Les actifs des 40 plus grandes sociétés minières du monde pourraient dépasser les 1 000 milliards de dollars américains en 2011

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Le chiffre d’affaires des plus grandes sociétés minières canadiennes a augmenté de 38 % en 2010, selon un rapport de PwC

TORONTO, le 7 juin 2011 — Les 40 plus grandes sociétés minières du monde — dont neuf ont leur siège social au Canada — ont augmenté le total de leurs actifs, qui a atteint 943 G$ US en 2010, et sont sur le point de franchir la barre des 1 000 G$ US en 2011 grâce à l’inscription de niveaux records de trésorerie et d’immobilisations corporelles à leurs bilans, selon un nouveau rapport de PwC publié aujourd’hui.

Les résultats financiers de ces 40 sociétés en 2010 sont spectaculaires. Globalement, leur chiffre d’affaires a augmenté de 32 % pour s’établir à 435 G$ US, dépassant pour la première fois la barre des 400 milliards. Le bénéfice net a augmenté de 156 % pour atteindre 110 G$ US et les flux de trésorerie tirés des activités d’exploitation ont crû de 59 %, leur laissant plus de 100 G$ US de fonds en trésorerie à la fin de l’année.

Le rapport révèle également que la capitalisation boursière de ce groupe de sociétés avait augmenté de 26 % à la fin de l’année, faisant passer la capitalisation boursière de la plus petite des entreprises de la liste à 11 G$ US en 2010, contre 6,5 G$ US en 2009.

Les plus grandes sociétés minières du Canada ont beaucoup contribué aux totaux financiers des 40 grandes. Ensemble, les neuf canadiennes ont augmenté leur chiffre d’affaires de 38 %. Le bénéfice net a explosé de 1 536 %, affichant 8,9 G$ US et les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation ont bondi de 224 %. Cependant, la base de comparaison de 2009 était basse, car la Société aurifère Barrick avait réglé ses contrats de vente d’or cette année-là.

« Nous expliquons ce bond des bénéfices par les prix records des matières premières doublés d’une augmentation globale de la production de 5 % en 2010, affirme Nochane Rousseau, leader de l’industrie minière pour la région du Québec de PwC. Le secteur minier entre dans une ère nouvelle où la demande continuera d’être alimentée par les marchés émergents dont les besoins en ressources naturelles semblent intarissables. Le taux de croissance du PIB de 7 % que la Chine cible et présente dans son douzième plan quinquennal renforce la forte demande pour les métaux de base. »

Mais, cette ère nouvelle s’accompagne de nouveaux défis pour le secteur minier. L’offre est de plus en plus limitée, car les projets deviennent plus complexes et sont situés dans des régions plus reculées, ce qui limite la capacité des sociétés minières à satisfaire la demande.

« Financièrement, les sociétés ont les moyens d’aménager de nouvelles mines, mais le manque de main-d’œuvre expérimentée dans le secteur et ailleurs limite leurs capacités de trouver des effectifs pour réaliser leurs projets, poursuit M. Rousseau. Malgré les bénéfices élevés, les coûts d’extraction minière ont grimpé en flèche en raison des faibles teneurs du minerai traité, de la flambée des prix du carburant et de la faiblesse du dollar américain, ce qui augmentera probablement la base de coûts globale et les prix des matières premières de façon permanente. »

Où va l’argent?

Pour satisfaire la demande, les 40 plus grandes sociétés ont annoncé des dépenses en capital de 311 G$ US au cours des prochaines années, dont plus de 120 G$ US pour 2011. Cela représente plus que le double du total dépensé en 2010, qui comprenait aussi des investissements de maintien.

L’activité du marché des transactions demeurera soutenue, car davantage de sociétés minières sont mieux pourvues pour financer des activités de fusions et acquisitions. En 2010, par exemple, les paiements au comptant des investissements ont augmenté de 26 %.

« Les actionnaires s’interrogent de plus en plus sur ce que les sociétés font de l’excédent de trésorerie et leur demandent des meilleurs rendements, conclut M. Rousseau. Au premier semestre de 2011, un certain nombre de sociétés ont réagi en lançant d’importants rachats d’actions. »

Il est à noter que les dépenses de prospection sont relativement faibles parmi les 40 plus grandes sociétés et stagnent tout juste sous la barre des 6 G$ US, représentant seulement 8 % des flux de trésorerie nets liés aux activités d’investissement. Ces sociétés préfèrent confier ces activités aux petites entreprises, ce qui augmente l’importance de la capacité de ces dernières à mobiliser des capitaux.

Pour obtenir un exemplaire du rapport intitulé Mine: The game has changed — Review of global mining trends, l’analyse annuelle des 40 plus grandes sociétés minières au monde de PwC, consultez le site : www.pwc.com/mining.

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Note aux rédacteurs :

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