Tendance à la baisse : le volume des fusions et acquisitions sur le marché canadien atteint son plus bas niveau depuis 2009

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La valeur des transactions approche le niveau record de 2007, mais uniquement grâce à l’offre d’achat de Nexen par la société chinoise CNOOC.

MONTRÉAL, Le 18 octobre 2012 — Pour le troisième trimestre de 2012, 599 transactions d’une valeur de 58,6 milliards de dollars ont été annoncées sur le marché canadien des fusions et acquisitions. Selon le Bulletin trimestriel sur les transactions au Canada - T3 de PwC, les volumes ont chuté de 17 % par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de 21 % par rapport à la même période de l’année précédente.

À l’inverse, la valeur des transactions a fait un bond de 23 % par rapport au trimestre précédent et de 16 % par rapport au troisième trimestre de 2011. Si l’on exclut l’acquisition imminente de Nexen Inc. (Nexen) par la China National Offshore Oil Company Limited (CNOOC), qui s’élève à 19 milliards de dollars, la valeur des transactions dégringole de 17 % par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de 22 % par rapport à la période correspondante en 2011.

Selon Nicolas Marcoux, leader national du groupe Transactions, « la raison de ce déclin n’est pas tant l’absence de demandes pour des transactions que l’inexistence de cibles d’acquisitions potentielles sur le marché. Les sociétés privées et les sociétés de capital-investissement qui disposent de capitaux continuent de chercher des occasions intéressantes et encore inconnues sur les marchés intermédiaires. »Les acquisitions entrantes de sociétés canadiennes par des entités étrangères augmentent de manière fulgurante : une hausse de 235 % est enregistrée par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de plus de 64 % par rapport à l’année précédente. Mais ce chiffre est trompeur, l’offre d’achat de Nexen par CNOOC représentant plus de 62 % de la valeur des capitaux entrant dans le pays. Sans cette transaction, les acquisitions des actifs canadiens par les sociétés étrangères auraient enregistré une augmentation honorable de 26 % d’un trimestre à l’autre, ce qui constitue toutefois une chute de 38 % d’une année à l’autre.

Les acquisitions de sociétés étrangères par les entités canadiennes restent importantes. Elles atteignent au total 18,9 milliards de dollars au troisième trimestre 2012, ce qui représente une légère baisse par rapport au deuxième trimestre (13 %) mais une augmentation par rapport au troisième trimestre de 2011 (23 %). Par ailleurs, les transactions de fusions et acquisitions sur le marché canadien ont chuté de 47 % et de 50 % respectivement par rapport au deuxième et troisième trimestres de l’année 2011.

« Les transactions entrantes et sortantes se maintiennent même face au calme de ce trimestre dans le secteur des transactions de fusions et acquisitions sur le marché canadien, » affirme M. Marcoux.

L’Europe n’a plus la préférence des sociétés canadiennes en quête d’occasions d’acquisitions, car celles-ci lorgnent désormais davantage du côté des États-Unis. Les transactions réalisées au-delà de la frontière sud s’élèvent en effet à plus de 13,8 milliards de dollars, soit plus de 73 % des acquisitions réalisées hors du Canada. Deux des quatre plus importantes cibles d’acquisition étaient des fournisseurs de services par câble, alors que le plus gros volume de transactions provenait, comme pour les trimestres précédents, des secteurs de l’immobilier et des métaux et mines.

Au deuxième trimestre de 2012, les acquisitions canadiennes en Europe ont atteint un niveau record pour la période d’après-crise, mais au trimestre suivant, les activités ont enregistré une chute brutale en volume et en valeur, de 50 % et de 83 % respectivement.

Dans les marchés en croissance, les activités de fusions et acquisitions au Canada ont affiché la même tendance qu’en Europe, avec une chute en volume et en valeur de 35 % et de 78 % respectivement.

Comme attendu, grâce à la méga-transaction entre Nexen et CNOOC, le secteur de l’énergie s’est vu propulsé au premier rang des cinq secteurs les plus ciblés des transactions de fusions et acquisitions au Canada, détrônant l’immobilier qui se trouvait en tête de classement au deuxième trimestre.

Le secteur des médias a fait une apparition plutôt rare parmi les cinq premiers secteurs ciblés grâce aux importantes transactions que représentent l’achat de Suddenlink Communications par le consortium dont faisait partie l’Office d’investissement du RPC et celui de Atlantic Broadband par Cogeco Câble inc.

Surtout en raison du ralentissement de l’économie chinoise, le secteur des métaux et mines qui était le plus ciblé en 2011 n’apparaît même plus parmi les premiers secteurs d’activité pour les deuxième et troisième trimestres de l’année.

Le bulletin trimestriel sur les transactions au Canada - T3 de PwC peut être consulté à l’adresse www.pwc.com/ca/QuarterlyDeals. Des exemplaires du bulletin peuvent également être obtenus auprès des responsables de médias.

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