Le secteur privé mise sur le marché national : à force de jouer la sécurité, il pourrait se retrouver à la traîne

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Les États-Unis, voisin commode et partenaire commercial idéal

MONTRÉAL, le 22 octobre 2013 — Les sociétés privées canadiennes continuent de mettre l’accent sur une structure solide et misent sur la croissance au Canada. D’après le sondage annuel Perspectives d’affaires mené auprès des sociétés privées, publié aujourd’hui, la grande majorité d’entre elles (78 %) s’attendent à une amélioration des affaires dans l’année à venir.

« Il est certain que le secteur privé a des bases solides. Soixante-dix-sept pour cent des sociétés sondées existent depuis plus de 20 ans et un quart d’entre elles, depuis plus de 50 ans, indique Yves Bonin, leader des Services aux sociétés privées canadiennes de PwC au Québec. Se reposant sur leur expérience durement acquise, les dirigeants des sociétés privées mettent beaucoup d’effort à protéger leur flux de trésorerie et à maintenir un bilan positif. En fait, plus de la moitié des participants au sondage de cette année n’ont pas l’intention d’avoir recours à de nouvelles sources de financement pour alimenter leur croissance. »

Les résultats de ce sondage révèlent que les sociétés privées canadiennes sont confiantes de réaliser un taux de croissance de 7,6 % et se concentrent sur le marché national. « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise stratégie de croissance, soutient M. Bonin, mais pour atteindre ce taux de croissance ambitieux, il faut aller là où il y a un important essor économique. Le marché est mondial, et la part du Canada dans le commerce international ne représente que 3 %. Les dirigeants d’entreprises doivent trouver leur place sur la scène internationale. C’est ce que font les autres pays, et nous ne pouvons pas nous permettre de rester en arrière. »

Préparer la voie aux fusions et acquisitions
Les résultats du sondage Perspectives d’affaires indiquent année après année que les dirigeants de sociétés privées sont peu enclins à réaliser des fusions et acquisitions pour faire progresser leur entreprise. Cette année, seulement un répondant sur dix est d’avis que les fusions et acquisitions seront des moteurs de croissance essentiels pour les trois prochaines années, tandis que près de la moitié (44 %) ne prévoit pas s’engager dans ce type de transaction.

« Les fusions et acquisitions ne figurent pas parmi les principaux catalyseurs de croissance, en particulier chez les sociétés ayant un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de dollars, ajoute M. Bonin. Ces dernières tendent à se concentrer davantage sur une croissance interne, notamment le développement de leur clientèle ou l’amélioration de leurs talents et de leurs activités. Cependant, avec une stratégie claire, des ressources adéquates et une planification appropriée, il est possible de réussir une fusion ou une acquisition. C’est un moyen efficace de pénétrer de nouveaux marchés, d’acquérir des parts de marché, de lancer des produits et de progresser considérablement. »

Sortir des sentiers battus
Même si près de la moitié des répondants (44 %) indiquent qu’ils génèrent actuellement un chiffre d’affaires à l’étranger, la majorité (60 %) voit un potentiel d’expansion plus important sur le marché national pour les cinq années à venir. Cela s’explique par la nature de leurs produits et services et par leur capacité à servir le marché et à répondre à la demande.

D’après le sondage, moins d’un quart des répondants (24 %) considèrent que les meilleures possibilités de croissance pour leurs entreprises se trouvent aux États-Unis. « Les dirigeants des sociétés privées canadiennes doivent reconnaître que l’économie américaine restera l’une des plus puissantes parmi les pays développés, ayant dix fois la taille de l’économie canadienne, explique M. Bonin. Les sociétés qui ne considèrent pas le marché américain limitent leur potentiel de croissance. La proximité géographique et les liens culturels avec les États-Unis en font un partenaire idéal pour les entreprises canadiennes. »

Seuls 10 % des répondants ciblent des marchés étrangers émergents autres que les États-Unis dans les cinq prochaines années. « Comme on s’attend à une augmentation de la demande des consommateurs dans les marchés émergents, ce faible intérêt pour les activités internationales pourrait leur faire rater de nombreuses occasions, affirme M. Bonin. Pensez à l’ascension du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et d’autres pays émergents. Selon toute attente, ces pays devraient abriter un milliard de nouveaux consommateurs à revenus moyens dans les dix prochaines années. Le secteur privé canadien passe à côté d’une occasion en or. »

M. Bonin conclut en ces termes : « En somme, les sociétés canadiennes doivent continuer à peser le pour et le contre de faire des affaires à l’étranger. Si elles veulent prendre de l’expansion, elles doivent se tourner vers les pays affichant une forte croissance économique ou offrant de meilleures possibilités en termes de parts de marché. Se lancer sur un nouveau marché est un défi, mais avec les bonnes stratégies et des bases solides, les possibilités de croissance sont infinies. »

À propos du sondage Perspectives d’affaires
Le neuvième sondage annuel Perspectives d’affaires, mené auprès des sociétés privées canadiennes, analyse les questions touchant les sociétés privées, notamment leurs performances actuelles et futures, aussi bien que les stratégies qu’elles adoptent pour réussir dans le monde des affaires d’aujourd’hui. Au cours de l’été 2013, nous avons interrogé plus de 350 dirigeants de sociétés privées canadiennes représentant un large éventail de secteurs. Les résultats du sondage Perspectives d’affaires seront présentés sous forme de rapports thématiques dont le premier sera publié en octobre 2013. Dès que ce rapport sera disponible, il sera possible d’en obtenir un exemplaire ainsi que les premiers résultats et graphiques auprès des personnes-ressources pour les médias. Les données sont également disponibles pour les 352 sociétés ayant participé au sondage, regroupées selon les catégories suivantes : chiffre d’affaires, nombre d’employés, nombre d’années d’existence et région.

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À propos des Services aux sociétés privées de PwC (SSP)
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