MONTRÉAL, 14 juin 2011 – Les dépenses consacrées aux divertissements et aux médias (D&M) ont augmenté de 4,8 % au Canada en 2010 et de 3,2 % pour le Canada et les États-Unis combinés, ce qui représente la première augmentation des dépenses nord-américaines combinées depuis 2007, selon le rapport de PwC intitulé Global Entertainment and Media Outlook 2011-2015, qui présente des prévisions et une analyse des 13 principales branches du secteur D&M dans 48 pays.
« Le secteur du divertissement et des médias est très motivé pour créer des expériences qui mobilisent les consommateurs d’aujourd’hui, entre des plateformes multiples, ce qui, par ricochet, ouvre de multiples débouchés dont les sociétés peuvent tirer parti », explique Michael Cogan, associé PwC Montréal, responsable du secteur Divertissement & Médias au Québec.
La croissance sera plus rapide au Canada qu’aux États-Unis d’ici 2015, atteignant un taux annuel composé (TCAC) de 6,1 % comparativement à 4,6 % pour les États-Unis. L’augmentation des dépenses canadiennes sera attribuable à une croissance supérieure à dix pour cent de la publicité Internet (TCAC de près de 15 %) et à des augmentations de près de 12 % des paiements d’accès à Internet (haute vitesse et mobile), des abonnements à la télévision (7,4 %), des revues professionnelles (6,9 %) et de la publicité hors domicile (6,4 %). Les dépenses de publicité et de consommation/utilisateurs finals augmenteront aussi au Canada au taux annuel composé de 5,2 %.
Transition accélérée des dépenses des plateformes traditionnelles aux numériques
Actuellement, les dépenses consacrées aux plateformes numériques représentent 26 % de toutes les dépenses pour les divertissements et les médias, mais, d’ici 2015, PwC estime que cette part augmentera à près de 34 %, à mesure que de plus en plus de consommateurs accéderont à du contenu en ligne ou par d’autres méthodes non traditionnelles.
Cela aura des effets sur tous les secteurs et fera émerger de nouveaux flux de revenus complémentaires pour les modèles d’affaires traditionnels, de la publicité sur Internet et à la télévision aux jeux vidéo, aux films et à la musique. La publicité sur Internet et à la télévision croîtra de plus de 50 % d’ici 2015 (de 5,6 milliards $US à 8,6 milliards $US au Canada) alors que les applications mobiles, la prolifération des tablettes et les téléphones intelligents feront tripler la publicité à la télévision mobile (de 77 millions $US à 241 millions $US d’ici 2015 au Canada).
« La vidéo sur demande, les nouveaux services de visionnement en continu et les solutions de stockage numérique en “nuages” stimuleront les dépenses des consommateurs canadiens consacrées à la télévision et aux films au cours des cinq prochaines années, explique M. Cogan. En même temps, l’augmentation des consommateurs utilisant des téléphones intelligents et des tablettes, l’accroissement du téléchargement de jeux vidéo et l’expansion des jeux sur les réseaux sociaux feront exploser le marché des jeux en ligne et sans-fil. »
Et alors que le marché des journaux du Canada, projeté à 3,1 milliards $US en 2015, sera plus de 10 % plus petit qu’il l’était en 2006, le contenu payant en ligne et la distribution à des appareils mobiles commenceront à compenser les compressions continues des dépenses consacrées aux journaux imprimés. D’ici 2015, les dépenses consacrées à l’édition de journaux augmenteront à un rythme annuel composé de 1,5 %.
« Des approches innovatrices ont soutenu une reprise d’une vigueur inattendue de la publicité entraînée par les services en ligne et la télévision. Cela a aidé à ranimer l’intérêt pour les modèles financés par la publicité pour tous les genres et formats de médias, qui sont combinés à des flux de revenus par abonnement », poursuit M. Cogan.
Les consommateurs décident, mais qu’accepteront-ils de payer ?
