Revenus stagnants, baisse de profits et cours des actions en chute libre : le secteur minier à l’échelle mondiale connaît une crise de confiance

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Pour revitaliser l’industrie, il faut commencer par se recentrer sur la productivité

MONTRÉAL, le 5 juin 2013 — Les 40 plus grandes sociétés minières ont augmenté leur volume de production de 6 %. Cependant, c’est la seconde fois en dix ans que les revenus du secteur minier, qui s’élevaient à 731 milliards de dollars en 2012, ne connaissent aucune augmentation en raison du prix plus bas des produits de base. C’est ce qu’indique le tout dernier rapport de PwC, Mine: A confidence crisis.

Ce rapport sur le secteur minier met en lumière une série d’événements qui conduisent les parties prenantes à remettre en question la proposition de valeur de ce secteur.

  • Les bénéfices nets s’élèvent à 68 milliards de dollars, soit une baisse de 49 %.
  • Les titres de participation du secteur aurifère ont diminué malgré la hausse constante du prix de l’or.
  • Au cours des quatre premiers mois de 2013, les actions des sociétés minières ont chuté de près de 20 %.

« Les sociétés minières passent par une crise de confiance et se mobilisent pour rétablir cette confiance, constate Nochane Rousseau, leader du secteur minier de PwC pour le Québec. Dans l’ensemble du secteur, un accent renouvelé a été mis sur l’optimisation des rendements des activités actuelles, en gérant la productivité et en améliorant l’efficacité. Les changements de direction de l’an dernier sont le reflet d’un secteur qui valorise plus l’expérience et la compréhension opérationnelle que les transactions et la croissance. »

M. Rousseau ajoute : « Tous les opérateurs de sociétés minières doivent s’efforcer de réduire les coûts d’exploitation, plutôt que de s’appuyer sur des prix de produits de base plus élevés. Ils doivent y parvenir tout en évoluant dans un contexte d’intense nationalisation des ressources, où les gouvernements des pays de tradition minière imposent d’importantes augmentations des redevances et où les pays miniers émergents ne respectent plus les contrats d’exploitation une fois qu’ils ont reçu des investissements substantiels. »

Rééquilibrage des dépenses en immobilisations
Le rapport indique que, bien que les dépenses en immobilisations aient atteint un record en 2012, le message général que véhiculent les 40 plus grandes sociétés minières est que le robinet des dépenses se ferme. Le taux de rendement minimal des projets a augmenté parce que les 40 plus grandes sociétés minières ont affirmé que seuls les projets avec un rendement de plus de 25 % seront mis en œuvre.

La disponibilité de financement par emprunt à faible coût a influencé les 40 plus grandes sociétés minières, qui ont exercé un effet de levier sur leur bilan financier et ajouté 108 milliards de dettes en 2012. « Les marchés du crédit favorables ont permis de maintenir le niveau de liquidité, » explique M. Rousseau.

L’or laissé pour compte
Malgré une année tumultueuse pour les prix des produits de base, le total de la capitalisation boursière des 40 plus grandes sociétés minières était à peu près le même du début à la fin de 2012, soit environ 1 200 milliards de dollars. En revanche, les sociétés aurifères figurant parmi les 40 plus grandes sociétés minières ont perdu un total de 29 milliards de dollars ou 15 % en termes de capitalisation boursière en 2012.

Durant les quatre premiers mois de 2013, ces sociétés aurifères ont perdu encore 58 milliards de dollars en valeur, principalement en raison d’une liquidation importante en avril, qui a suivi la plus importante chute du prix de l’or en pourcentage en un jour depuis les années 80.

Le nouveau rôle de la Chine
D’après le rapport, la moitié de ces 40 plus grandes sociétés du secteur minier en fonction de la capitalisation boursière concentre une bonne partie de leurs activités dans les pays émergents, ce qui constitue un record.

« Les marchés émergents et en voie de développement sont devenus le moteur de croissance du monde, avec la Chine en tête. La demande ne représente qu’une facette du phénomène chinois. Les Chinois alimentent la croissance sur leur propre territoire et endossent les rôles de consommateur, de fournisseur, d’investisseur et d’autorité de réglementation du secteur minier, » soutient M. Rousseau.

Il est fort probable que les sociétés minières chinoises fusionnent et, selon le rapport, un plus grand nombre d’entre elles se retrouveront parmi les quarante, voire les dix premières, grâce à quelques méga-fusions nationales et d’importantes acquisitions à l’étranger.

Dans ce 10e numéro, la publication annuelle Mine de PwC propose une analyse de la performance et de la situation financières du secteur minier dans le monde, comme en témoignent les 40 plus grandes sociétés minières en termes de capitalisation boursière.

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