Le Canada est moins actif sur les marchés du BRIC

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L’activité canadienne dans les pays du BRIC change avec une forte augmentation de la valeur monétaire des transactions, selon PwC

TORONTO, 27 juin 2011 —Le Canada fait moins d’acquisitions que la plupart des autres pays développés sur les marchés émergents convoités que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (les pays du BRIC), selon le nouveau bulletin Capital Markets Flash de PwC.

Depuis 2000, des entités canadiennes ont réalisé 188 acquisitions dans les pays du BRIC, derrière le Royaume-Uni (408), les États-Unis (1 504) et l’Allemagne (244). Le Canada a dépassé l’Australie seulement, qui a conclu 106 transactions au cours de la même période. Avec seulement neuf acquisitions canadiennes dans les régions du BRIC au 31 mai 2011, il n’y a aucun signe de changement de tendance. Ce retard était particulièrement palpable au sein des sociétés canadiennes fermées dont la part actuelle des transactions dans les pays du BRIC est inférieure à 15 %, nettement moins que le taux de 35 % observé avant la crise. Cette tendance se confirme également hors des secteurs traditionnellement actifs, comme le secteur des matières premières, des services financiers et celui des produits industriels.

« En nombre de transactions, le Canada a tardé à intervenir sur ces marchés émergents clés. Si la tourmente qui agite ces régions justifie cette approche prudente, à long terme, les sociétés canadiennes devront investir davantage dans les pays du BRIC pour demeurer concurrentielles », estime Nicolas Marcoux, leader des Transactions de PwC Montréal.

« Signe potentiel de retournement de situation, après la crise, le Canada dépasse les autres pays par l’augmentation de la valeur monétaire des transactions, ce qui révèle une prise de conscience quant au retard accusé dans ces marchés importants », ajoute M. Marcoux.

PwC a constaté que les sociétés canadiennes sont à la traîne en termes de valeur absolue des transactions dans les pays du BRIC, mais dépassent de loin d’autres pays. La valeur totale des acquisitions réalisées par les entreprises canadiennes dans les pays du BRIC entre janvier 2000 et mai 2011 n’était que de 3,9 G$, bien moins que celles enregistrées par le Royaume-Uni (54 G$), les États-Unis (73 G$) et l’Allemagne (17 G$). Cependant, la valeur des transactions canadiennes augmente à un rythme soutenu depuis la crise, et des acquisitions d’une valeur de 384 M$ ont été annoncées au 31 mai 2011. Les transactions ont atteint un record absolu de 793 M$ en 2009, presque le double du record de 2007 et plus que les 683 M$ enregistrés en 2010.

« Cette année, des acquisitions de près de 400 M$ réalisées par des sociétés canadiennes ont été annoncées et cette tendance positive pourrait se poursuivre grâce à la vigueur du dollar canadien qui stimulera la croissance, affirme M. Marcoux. Cela contraste avec la réalité de la plupart des autres pays développés dont la valeur des transactions après la crise est demeurée inférieure aux sommets enregistrés. »

En général, les sociétés canadiennes ont fait plus d’acquisitions dans le segment des entreprises de taille moyenne, avec des volumes variant entre 50 et 500 M$. Ce segment a en effet connu la croissance la plus rapide depuis la crise. « Les entreprises canadiennes semblent privilégier ce segment en ciblant essentiellement des sociétés qui présentent des valeurs moyennes nettement inférieures à celles que leurs pairs recherchent », dit M. Marcoux.

Les sociétés canadiennes ont fait le plus d’acquisitions en Chine, avec un taux de 42 %. Cependant, il est à noter que bon nombre des entités acquises étaient en fait des sociétés chinoises inscrites à une Bourse canadienne. Le Brésil arrive en deuxième position avec un taux de 38 %, et l’Inde en dernier avec un taux de 7 %.

« Ce faible taux d’activité en Inde s’explique par les restrictions imposées par le régime à l’égard des investissements étrangers dans divers secteurs depuis une décennie. Cependant, des réformes dynamiques visant à attirer davantage d’investisseurs étrangers pourraient ouvrir la voie aux investisseurs canadiens », conclut M. Marcoux.

Le rapport révèle que, globalement, les sociétés canadiennes ont été actives sur d’autres marchés émergents en dehors du BRIC. Plus de 80 % des transactions canadiennes sur les marchés émergents ont eu lieu dans 90 autres pays depuis 2005. Les régions d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud sont les plus visées, l’Argentine, le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique représentant plus de 50 % du volume des transactions.

Le rapport intégral est accessible à l’adresse www.pwc.com/ca/cmf.

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1 Source : Kennedy; « Business Advisory Services Marketplace 2009-2011 »; ©BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit sous licence.
2 Source : Acquisitions Monthly Awards 2010

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