Les primes des dirigeants du secteur minier subissent les effets du ralentissement économique

Pour endiguer la pénurie de talents, la tendance des régimes de rémunération incitative pour les employés des échelons inférieurs se généralise

MONTÉAL, le 13 septembre 2012 – Les chefs de la direction des sociétés minières canadiennes ont vu la moyenne de leur rémunération monétaire totale diminuer en 2012. En effet, d’après le rapport d’enquête 2012 Mining Industry Salary Survey réalisée par Coopers Consulting et PwC, le taux moyen des salaires de base n’a pas changé depuis l’année dernière, mais le montant moyen des primes annuelles a chuté.

L’étude de Coopers Consulting et de PwC révèle que la moyenne de l’ensemble des rémunérations monétaires des dirigeants du secteur minier – salaire de base annuel et primes en espèces – s’élevait à 767 000 $ en 2012, soit 7 % de moins qu’en 2011 (la moyenne était alors de 826 000 $). Le salaire de base annuel moyen des chefs de la direction des sociétés minières canadiennes atteignait 490 000 $ en 2012, ce qui ne représente qu’un léger changement par rapport aux 486 000 $ de 2011. Par ailleurs, le montant moyen des primes annuelles versées aux chefs de la direction en 2012 a baissé de 31 %, passant de 540 000 $ en 2011 à 370 000 $ cette année. Il est à noter que parmi les 97 % de chefs de la direction qui ont déclaré être admissibles au versement d’une prime monétaire en 2012, seuls 76 % l’ont effectivement perçue, et le montant moyen des primes s’établissait à 67 % du salaire de base.

« Au cours des dernières années, les comités de rémunération des administrateurs, que les changements réglementaires et les demandes de la part des parties prenantes ont contraints à plus de responsabilité et de transparence, ont mis en place de meilleurs critères de mesure de la performance des chefs de la direction, indique Lou Vujanich, responsable de l’enquête et associé principal chez Coopers Consulting. En outre, une plus grande importance est accordée à la composante variable de la rémunération globale des chefs de la direction, payée en actions. Ces facteurs contribuent à la diminution de la rémunération totale des dirigeants du secteur minier. »

« Les primes des chefs de la direction sont déterminées en fonction de leur performance, précise Nochane Rousseau, leader de l’industrie minière pour la région du Québec de PwC. La baisse de la demande et des prix des produits de base, l’aversion des investisseurs pour les risques, la crise de la dette souveraine en Europe et le ralentissement de l’économie chinoise ont entraîné une diminution de la rentabilité et de la capitalisation boursière d’un bon nombre de sociétés minières. Cela a des répercussions sur les indicateurs de la performance et donc sur la rémunération des chefs de la direction. »

Les programmes de rémunération incitative deviennent monnaie courante
En 2012, plus de 80 % des salariés des sociétés minières canadiennes peuvent encore prétendre à un régime de rémunération incitative, tel que la prime annuelle en espèces, le plan d’intéressement ou le plan d’amélioration de la productivité. Le changement est considérable par rapport à une admissibilité d’environ 59 % seulement en 2002.

« Malgré les conditions du marché et les prix des produits de base, l’admissibilité d’un plus grand nombre de salariés à un régime de rémunération incitative reflète la concurrence féroce qui continue de s’exercer au sein du secteur minier pour attirer et retenir des professionnels qualifiés, explique M. Vujanich. De ce fait, la pression sur le coût de la rémunération s’intensifie pour les sociétés minières. »

Le rapport indique également que les ingénieurs des mines nouvellement diplômés peuvent raisonnablement s’attendre à un salaire de départ d’environ 70 000 $ – un chiffre qui s’aligne aux taux de 2011. Après une ou deux années d’expérience, ce montant grimpe à environ 76 000 $ et les ingénieurs des mines expérimentés peuvent percevoir un salaire de base annuel de près de 90 000 $. Pour ce qui est des régions, on note que les sociétés minières de l’Ouest canadien proposent généralement des salaires plus élevés que celles de l’Est du Canada. Les données sur la rémunération révèlent aussi que de manière générale, les mines de charbon ainsi que les mines industrielles et d’autres minéraux paient des salaires plus importants que l’exploitation minière des métaux de base.

La méthodologie utilisée pour l’enquête
Cette année, l’enquête menée par Coopers Consulting et PwC porte sur 65 postes de direction, 58 postes de salariés de sociétés minières et 14 postes dans le domaine de l’exploration minière. Le rapport présente des données sur 175 sociétés minières et unités fonctionnelles établies en Amérique du Nord. La base de données de l’enquête Mining Industry Salary Survey comprend des informations sur la rémunération de 20 457 salariés – parmi lesquels 8 854 vivent au Canada et 11 603 aux États-Unis. Les données fournies concernent plus de 314 sociétés d’exploitation minière établies au Canada et aux États-Unis (plus de 113 sociétés au Canada et plus de 201 sociétés aux États-Unis). Les chiffres indiqués dans le rapport ont été mis à jour à la fin du deuxième trimestre de 2012.

Pour solliciter une entrevue avec un porte-parole afin de discuter des conclusions du rapport, veuillez communiquer avec Dominique De Lierre, de PwC, au +1 514 205-5001, poste 2178.

Pour obtenir des exemplaires du rapport, veuillez envoyer un courriel à Lou Vujanich, de Coopers Consulting.

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