ce qui a fait chuter la valeur totale des transactions en 2013. Voici les tendances à surveiller en 2014 :

  • Le recours à diverses formes de partenariat — De nombreux dirigeants de sociétés minières concluent des coentreprises sur des actifs stratégiques plutôt que d’assumer la totalité des risques associés au financement de la mise en valeur. Par exemple, BHP a annoncé son intérêt à trouver un partenaire pour son projet de potasse Jansen.
  • L’intervention accrue des sociétés de taille moyenne — Alors que beaucoup de grandes sociétés minières continueront de se départir de leurs actifs, un plus grand nombre de sociétés de taille moyenne seront des acheteurs actifs en 2014. Certaines sociétés de taille moyenne ont indiqué être prêtes à réaliser des acquisitions, tandis que d’autres ont annoncé leur intention d’examiner leurs options stratégiques.
  • Des décisions à prendre pour les petites sociétés minières — Les petites sociétés minières devraient participer plus activement aux fusions et acquisitions cette année. Pour joindre les deux bouts, un grand nombre d’entre elles devront vendre ou fusionner avec une autre société. On constate, par ailleurs, une augmentation des ententes avec prise de participation progressive parmi les petites sociétés, ce qui représente un élément positif du point de vue de l’exploration et devrait leur permettre de prendre de la valeur avec le temps.
  • L’or toujours dans le radar — Même si le nombre de fusions et acquisitions a diminué dans le secteur de l’or (412 transactions en 2013, contre 548 en 2012), les acheteurs saisissent l’occasion d’acheter plus d’actifs aurifères puisque le prix de l’or a baissé de près de 30 % l’année dernière, pour s’établir à environ 1 250 $ l’once. Si le rapport indique que les fusions et acquisitions dans le secteur de l’or augmenteront au cours des prochains mois, il précise cependant qu’il s’agira, pour la plupart, de petites transactions stratégiques conclues dans des pays stables sur le plan fiscal et riches en or, comme le Canada.

Est contre Ouest

Un changement dans la répartition géographique des acheteurs est survenu en 2013 — l’Est a dominé l’Ouest en ce qui concerne les activités transactionnelles. Même si l’Ouest a été plus actif si l’on tient compte du nombre de transactions réalisées, la valeur de ces transactions a été plus élevée dans la partie orientale du monde.

Près de la moitié des transactions en termes de valeur, ou environ 45 % d’entre elles, ont été réalisées dans l’Est, contre environ 36 % dans l’Ouest. Selon M. Rousseau, « les principales transactions réalisées en 2013 l’ont été, en grande partie, entre des gouvernements et/ou de riches investisseurs privés, un élément qui contribue également à la transformation du paysage par rapport aux années précédentes. »

« Il est à prévoir que les grandes minières œuvrant dans l’Ouest continueront d’attendre que les prix des matières premières se stabilisent, se concentrant plutôt sur leurs coûts déboursés et la rationalisation de leurs actifs, tout en ayant recours au désinvestissement pour rembourser leur dette et financer leurs activités », poursuit-il.

Une activité ralentie, sans être inexistante

Selon le rapport, l’activité en matière de fusions et d’acquisitions a plutôt démarré vigoureusement en 2014 avec l’offre publique d’achat hostile de Goldcorp sur Osisko et l’offre publique d’achat de HudBay sur Augusta Resources.

« La reprise ne sera pas identique à celle observée en 2011, mais il faut s’attendre à ce que des transactions réapparaissent dans la plupart des régions du monde cette année, soit comme une occasion à saisir, soit comme une nécessité pour certaines sociétés du secteur, conclut M. Rousseau. Pour l’heure, les entreprises assainissent leurs bilans et reportent la prise de décisions, attendant le bon moment pour agir – et ce moment est proche. »

Pour en savoir davantage sur le rapport Global Mining Deals de 2014, veuillez consulter la page http://www.pwc.com/ca/miningdeals.

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