OTTAWA, le 9 juin 2011 — Les chefs de la direction canadiens se distinguent de leurs homologues ailleurs dans le monde par leur tendance à puiser leurs recrues parmi une population de travailleurs proches de l’âge de la retraite. Un nouveau rapport de PwC a établi que 60 % des chefs de la direction canadiens prévoient recruter et fidéliser de plus en plus d’employés d’âge mûr, par rapport à seulement 42 % dans le monde.
Cette concentration sur les employés d’un certain âge s’explique en partie par les difficultés liées à l’embauche et à la rétention d’employés âgés de moins de trente ans. La majorité des chefs de la direction canadiens (75 %) prévoient des difficultés lorsqu’ils recrutent et intègrent des jeunes dans leur entreprise, comparativement à seulement 54 % de leurs homologues mondiaux. En dépit de ce fait, moins de 40 % d’entre eux envisagent de modifier leurs stratégies de gestion du personnel pour encourager les jeunes employés par des moyens différents.
« Au chapitre du recrutement et de la fidélisation des travailleurs de la nouvelle génération, les sociétés n’ont pas encore tout à fait compris leur rôle. C’est la raison pour laquelle ils visent les talents qu’ils connaissent le mieux – les travailleurs plus âgés, affirme Ellen Corkery-Dooher, leader nationale du groupe Gestion du capital humain et du changement de PwC. Parallèlement, on constate chez les travailleurs d’âge mûr un désir croissant de conserver leur emploi ou de changer de carrière plutôt que de prendre leur retraite. »
Dans l’ensemble, plus de 60 % des chefs de direction canadiens s’attendent à accroître leur effectif au cours de la prochaine année, devançant ainsi une moyenne mondiale de 51 %. De plus, 85 % des répondants canadiens ont déclaré leur intention de modifier ou de remanier leurs stratégies de gestion des talents.
Par ailleurs, on constate aussi au Canada une tendance apparente à négliger le développement d’un effectif d’appoint, composé de travailleurs saisonniers, occasionnels ou affectés à des projets particuliers. Seulement 20 % des chefs de la direction canadiens ont déclaré qu’ils prévoyaient augmenter leur effectif d’appoint plus rapidement que leur effectif permanent, par rapport à 32 % de leurs homologues mondiaux.
« Le retour de la confiance en une croissance des bénéfices pourrait inciter davantage de sociétés canadiennes à embaucher des employés à temps plein au lieu de combler leur effectif avec des employés occasionnels », souligne Ellen Corkery-Dooher.
D’après le rapport de PwC, les chefs de la direction canadiens s’attendent à faire face à de nombreux problèmes de personnel à court terme. Parmi eux, 83 % prévoient qu’au cours des trois prochaines années, le bassin restreint des candidats qualifiés représentera un défi majeur. À l’échelle mondiale, cette proportion ne dépasse pas 66 %. Une majorité de chefs de la direction canadiens (65 %) s’inquiètent du risque que leurs concurrents détournent leurs meilleurs éléments. Enfin, 58 % s’attendent au cours des trois prochaines années à devoir gérer les problèmes que posent des employés qualifiés sur le plan technique, mais peu doués de souplesse et de créativité.
« Les jeunes employés jouent un grand rôle dans l’infusion de créativité et d’ingénuité dans une organisation, explique Ellen Corkery-Dooher. Les dirigeants d’entreprises devront adapter leurs programmes de recrutement, de récompense et d’évaluation de la performance de manière à les mettre au diapason non seulement de leur stratégie d’affaires, mais aussi de la diversité de leur effectif. »
L’étude a révélé que les chefs de la direction canadiens sont plus déterminés que leurs homologues mondiaux à contribuer au développement d’un bassin de talents qualifiés. En fait, 88 % d’entre eux prévoient accroître leur investissement dans la mise sur pied et le soutien d’un effectif qualifié au cours des trois prochaines années. Cet objectif implique une collaboration avec les gouvernements et les systèmes d’éducation en vue d’améliorer les compétences des candidats à l’emploi.
Fait intéressant, le rapport a aussi conclu que les chefs de la direction canadiens placent la compétence en gestion du risque au plus haut rang de leurs priorités. Ainsi, 87 % ont affirmé que leur haute direction accordait une attention accrue à la gestion du risque, alors que 61 % ont entrepris de désigner officiellement un cadre supérieur responsable de la gestion du risque.
Pour plus d’information ou pour télécharger le rapport, cliquez sur : www.pwc.com/ca/fr/confidence-rising.
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Note aux rédacteurs :
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