Beaucoup de consommateurs ont pris l’habitude d’obtenir gratuitement énormément de contenu. Les convaincre de payer des services qui leur étaient offerts gratuitement auparavant sera difficile et nécessitera une compréhension fine de ce que les consommateurs apprécient et de ce pour quoi ils sont prêts à ouvrir leur porte-monnaie.
« Les consommateurs n’ont jamais eu la partie aussi belle en termes d’accès à du contenu de qualité par une variété d’appareils, dit M. Cogan. Les dirigeants du secteur D&M devront adapter leurs modèles d’entreprises pour continuer de satisfaire leur demande. Mais pour qu’une entreprise puisse continuer à créer du contenu de qualité, quelqu’un doit payer. »
PwC croit que la convivialité, l’expérience que vit le client ainsi que la qualité d’ensemble sont des ingrédients clés aux yeux des consommateurs lorsqu’ils choisissent dans un menu de contenu et de canaux de distribution disponibles. À cela s’ajoutent la participation et le privilège – les consommateurs qui aiment jouer un rôle actif dans la définition de leur contenu et qui paient volontiers le privilège d’un accès prioritaire au contenu.
« Le défi pour les sociétés canadiennes de divertissement et de médias sera de transformer ce à quoi les consommateurs aspirent et qu’ils attendent en relations durables, profitables et engageantes, en leur offrant des avantages qu’ils apprécient, poursuit M. Cogan. Alors que le marché numérique évolue et que les technologies et la législation prennent de la maturité, ces facteurs feront reculer le piratage de contenu. »
« De nouveaux moyens de stocker du contenu d’utilisateur et d’y accéder comme iCloud d’Apple se veulent beaucoup plus pratiques et une solution de rechange cohérente pour le partage poste-à-poste et le stockage de contenu sur un appareil. Les solutions infonuagiques permettront de s’assurer que le contenu est assorti des droits appropriés pour l’utilisateur ce qui bénéficiera aux propriétaires des droits, à la longue. »
Notes aux rédacteurs
À propos de l’étude
L’étude intitulée Global Entertainment & Media Outlook 2011-2015 de PwC, qui en est à sa douzième édition annuelle, contient une analyse approfondie et des prévisions sur 13 grandes branches du secteur dans quatre régions du monde : Amérique du Nord (États-Unis et Canada), EMOA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), Asie-Pacifique et Amérique latine. Pour accéder à l’étude en ligne, consultez le site : http://www.pwc.com/outlook. Pour des exemplaires destinés à la presse, veuillez communiquer avec Kiran Chauhan, kiran.chauhan@ca.pwc.com, 416 947-8983.
Dépenses numériques
Les dépenses numériques incluses dans l’étude portent sur l’accès à Internet large bande et mobile, la publicité Internet en ligne et mobile, la vidéo sur demande, les abonnements à la télévision mobile, la musique numérique, la vidéo domestique électronique, les jeux en ligne et sans fil, les dépenses pour les revues numériques destinées aux consommateurs, les dépenses pour la diffusion de journaux numériques, les dépenses pour la diffusion de revues professionnelles numériques, les livres électroniques grand public, éducatifs et professionnels, et les abonnements à la radio par satellite.
À propos de PwC
Les cabinets du réseau de PwC fournissent des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d’activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients. Dans les 154 pays où sont répartis les cabinets membres du réseau, plus de 161 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Pour de plus amples renseignements, consultez le site www.pwc.com. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fra) et ses entités liées comptent plus de 5 300 associés et employés.
« PwC » est la marque sous laquelle les cabinets membres de PricewaterhouseCoopers International Limited (PwCIL) exercent leurs activités et offrent leurs services. Ensemble, ils forment le réseau PwC. Chaque cabinet du réseau est une entité juridique distincte et n’est pas un mandataire de PwCIL ni d’aucun autre cabinet membre. PwCIL n’offre aucun service à des clients. PwCIL n’est pas responsable des actes ou omissions de ses cabinets membres et ne peut exercer aucun contrôle sur leur jugement professionnel ni les lier de quelque manière que ce soit.
Note aux rédacteurs :
La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l’automne 2010. « PwC » s’écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d’écriture.