La volatilité des marchés ralentit les activités de fusions et acquisitions encore à ce jour en 2012

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Malgré les difficultés, les sociétés minières sont toujours à la recherche d’occasions

MONTRÉAL, le 20 septembre — Sous l’effet de l’incertitude économique mondiale et de la chute des prix des produits de base, les activités de fusions et acquisitions ont nettement ralenti durant les six premiers mois de l’année. Toutefois, selon un récent rapport de PwC sur les transactions dans le secteur minier, les exploitants ayant des liquidités pourraient y trouver leur compte. Ils profitent de la révision à la baisse des évaluations pour entamer des négociations d’acquisition en recherchant des formes de financement innovantes.

Pour le premier semestre de 2012, le volume des transactions mondiales de l’exploitation minière s’élève à 940 transactions, contre 1 371 transactions à la période correspondante en 2011, soit une baisse de 30 %. La valeur totale des transactions pour ces six mois s’est chiffrée à 79 milliards de dollars, ce qui représente une légère augmentation par rapport à la même période l’année précédente (71 milliards de dollars). Il est à noter cependant que ce résultat comprend l’offre d’achat de 53,6 milliards de dollars faite sur Xstrata PLC par Glencore International PLC. Si l’on exclut cette transaction d’envergure, les transactions annoncées pour la première moitié de 2012 se sont chiffrées à 25 milliards de dollars seulement, soit à un tiers de la valeur des transactions enregistrées l’année dernière pour la même période. C’est là une claire illustration du ralentissement de l’activité économique.

« Bien que l’inquiétude du marché ait donné lieu à une baisse du financement par actions, la plupart des sociétés minières ont amélioré considérablement leur santé financière depuis la crise mondiale de 2008-2009, et acquis, grâce à celle-ci, plus de sagesse, indique Nochane Rousseau, Leader, Services aux sociétés minières au Québec. Conscients que les conditions du marché risquent de demeurer tendues pendant les prochains mois, ces sociétés recherchent des solutions innovantes pour assurer la croissance de leur activité. Les activités de fusions et acquisitions devraient être stimulées, au cours des mois à venir, par les occasions qui se présenteront et l’instinct de survie des sociétés. »

« La stratégie de rechange, pour les sociétés minières ayant des liquidités, consiste à racheter à faible prix les petites sociétés concurrentes jugées trop chères il y a quelques mois, poursuit M. Rousseau. D’autres sociétés préféreront vendre un actif ou un groupe d’actifs afin de générer des fonds pour mettre en œuvre un autre projet. »

Une ressource en or
Sur le marché des fusions et acquisitions, ce sont les transactions dans le secteur de l’or qui ont été les plus importantes au cours de ces six premiers mois. De nouveau à la première place, l’or dépasse le cuivre et le charbon qui ont vu leur prix diminuer alors que le prix du lingot demeurait stable. Si l’on ne tient pas compte de l’opération Glencore/Xstrata, les transactions dans le secteur de l’or ont été les plus importantes en valeur (26 %) et en volume (29 %) au cours des six premiers mois de 2012.

« Nous prévoyons beaucoup d’autres transactions dans le secteur de l’or à cause des évaluations à la baisse, du prix de l’or qui augmente et des défis grandissants pour trouver de nouvelles ressources afin de nourrir la croissance, » ajoute M. Rousseau.

La Chine accélère le rythme de ses acquisitions
Bien que la Chine ait vu le taux de croissance de son PIB chuter à 7,6 % au deuxième trimestre, contre 10 % en moyenne pendant des dizaines d’années, la demande reste forte.

« L’expansion rapide des infrastructures dans les pays émergents, plus particulièrement la Chine, continuera de stimuler la demande pour les matières premières telles que le cuivre, le charbon et le minerai de fer, explique M. Rousseau. Grâce à ce développement et à l’urbanisation dans ces pays, notamment l’Inde, le Brésil et, ensuite, en Afrique, le « super cycle » n’est pas près de s’arrêter. »

Exclusion faite de l’opération Glencore/Xstrata, la Chine arrive au troisième rang des plus importants acheteurs d’actifs miniers, derrière le Canada et le Royaume-Uni. En effet, le géant asiatique a presque doublé sa part des opérations minières par rapport aux six premiers mois de 2011. Selon M. Rousseau, la Chine devrait faire des acquisitions massives à l’avenir dans le secteur des ressources naturelles, car elle veut accroître ses investissements étrangers et se constituer une source sûre d’approvisionnement de métaux pour répondre aux besoins d’aménagement de ses villes qui se développent à un rythme soutenu.

Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter la page consacrée au secteur minier sur le site de PwC à l’adresse : www.pwc.com/ca/mining.

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