Les chefs de la direction canadiens ont davantage confiance dans l’avenir que leurs homologues dans le reste du monde; la question de disponibilité des meilleurs talents reste une préoccupation

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L’enquête menée auprès de chefs de la direction au niveau mondial révèle comment ces derniers délèguent la prise de décision, forment les futurs dirigeants et rétablissent la confiance

MONTRÉAL — Les chefs de direction du Canada ont, en général, davantage confiance dans leurs perspectives de recettes et dans l’économie à court et à plus long termes que leurs homologues dans le reste du monde, indique la 16e enquête mondiale annuelle de PwC menée auprès des chefs de la direction, présentée aujourd’hui à Davos en Suisse. Plus de 1 300 chefs de la direction de 68 pays, dont 120 dirigeants canadiens, ont été interrogés dans le cadre de ce sondage. L’enquête de cette année traite des principales priorités des chefs de la direction de par le monde, dont la confiance dans la croissance, les défis courants comme la disponibilité de talents, les approches du leadership et la nécessité de rétablir la confiance.

Voici les points saillants

  • Les chefs de la direction canadiens se disent très confiants dans les perspectives de leur entreprise pour les trois prochaines années et le niveau de confiance est plus élevé chez eux que chez leurs homologues dans le reste du monde (60 % contre 46 % dans le monde).
  • Les chefs de la direction canadiens sont moins enclins que ceux dans les autres pays à fournir des possibilités de mobilité mondiale et d’expérience internationale pour développer leur filière de leadership. Seulement 39 % de chefs de la direction canadiens se concentrent sur les possibilités de mobilité internationale, par rapport à la moyenne mondiale (61 %).
  • Presque la moitié des chefs de la direction canadiens s’attend à ce que la situation économique demeure inchangée en 2013 (49 %) tandis que pour un peu plus d’un quart, la situation s’améliorera quelque peu (26 %). L’année dernière, près de la moitié des leaders (48 %), prédisaient que la situation se détériorerait en 2012 et ils étaient peu nombreux à anticiper une amélioration (15 %).

Guy LeBlanc, associé directeur du bureau PwC à Montréal déclare : « Le Canada est un leader mondial pour ce qui est de la stabilité de notre secteur financier et les chefs de la direction canadiens réagissent avec davantage de confiance au sujet des perspectives de leurs entreprises. En même temps, nos chefs de la direction surveillent soigneusement l’environnement économique des États-Unis et sont très attentifs à la réaction des gouvernements au Canada et dans le monde face à la façon dont les Américains gèrent leurs déficits et le fardeau de la dette. »

La formation des futurs chefs d’entreprise du Canada
Les chefs de la direction canadiens se distinguent par leur approche plus inclusive de la prise de décision. La moitié d’entre eux déclarent qu’ils encouragent l’ensemble de leur personnel à participer aux prises de décision stratégiques (contre 31 % au plan mondial).

Permettre aux employés qui ne sont pas membres du conseil de participer aux décisions tactiques s’est avéré efficace, selon les dirigeants canadiens, pour mobiliser leur personnel et former leur filière de futurs leaders (88 % contre 79 % au plan international). Les chefs de la direction restent également actifs dans la planification de la relève avec 85% d’entre eux indiquant qu’ils identifient plusieurs successeurs pour leur poste.

M. LeBlanc déclare : « Nous constatons une tendance croissante à aplanir la hiérarchie telle qu’elle existe dans beaucoup d’organisations, cela à mesure que davantage de chefs de la direction délèguent la prise de décision et habilitent leurs employés. Sur dix chefs de la direction interrogés, neuf soutiennent que c’est une façon efficace de développer leurs équipes dans le cadre d’une planification de la relève. »

Cependant, les dirigeants canadiens sont moins enclins que ceux d’autres pays, dont les États-Unis, les économies du BRIC, la zone de l’UE et l’Australie, à fournir des occasions de mobilité mondiale et d’expérience internationale pour développer leur filière de leadership. Seulement 39 % des chefs de la direction du Canada ont recours à la mobilité internationale comme un outil de développement par rapport à la moyenne mondiale (61 %).

De plus, les chefs de la direction canadiens étaient moins disposés à admettre que les possibilités au plan mondial représentent un moyen efficace pour développer leurs leaders (ils sont 66 % par rapport à la moyenne mondiale de 83 %). M. LeBlanc déclare : « Cela pourrait constituer un risque étant donné que l’économie mondiale change rapidement alors que se fait sentir une nécessité croissante pour le milieu des affaires du Canada de pénétrer de nouveaux marchés, de comprendre le marché mondial et de jouer un rôle important sur la scène mondiale. »

L’accès aux talents demeure limité
Alors que la majorité des chefs de la direction dans le monde entier désigne la politique des impôts comme la plus importante menace à la croissance (62 %), leurs homologues canadiens se disent davantage préoccupés par la question de disponibilité de compétences clés au sein de leur main-d’œuvre (63 %), par la rapidité des changements technologiques (45 %) et par leur capacité à financer la croissance (43 %).

Les dirigeants canadiens estiment que le gouvernement doit concentrer ses efforts sur la création et le soutien à une main-d’œuvre qualifiée, 72 % considérant que cela devrait être sa priorité absolue. Plus des trois-quarts des répondants canadiens disent qu’ils augmenteront leurs investissements pour le développement d’une main-d’œuvre qualifiée (76 %) et plus de la moitié compte accroître leurs effectifs en 2013 (52 %).

La nécessité de rétablir la confiance
Un autre thème clé de l’enquête de cette année : les chefs de la direction partout dans le monde reconnaissent la nécessité de rétablir la confiance chez le public grâce à un mandat social plus solide, qui est mis en œuvre d’abord au sein de leurs propres sociétés et qui porte sur les relations avec toutes les parties prenantes. Au niveau mondial, plus de la moitié des dirigeants disent qu’ils se concentrent sur la promotion d’une culture d’entreprise plus éthique pour l’année à venir. Au Canada, cela apparaît dans les réponses de presque le tiers des chefs de la direction qui disent qu’ils ressentent un « manque de confiance » dans leur secteur d’activité comme une menace à leur croissance.

«Les futures entreprises à succès ne devront pas se concentrer uniquement sur les profits. Avoir le sens de la responsabilité d’entreprise constituera un facteur critique de succès dans le recrutement et la rétention des meilleurs talents » ajoute M. LeBlanc.

Il poursuit : « En harmonisant les valeurs et les objectifs de votre entreprise avec ceux de vos employés et les besoins de la société, les chefs de la direction peuvent bâtir une entreprise avec des buts communs, où les gens se sentent plus engagés envers la stratégie adoptée. »

Méthode d’enquête
Aux fins de la 16e enquête mondiale annuelle de PwC auprès des chefs de la direction, 1 330 entrevues ont été menées dans 68 pays au cours du dernier trimestre de 2012. Voici une répartition par région de ces entrevues : 449 en Asie-Pacifique, 312 en Europe de l’Ouest, 287 en Amérique du Nord, notamment 120 au Canada et 167 aux États-Unis, 165 en Amérique Latine, 95 en Europe centrale et en Europe de l’Est, 50 en Afrique et 32 au Moyen-Orient.

On peut télécharger le rapport intégral de l’enquête à la page www.pwc.com/ceosurvey. Les personnes-ressources pour les médias peuvent également fournir une copie du rapport avec des diagrammes et des graphiques pour vous aider à illustrer vos articles.

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