En 2012, les banques canadiennes affichent une très belle forme et se préparent à une « nouvelle norme », selon PwC

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La réforme continue de la réglementation, la croissance économique limitée et les changements dans les habitudes de consommation sont les éléments qui détermineront l’orientation future du secteur bancaire au Canada

MONTRÉAL, le 25 février 2013 – Le secteur bancaire canadien a, une fois de plus, réalisé une très bonne année en 2012. Dans l’ensemble, le bénéfice net attribuable aux actionnaires des six grandes banques canadiennes s’élève à 28,6 milliards de dollars, soit un rendement des capitaux propres de 17,1 % en moyenne.  Toutefois, dans son rapport annuel sur le développement du secteur bancaire au Canada (Canadian Banks: Perspectives on the Canadian Banking Industry), PwC recommande aux banques canadiennes de se pencher sur la réforme réglementaire et l’incertitude économique, ainsi que sur les changements dans les habitudes de consommation et leur incidence sur la croissance. Elles doivent le faire dans un contexte de croissance limitée afin de continuer à enregistrer de bons résultats.

Les banques canadiennes entrent dans une nouvelle ère, avec une nouvelle norme », déclare Alain Dugal, leader des services du secteur des institutions financières de PwC pour le Québec. « Elles continuent à afficher leur bonne santé, mais elles sont en présence d’attentes conflictuelles de la part des actionnaires, des clients, des instances régulatrices et des banques centrales. Ces attentes rendent encore plus compliquée la gestion des activités bancaires », ajoute-t-il.

Les banques s’adaptent à la réforme réglementaire

La réforme réglementaire en cours est un des éléments de la nouvelle norme bancaire au Canada. D’autres règles seront introduites dans un proche avenir. Outre les changements apportés aux obligations réglementaires concernant le capital, les banques doivent encourir des frais d’opération supplémentaires pour satisfaire les nouvelles exigences, notamment la révision des systèmes informatiques et l’inclusion d’effectifs supplémentaires à des fonctions de contrôle. Ces coûts peuvent avoir une incidence sur le résultat net. Cette nouvelle donne pourrait induire des changements à l’interne afin de maintenir le niveau actuel des bénéfices. Le rapport de la 16e enquête annuelle de PwC auprès des chefs de direction révèle que 63  % des chefs de direction dans le secteur des banques et des marchés financiers envisagent des actions pour réduire les coûts et presque trois-quarts (72  %) d’entre eux prévoient modifier la structure organisationnelle de leur société.

« Les banques ne peuvent éviter les coûts relatifs au changement réglementaire, elles doivent donc trouver les moyens de rationaliser les opérations et d’assurer des gains de productivité ainsi que l’optimisation des processus », déclare John MacKinlay, leader national, Conseils et Services financiers. « Nous recommandons aux banques de réunir sous une seule entité tous les projets réglementaires. Cela aidera à maintenir une uniformité dans les opérations et les coûts, surtout le service au client », poursuit-il.

La « nouvelle norme », c’est de nouvelles priorités et possibilités pour les banques canadiennes

Quand les taux d’intérêt demeurent bas pendant une longue période, cela conduit à une réduction de la marge nette d’intérêt et pourrait mettre en péril le rendement des capitaux propres. En 2012, le crédit aux particuliers a bien enregistré une croissance, mais ce segment du marché semble près d’atteindre son point de saturation. L’une des raisons expliquant cette situation est le niveau record de l’endettement des ménages au Canada. Cette perspective pessimiste concernant le secteur de crédit aux particuliers a aussi conduit à la récente baisse dans la note de crédit des banques. 

Cependant, les perspectives d’avenir sont globalement bonnes pour les banques canadiennes. La modification du paysage bancaire, dans le segment de prêts aux particuliers, est une occasion pour les six grandes banques d’offrir de nouveaux services et de privilégier d’autres types d’activités rentables. Celles-ci sont : le crédit commercial et les prêts aux petites entreprises, la gestion du patrimoine, de nouveaux produits d’assurance, les services bancaires au commerce et à l’investissement ainsi que toutes les possibilités à la disposition des banques pour les prochaines années.  

Le paiement mobile est un domaine dans lequel les banques sont bien positionnées pour effectuer des percées significatives. C’est une activité sujette à compétition, car les paiements ne sont plus les domaines exclusifs des banques. Aujourd’hui, d’autres acteurs veulent profiter des possibilités offertes par les transactions effectuées par le biais de la téléphonie mobile ou les moyens numériques. Les banques auraient toutefois un avantage : une récente étude de PwC a démontré que la majorité des Canadiens préfèreraient passer par leurs banques pour effectuer leurs paiements mobiles.

« Les banques canadiennes doivent s’organiser pour être partie prenante du processus à mesure que le paysage bancaire évolue, déclare M. Dugal. Certes, des changements sont prévisibles, mais il y a également de nouvelles possibilités, et les six grandes banques canadiennes sont en mesure de préparer la voie. Si le Canada est proactif dans la recherche des facteurs de croissance, il maintiendra la résilience et la solidité économique qui ont fait l’admiration des pays du monde entier ces cinq dernières années. »

À propos de « Canadian Banks 2013: Perspectives on the Canadian Bank Industry »

Le rapport, qui est à sa 30e édition, offre une analyse de la performance de chacune des six principales banques du Canada (CIBC, Banque Scotia, RBC, BMO, TD et Banque Nationale du Canada) et évalue leur stratégie pour assurer la croissance. Cliquez ici pour télécharger une copie du rapport qui est aussi disponible, à la demande, auprès des personnes-ressources pour les médias.

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