Le volume des transactions de fusions et acquisitions au Canada a atteint un record en 2011

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Malgré les revers économiques à l’échelle mondiale, on s’attend à une croissance modérée en 2012

MONTRÉAL, le 20 janvier 2012 — Même difficile, l’année 2011 n’a pas empêché les sociétés canadiennes de conclure des transactions. En effet le volume des transactions a atteint un record absolu : 3 173 fusions et acquisitions d’une valeur de 189 milliards de dollars. Un rapport www.pwc.com/ca/fr/deals/canadian-quarterly.jhtml publié aujourd’hui par PwC indique aussi une hausse de 22 % de la valeur totale des transactions comparativement à 2010, soit le double des résultats réalisés en 2008 en termes de valeur (ces chiffres sont tout de même bien en deçà des sommets de 2007). Cette année, de nombreuses sociétés canadiennes se sont tournées davantage vers l’étranger causant ainsi la chute des transactions de fusions et acquisitions canado-canadiennes à 51 %. On est loin des 81 % atteints en 2006.

« Le Canada a connu une excellente année malgré un nombre de revers économiques à l’échelle mondiale. Le pays a pris sa place sur la scène mondiale et a établi un degré de crédibilité qui selon nous est tout à fait remarquable », explique Nicolas Marcoux, leader du groupe Conseils et Transactions de PwC au Québec.

Le rapport démontre que les transactions canadiennes ont représenté 10 % du marché mondial des fusions et acquisitions en 2011, en hausse par rapport au 7 % enregistré en plein essor, en 2007. De plus, pour la première fois dans l’histoire, la valeur des acquisitions canadiennes aux États-Unis a dépassé celle des transactions américaines au Canada.

En 2012, le marché canadien des fusions et acquisitions progressera probablement à un rythme modéré, indique le rapport : « Nous prévoyons que le taux de croissance des transactions de fusions et acquisitions canadiennes dépassera celui des marchés mondiaux pour finir l’année avec des résultats similaires ou légèrement inférieurs à ceux du marché canadien en 2011. » PwC décrit cinq tendances qui influenceront le marché des fusions et acquisitions :

  • Les faibles rendements de la dette en Amérique du Nord contribueront à la croissance du marché canadien des fusions et acquisitions. Il devrait y avoir une forte demande pour les actifs réels, les sociétés fermées et les investissements générant des flux de trésorerie, particulièrement dans les secteurs de l’immobilier, des infrastructures, des services publics, des ressources d’extraction, du bois d’œuvre et de l’agriculture.
  • Les mesures d’austérité des gouvernements dans les pays développés représenteront des occasions d’investissement en or pour les régimes de retraite canadiens, ainsi que pour les cabinets spécialisés en infrastructure et en financement de projets (par voie de privatisations gouvernementales, de réductions de capitaux propres et de projets en PPP)
  • La volatilité des marchés publics favorisera la réaffectation des portefeuilles en faveur des investissements privés. Les sociétés ouvertes de taille moyenne qui sont sous-évaluées présenteront un attrait particulier pour les sociétés de capital-investissement avides d’acquisitions pour les transformer en entités fermées.
  • À mesure que le nombre de baby-boomers à la retraite augmente et que les acheteurs intensifient leur recherche d’occasions d’investir dans des sociétés fermées du marché intermédiaire, la vague de successions familiales canadiennes commencera à se concrétiser.
  • L’accent sera mis davantage sur les marchés émergents et une « mentalité axée sur les transactions » plus novatrice s’installe dans ce paysage de croissance anémique en occident. Un rapport de PwC publié récemment traite plus en détail de cette question www.pwc.com/ca/fr/deals/index.jhtml.

Un bref regard comparatif sur les chiffres des 16 premiers jours 2012 par rapport à 2005 et 2011 révèle que la valeur des transactions de fusions et acquisitions connaît un bon départ.

