La rareté des minéraux et des métaux : une bombe à retardement pour l’industrie manufacturière selon PwC

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La pénurie de minéraux et de métaux ralentit l’approvisionnement de sept grands secteurs de l’industrie manufacturière

MONTRÉAL, 11 janvier 2012 — Selon un nouveau sondage mondial réalisé par PwC, la majorité des secteurs de l’industrie manufacturière (77 %) considère la rareté des minéraux et des métaux comme un problème pressant provoquant un stress chez les fournisseurs. Les sept secteurs de l’industrie manufacturière les plus touchés sont ceux des infrastructures, de la haute technologie, de l’automobile, des énergies renouvelables, des produits chimiques, de l’énergie et des services publics, et de l’aviation. Les trois premiers secteurs sont ceux qui ont exprimé les plus grandes préoccupations.

Intitulé Minerals and metals scarcity in manufacturing: A ‘ticking time bomb’, le rapport repose sur les réponses de 69 cadres de direction œuvrant dans sept différents secteurs de l’industrie manufacturière en Amérique, dans la région Asie-Pacifique et en Europe. Selon ce rapport, 83 % des répondants ont indiqué que leurs fournisseurs considèrent la pénurie de minéraux et de métaux comme un problème et 61 % croient que leurs clients prennent cette question au sérieux. En Amérique du Nord et en Amérique du Sud, plus de la moitié des répondants estiment que le gouvernement a connaissance de la pénurie et de ses répercussions.

« Les manufacturiers reconnaissent que la pénurie de minéraux et de métaux représente un problème sérieux. Toutefois, les divers intervenants de l’industrie doivent être conscients de la situation et prendre les mesures nécessaires », affirme Martin Bernier, leader du secteur manufacturier, PwC Montréal.

Dans la plupart des régions et des secteurs, on est d'avis que la hausse de la demande est la principale cause de la pénurie de minéraux et de métaux (84 %), suivie par les conditions géopolitiques (79 %) et les quantités extraites insuffisantes (73 %).

« Avec l'augmentation du PIB et la population mondiale ayant dépassé les 7 milliards de personnes, la consommation est en progression et entraîne une forte demande en ressources, explique Martin Bernier. La sensibilisation et l’élaboration de nouveaux modèles d’affaires pour contribuer à gérer ce problème de façon prioritaire sont des tâches nécessaires tant pour les entreprises que pour les gouvernements. »

La croissance de la demande a plus de répercussions sur les fournisseurs du secteur des infrastructures. Le tableau ci-après présente les autres causes de pénurie et leur degré d’incidence :

Causes

Incidence – importante à très importante

Demande croissante 65%
Conditions géopolitiques 54%
Quantités extraites insuffisantes 32%
Faible taux de remplacement 38%
Faible taux de réutilisation 36%
Demande excédentaire (super cycle) 39%
Épuisement des réserves 30%
Recherche et développement (R&D) insuffisants 25%

Augmentation des risques
Les risques liés à la pénurie de minéraux et de métaux devraient augmenter dans tous les secteurs au cours des cinq prochaines années. L’approvisionnement des entreprises des secteurs de l’énergie renouvelable (78 %), de l’automobile (64 %) et de l’énergie et des services publics (57 %) est actuellement instable.

« Le niveau de préparation est primordial pour s’adapter aux risques associés à la pénurie de ressources, précise Martin Bernier. Il varie d’un secteur à l'autre. La majorité des répondants (73 %) se croient suffisamment préparés. Toutefois, certaines entreprises n’ont pas de plan adéquat en place pour réduire l’incidence de la pénurie sur leurs activités. »

Possibilités d’affaires
Les répondants du secteur de l’automobile (82 %) sont les plus positifs en ce qui a trait aux possibilités d’affaires pour les cinq prochaines années dans le contexte de la pénurie de minéraux et de métaux. Dans l’ensemble, 43 % des répondants des divers secteurs estiment que la pénurie est porteuse de possibilités à court terme, tandis que 59 % croient qu’il y aura davantage de possibilités au cours des cinq années à venir.

Les Européens demeurent les plus optimistes, 58 % d’entre eux entrevoyant des possibilités, alors que seulement 35 % des répondants en Amérique du Nord et en Amérique du Sud perçoivent un potentiel d’affaires.

« Le pouvoir d’achat, la coordination des politiques d’achat, le recyclage et l’extraction, la mise à niveau des technologies et les contrats à terme avec les principaux fournisseurs sont seulement quelques-unes des possibilités actuelles et futures qu’engendre la pénurie de ressources pour les manufacturiers », de dire Martin Bernier.

Pour lire le rapport complet (en anglais seulement), consultez notre site Web à l’adresse http://www.pwc.com/resourcescarcity. Les personnes-ressources pour les médias peuvent également fournir une copie du rapport.

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