Recul de la capitalisation boursière, difficultés de financement et dépréciations d’actifs : les petites sociétés minières résistent de toutes leurs forces à la tempête économique

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MONTRÉAL, le 4 Novembre 2013 – D’après le septième rapport Junior Mine, qui s’intéresse chaque année aux 100 premières sociétés minières cotées à la Bourse de croissance de Toronto (TSXV), la capitalisation boursière a chuté de 44 % comparativement à 2012, pour s’établir à 6,49 G$ en 2013. La situation de trésorerie des petites sociétés minières a connu une détérioration continue. Les liquidités et les investissements à court terme des 100 premières sociétés cotées sur le TSXV ont reculé de 695 M$ en 2013, passant à 1,2 G$, en regard de 1,9 G$ en 2012.

« La situation est la même dans tout le secteur, explique Nochane Rousseau, leader du secteur minier de PwC pour le Québec. Les sociétés minières sont confrontées à une crise et les petites sociétés minières en sont les plus affectées. Lorsqu’arrivera la reprise, il est plus probable que les investisseurs se tournent d’abord vers les grands producteurs, en raison de leurs bilans positifs, de leurs capacités de production et de leur rentabilité. »

En 2013, seules les petites sociétés minières engagées dans l’exploitation ont augmenté leurs dépenses d’investissement, d’un modeste montant de 74 M$. « Dans d’autres catégories, continue M. Rousseau, quelques petites sociétés minières, notamment celles engagées dans la prospection, ont été contraintes de suspendre les activités sur leurs concessions. D’autres vont se résoudre à adopter, comme unique stratégie de survie, la fusion avec une autre société ou l’acceptation d’une offre d’achat. »

Tout sur les dépréciations d’actifs
Les dépréciations d’actifs sont un inconvénient nécessaire, compte tenu du marché actuellement volatil. En 2013, les dépréciations d’actifs notées chez les 100 premières sociétés du TSXV ont augmenté de 175 %, soit de 55 M$, par rapport à l’année dernière. Au total, les dépréciations d’actifs des 100 premières sociétés minières du TSXV se sont élevées à 87 M$ pour la période close le 30 juin 2013.

Ces ajustements des concessions minières ne visaient pas seulement quelques projets ou sociétés. Ils ont été mis en œuvre par 37 des 100 premières sociétés minières du TSXV.

La quête de financement
En général, en 2013, la trésorerie résultant des activités de financement a diminué de 34 % par rapport à l’an dernier, et cela après une baisse de 52 % en 2012 comparativement à 2011.

« Les investisseurs boudent les placements à haut risque et à haut rendement proposés par les petites sociétés minières et préfèrent se tourner vers les sociétés qui versent des dividendes ou qui ont plus d’actifs sur lesquels se reposer », précise M. Rousseau. Le rapport indique que seules trois sociétés parmi les 100 premières ont versé un dividende en 2013. Ce sont Sierra Metals Inc., Callinan Royalties Corp. et Midway Gold Corp. (sur des actions privilégiées uniquement).

En ce qui concerne le financement par capitaux propres, les 100 premières sociétés ont levé 795 M$ en 2013, ce qui représente une décroissance de 50 % par rapport au montant de 1,59 G$ mobilisé en 2012. Les sociétés productrices ont enregistré la plus importante baisse de financement par capitaux propres. Seules quatre des 15 sociétés productrices faisant partie des 100 premières sociétés minières du TSXV ont obtenu plus de 1 M$.

Par ailleurs, le nombre de premiers appels publics à l’épargne dans le secteur minier a diminué de plus de la moitié ces trois dernières années, passant de 52 en 2011 à 45 en 2012, et à 24 en 2013. Le rapport indique que la capitalisation boursière moyenne pour les 24 sociétés qui sont entrées en bourse en 2013 était de 2,2 M$. Malgré le nombre de PAPE cette année, le montant des capitaux mobilisés n’est pas élevé.

La patience est une vertu
Si le nombre de fusions et acquisitions dans le secteur a diminué, les petites sociétés n’en demeurent pas moins une cible pour les grandes sociétés à la recherche de croissance. « Il est primordial de faire progresser les projets en ayant la flexibilité nécessaire jusqu’à ce que les marchés reprennent. La patience est une qualité essentielle. Actuellement, un grand nombre de grandes sociétés minières ne cherchent pas à investir dans de nouveaux projets, mais s’attachent davantage à améliorer leur bilan avant de se remettre à acheter », souligne M. Rousseau.

Parallèlement, plusieurs petites sociétés ont diminué leurs coûts, et quelques-unes d’entre elles ont atteint leur objectif d’entrer à la Bourse de Toronto, comme l’a fait cet été Sierra Metals Inc., une société de Vancouver. D’après ce rapport, les coûts d’opération ont chuté de 58 % pour les sociétés en développement et de 26 % pour les sociétés productrices. On note également une baisse de 42 % des dépenses liées à l’exploration dans l’ensemble du secteur.

« De nombreuses petites sociétés doivent établir leurs plans avec vigilance et garder autant que possible le plus de fonds disponibles en attendant que se dissipe l’incertitude. Celles qui ont amassé des fonds pendant les périodes fastes doivent préserver chaque sou; la longévité est essentielle soutient M. Rousseau. Les petites sociétés qui survivront aux difficultés du marché financier actuel ont de fortes chances de réussir lorsque l’économie reprendra. »

Pour plus d’information sur le rapport semestriel Junior Mine, consultez la page du secteur minier de PwC : www.pwc.com/ca/mining.

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