Les sociétés minières changent de rôle dans les fusions et acquisitions : recul des habituelles prises de contrôle jusqu’à présent en 2013, selon PwC

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MONTRÉAL, le 5 septembre 2013 — Les dépréciations d’actifs, l’incertitude du marché ainsi que la chute des prix des matières premières et des cours des actions dans le secteur minier ont freiné les activités de fusions et d’acquisitions au cours du premier semestre de 2013, entraînant une baisse de 31 % du volume des transactions par rapport à la même période de 2012 et de 74 % de la valeur des transactions de janvier à juin 2013, révèle le rapport Global Mining Deals de PwC.

« Même si le secteur minier traverse une période plus difficile et que les principales sociétés minières connaissent une faible rentabilité, un certain nombre de transactions ont toujours lieu, déclare Nochane Rousseau, leader du secteur minier de PwC pour le Québec. Les habituelles prises de contrôle de sociétés entières sont délaissées au profit de coentreprises, de scissions d’entreprises et de l’acquisition de participations par des fonds souverains. Il faut s’attendre à voir davantage de ces transactions non habituelles et novatrices venir compléter les fusions et acquisitions au cours du deuxième semestre de 2013. »

Ces derniers mois, les principales sociétés publiques du secteur minier ont adopté différents rôles en ce qui concerne les fusions et acquisitions, passant du statut d’acheteur à celui de vendeur. Par exemple, Rio Tinto a vendu sa participation de 80 % dans les mines de cuivre de Northparkes en Australie à un acquéreur chinois, peut-on lire dans le rapport de PwC.

M. Rousseau ajoute : « Les chefs de la direction du secteur minier réévaluent les actifs pour décider lesquels sont essentiels et lesquels peuvent être vendus pour réduire les dettes, améliorer les rendements pour les actionnaires et financer les dépenses d’investissement. Ils devront se concentrer sur leurs projets et les gérer en se focalisant sur les résultats. »

Changement géographique

Selon le rapport, la Russie et le Kazakhstan ont étonnamment pris les deux premières places au classement par territoire dans le secteur des fusions et acquisitions au premier semestre de 2013. La Russie a enregistré un peu plus d’un quart des transactions, suivie du Kazakhstan avec 19 %, et des États-Unis avec 11 %.

La Russie doit sa position dominante à Mikhail Prokhorov, l’un des hommes les plus riches de Russie, qui a vendu tous ses intérêts, s’élevant à 37,8 %, dans Polyus Gold International à des milliardaires russes pour 3,62 milliards de dollars, explique le rapport. Le Kazakhstan a réalisé les deuxième et troisième plus grosses transactions et occupe le deuxième rang grâce à l’acquisition de l’Eurasian Natural Resources Corp. par les trois fondateurs de la société, moyennant 2,2 milliards de dollars.

L’or et le cuivre demeurent intéressants pour les fusions et acquisitions

« Les sociétés des secteurs de l’or et du cuivre sont demeurées les acheteurs et les vendeurs les plus actifs durant le premier semestre 2013. Cette tendance devrait se poursuivre, car la baisse des cours crée des possibilités pour ceux qui ont les moyens d’acheter », déclare M. Rousseau.

Les transactions concernant l’or et le cuivre ont compté, en 2012 et en 2013, pour presque la moitié des transactions du secteur minier tant en valeur qu’en volume. Au premier semestre de 2013, l’or s’est classé au premier rang au chapitre de la valeur, représentant 36 % des transactions réalisées de janvier à juin, contre 26 % au premier semestre de 2012. Sur le plan de la valeur, 12 % des transactions ont porté sur le cuivre, une régression de 23 % par rapport à l’année précédente.

Que nous réservera d’autre l’année 2013 ?
À suivre au cours du deuxième semestre de 2013 dans le secteur minier :

  • Plan de survie pour les petites sociétés minières — Les petites sociétés minières éprouveront encore des difficultés à mobiliser des fonds dans le contexte actuel, ce qui pourrait occasionner des prises de contrôle en 2013 et en 2014. La vente d’une société à un acteur plus important serait la seule manière pour les petites sociétés minières de créer de la valeur pour les actionnaires ou d’éviter la faillite financière.
  • La demande chinoise — Même si la croissance économique n’est pas une valeur à deux chiffres, une croissance de 7 % à 8 % est tout de même forte, assurant une demande stable pour certaines matières premières dont le cuivre, le charbon et le minerai de fer.
  • Investissements dans l’uranium et la potasse — À mesure que les prix de l’uranium remontent et que la demande en provenance de pays comme le Japon, la Chine, et l’Inde augmente, plus de sociétés prévoient d’accroître la production en faisant des acquisitions. La potasse est un autre secteur qui pourrait connaître une intensification des fusions et acquisitions, en raison du démantèlement d’un cartel qui a eu lieu récemment quand Vladislav Baumgertner, chef de la direction du producteur russe de potasse Uralkali, a mis fin à son partenariat de commercialisation avec la Belarusian Potash Corp.

« Les fusions et acquisitions dans le secteur minier resteront dans un état léthargique pour le reste de 2013 et au début de 2014. Les transactions qui seront réalisées au cours des six à douze prochains mois concerneront les sociétés qui ont les moyens de saisir les opportunités alors que leurs concurrents se débarrassent des actifs considérés inappropriés dans ce nouveau contexte soucieux des coûts », conclut M. Rousseau.

Pour plus d’information sur le rapport semestriel Mining Deals, visitez la page du secteur minier de PwC : www.pwc.com/ca/mining.

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