TENDANCES EN MATIÈRE DE TRANSACTIONS EN 2011

Forte croissance. Comme nous l’avons indiqué précédemment, le volume et la valeur des transactions ont affiché une tendance positive. De même, le regain des transactions de fusions et acquisitions sur les marchés intermédiaires qui a suivi la crise s’est poursuivi avec l’annonce de 188 transactions d’une valeur de 44 milliards de dollars. Toutefois, il est à noter que le déséquilibre entre l’offre et la demande signifie que ce marché intermédiaire a connu deux trimestres consécutifs à la baisse en 2011.

Acheteurs motivés. Non seulement le volume des transactions de fusions et acquisitions a-t-il atteint un record annuel, mais le nombre de transactions annulées a atteint son niveau le plus bas de l’histoire. Nous avons également assisté à quelques surenchères de haut niveau.

Rebondissement des multiples pour les transactions. On ne peut dire qu’il s’agissait d’un marché de « vente en catastrophe ». Les multiples du ratio valeur de l’entreprise/BAIIA pour les acquisitions par emprunt en Amérique du Nord ont atteint (9,4 x), tout juste en dessous des sommets de 2007 (9,7 x), ce qui constitue une excellente reprise par rapport à la période de crise survenue en 2008 (7,7 x). Les multiples ont aussi largement fluctué dans tous les secteurs.

Marché de capital-investissement actif. L’année dernière a été une année bien remplie pour les fonds de capital-investissement. Au Canada, les fonds canadiens ont participé à 215 transactions se chiffrant à 52 milliards de dollars. À elles seules, elles représentent 28 % de la valeur des transactions de fusions et acquisitions canadiennes, une augmentation de la part de marché comparativement aux trois années précédentes.

Activité dans un groupe plus diversifié de secteurs d’activité. Après la crise, plus de la moitié de la valeur des transactions de fusions et acquisitions canadiennes était attribuable aux ressources d’extraction (pétrole, gaz naturel, or, produits de base miniers, etc.). Cette année, les industries de ressources d’extraction n’étaient pas aussi dominantes, car différents secteurs d’activités étaient actifs sur le marché. En ce qui concerne la valeur des transactions de fusions et acquisitions, les cinq secteurs les plus importants étaient : les métaux et les mines (19 %), l’immobilier (16 %), l’énergie (16 %), les services financiers (12 %) et la fabrication (9 %).

Le rapport présente également d’autres tendances qui caractérisent l’année 2011 par rapport aux autres années, comme davantage de collaboration entre les acheteurs, l’intensification de l’activité sur les marchés mondiaux et l’intérêt accru qu’ont démontré les acheteurs de marchés émergents étrangers envers les sociétés canadiennes.

« Il est difficile de prédire ce que l’année 2012 nous réserve, affirme M. Marcoux. Il y a trop d’incertitude et nous devons attendre l’issue de certains événements. Cependant, le scénario le plus probable est que les transactions de fusions et acquisitions canadiennes suivront un rythme tout à fait ordinaire, mais elles continueront d’évoluer tout de même ».

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L’équipe Transactions de PwC (http://www.pwc.com/ca/fr/deals/index.jhtml) aide les clients à réaliser des transactions fructueuses – de la conception à la conclusion, et au-delà. Faisant partie du plus important groupe de services transactionnels du monde1 et collaborant avec notre équipe mondiale Vente, acquisition et financement d’entreprises, qui a obtenu en 2010 le prix « Upper Mid Market M&A Advisor of the Year »2, l’équipe Transactions de PwC Canada vous ouvre la porte d’un nouvel univers stimulant de fusions et d’acquisitions.

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Note aux rédacteurs :

La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l’automne 2010. « PwC » s’écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d’écriture.

1 Source : Acquisitions Monthly Awards 2010

2 Source : Kennedy; Business Advisory Services Marketplace 2009-2011; © BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit en vertu d’une licence.