Selon le sondage Canadian Annual Energy Survey de PwC, le prix élevé du pétrole brut et les investissements massifs dans la production de gaz de schiste stimulent la croissance des producteurs pétroliers et gaziers

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Les 100 plus grandes entreprises du secteur ont enregistré des bénéfices de 17,9 milliards de dollars en 2010, soit une hausse de 113 % par rapport aux 8,4 milliards réalisés en 2009

CALGARY, le 17 mai 2011 — Selon le dernier sondage Canadian Annual Energy Survey de PwC, la hausse du prix du pétrole et l’augmentation de la production de nouveau pétrole et de nouveaux gaz, tels que l’huile et le gaz de schiste, ont eu une incidence considérable sur le secteur mondial de l’énergie — et l’Ouest canadien occupe le devant de la scène.

Le rapport indique que les 100 plus importants producteurs pétroliers et gaziers du Canada sont plus confiants que l’année dernière, puisqu’ils tirent profit de la hausse du prix du pétrole brut et de la stabilité du régime fiscal stable en Alberta. Leur flux de trésorerie a grimpé de 46,4 milliards de dollars à 53,1 milliards de dollars en 2010, soit une hausse de près de 15 % par rapport à l’année précédente. Leurs dépenses en capital ont aussi augmenté, passant de 39 milliards de dollars en 2009 à 56 milliards de dollars.

La remontée des prix des pétroles léger et lourd a également fait augmenter le chiffre d’affaires global. En effet, le chiffre d’affaires brut des sociétés pétrolières et gazières a progressé de 26 %, passant de 132,7 milliards de dollars en 2009 à plus de 167 milliards de dollars en 2010. Le chiffre d’affaires des 20 plus grandes entreprises du secteur a totalisé environ 92 % du chiffre d’affaires total, Suncor Energy Inc. occupant la première place.

Scott Bolton, leader national du groupe Énergie de PwC, déclare : « l’année 2010 a été excellente pour les sociétés pétrolières, mais difficile pour les producteurs de gaz, encore une fois. Contrairement au prix du pétrole brut, l’essor de la production de gaz de schiste aux États-Unis a enrayé la progression du prix du gaz naturel, qui est donc resté stable.

D’après les participants au sondage, la baisse du prix du gaz naturel, qui constitue une menace sérieuse pour la croissance potentielle de leurs entreprises en 2011, sera leur plus grande préoccupation au cours des deux prochaines années. Par conséquent, environ 56 % d’entre eux ont indiqué avoir réduit les forages gaziers, et 50 % ont modifié la composition de leur production énergétique pour produire plus de gaz riche en liquide. D’autres ont arrêté la production de gaz (37,5 %), ou produisent plus de pétrole brut (37,5 %).

Le schiste et les sables bitumineux de l’Ouest canadien attirent plus d’investissements étrangers
En 2010, plus de 17 milliards de dollars d’actifs pétroliers et gaziers canadiens ont été acquis par des sociétés étrangères. En 2011, les producteurs de gaz de schiste tirent également profit d’un accroissement des investissements. Au premier trimestre de 2011, l’opération étrangère la plus importante était le projet de PetroChina International Investment Company Ltd de verser 5,4 milliards de dollars pour l’acquisition de 50 % des actions du capital d’exploitation de Cutbank Ridge d’Encana Corp. En outre, la société sud-africaine Sasol Ltd. prévoit d’acquérir, pour plus d’un milliard de dollars, la moitié des participations de Talisman Energy Inc. dans le projet d’extraction de gaz de schiste Cypress A.

Le Canada, chef de file de l’innovation dans les secteurs pétrolier et gazier
Selon le rapport de PwC, la technologie a joué un rôle essentiel dans la découverte de schiste gazéifère, dans la résolution du problème des gisements de pétrole épuisés, ainsi que dans l’exploitation des sables bitumineux du nord-est de l’Alberta, autrefois non rentables. Toujours d’après le rapport, 80 % des participants ont indiqué que leurs entreprises utilisaient les nouvelles technologies telles que le forage horizontal et la multi fracturation hydraulique pour revitaliser des thèmes pétroliers pauvres autrefois exploités par forage vertical.

« Il y a quelques années seulement, nous cherchions un moyen de parer à l’épuisement du gaz naturel classique en prévoyant des installations pour la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et la construction de gazoducs du Nord, » précise M. Bolton. « Aujourd’hui, nous essayons de faire face à l’essor de la production du gaz de schiste, qui inondera le marché pendant les décennies à venir. La façon dont le secteur a changé en si peu de temps est remarquable, et le changement devrait continuer, poussé par l’innovation technologique. »

En effet, les sociétés canadiennes ont acquis la réputation, dans le monde entier, d’être innovantes dans des domaines tels que le forage et la complétion, le gaz corrosif, le pétrole lourd et les sables bitumineux, la logistique dans les régions éloignées et la gestion environnementale. « Le monde regarde le secteur du pétrole et du gaz au Canada comme un exemple à suivre dans l’utilisation des nouvelles technologies pour augmenter la production, améliorer l’efficacité et repousser les limites de la durabilité de l’environnement, » précise M. Bolton.

Parallèlement, néanmoins, l’exploitation de ces ressources non conventionnelles grâce aux avancées technologiques a fait réagir certaines personnes quant aux répercussions sur l’environnement (les émissions de gaz à effet de serre, la détérioration des sources d’approvisionnement en eau, etc.) et à la manière dont les réglementations et les politiques futures toucheront les producteurs.

« Le secteur canadien du pétrole et du gaz ne dispose pas de technologie intégrée, ni de mesures politiques et réglementaires pour faire face aux conséquences environnementales, politiques et socio-économiques de l’exploitation de ressources non conventionnelles, » explique M. Bolton. « Une stratégie énergétique nationale aiderait à mieux comprendre la place de l’Alberta dans la production d’énergie, à savoir comment mieux tirer parti des marchés pour les produits de base, et à mieux gérer les technologies utilisées pour l’exploitation de ces ressources. »

À propos d’Energy Visions :
Ce document est publié par PwC dans le cadre de la série de publications et d’événements du programme Energy Visions qui permet de mettre en contexte les enjeux touchant le secteur du pétrole et du gaz. Ce rapport présente les résultats d’un sondage en ligne mené par PwC en mars 2011 pour mieux comprendre les problèmes qui touchent actuellement le secteur. Environ 91 % des participants occupent des postes de haute direction dans le secteur de l’énergie (des rôles de direction pour 54 % d’entre eux, et des rôles de gestion pour 37 %), les autres étant des employés et des consultants. La majorité des participants (70 %) travaille pour des sociétés de prospection et d’exploitation qui produisent du gaz naturel et du pétrole brut.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour télécharger la version intégrale du rapport (en anglais seulement), consultez la page suivante : http://www.pwc.com/ca/fr/energy-utilities/energy-visions.jhtml.

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