VANCOUVER, 11 mai 2011 — PwC a publié aujourd’hui des indicateurs clés sur la santé du secteur mondial des produits forestiers, du papier et des produits d’emballage qui donnent les premiers signes d’un rétablissement, à son Colloque annuel du secteur forestier et papetier, à Vancouver (C.-B.).
Le rendement du capital investi (RCI) est un indicateur clé de la santé financière du secteur. Globalement, le RCI d’ensemble des 100 premières sociétés cotées en bourse a augmenté en 2010, mais à des degrés divers, selon les régions. Les chiffres préliminaires du RCI de 2010 des 100 premières sociétés du monde présentent le tableau suivant :
Mais les exportations canadiennes de produits forestiers aux États-Unis, principal partenaire commercial du pays, ont baissé de 50 % depuis 2005, et PwC relève d’autres obstacles pour les sociétés forestières en 2011. « Nous constatons quelques indices positifs de reprise pour de nombreuses sociétés, mais on hésite à se montrer exagérément optimiste, explique Frédéric Bouchard, leader national du groupe Transactions, secteur des produits forestiers, du papier et des produits d’emballage. L’humeur est tempérée par plusieurs facteurs dont la vigueur du dollar canadien et les perspectives du marché immobilier résidentiel américain qui demeurent incertaines. »
Des transactions plus importantes pourraient se profiler à l’horizon
Le nombre de fusions et d’acquisitions a augmenté depuis 2003, mais la valeur moyenne de ces opérations à l’échelle mondiale a baissé régulièrement de 2006 à 2010, chutant en moyenne de 29 % entre 2009 et 2010 (de 95,6 à 68,2 millions $US). La valeur totale des transactions diminue aussi depuis 2007, avec un repli de 32 % entre 2009 et 2010 (de 18,7 à 12,7 milliards $US). Les résultats régionaux les plus notables sont les suivants :
L’Amérique du Nord a connu une recrudescence des transactions après un effondrement en 2009 – le nombre d’opérations a augmenté de 47 % en 2010. « Les transactions du premier trimestre en Amérique du Nord sont prometteuses, notamment avec l’OPA de RockTenn sur Smurfit-Stone de 3,5 milliards $US et l’achat par PSP et BCIMC de Timberwest pour plus de 1,2 milliard $US », ajoute M. Bouchard.
De nouvelles applications de produits forestiers présentent d’importants débouchés
La possibilité de convertir des fibres de bois en de nouvelles applications connaîtra une expansion spectaculaire. Les domaines du chauffage, de la production d’électricité, des biocarburants et des produits chimiques se disputeront tous un accès aux ressources ligneuses ainsi que leur contrôle au cours de la prochaine décennie, selon un récent rapport de PwC sur le secteur forestier.
« Les nouvelles centrales électriques alimentées en biomasse et les raffineries de biocarburants retournent à l’utilisation la plus élémentaire du bois pour le chauffage et la production d’électricité, poursuit M. Bouchard. Par conséquent, la production d’énergie sera de nouveau l’emploi de base du bois, devançant les utilisations plus traditionnelles pour le papier. L’intérêt croissant du secteur de l’énergie pour la biomasse modifiera les types de demandes, ainsi que les pratiques du secteur. »
De nouveaux partenariats intersectoriels se formeront avec l’arrivée de nouveaux acteurs, qui exploreront les possibilités d’expansion commerciale et de recherche, ce qui fera émerger trois grands débouchés pour le secteur :
« La plupart des sociétés ne pourront pas réussir seules, dit M. Bouchard. Elles devront former des alliances avec d’autres secteurs qui auront peut-être un meilleur accès à du capital, une expérience sur les nouveaux marchés comme celui de la distribution d’énergie ou des recherches appliquées dans des domaines tels que la chimie molléculaire. »
D’autre part, le secteur continuera de se rationaliser dans les domaines traditionnels, particulièrement là où la demande diminue. Les sociétés seront forcées de trouver du financement pour la conversion d’usines ou d’autres investissements en immobilisations nécessaires pour faire passer leurs activités à la production d’énergie ou d’autres produits nouveaux.
« Les sociétés continueront de réagir aux changements radicaux du secteur, conclut M. Bouchard, que ce soit par des regroupements d’entreprises, des désinvestissements, la fermeture d’usines ou la compression des coûts, mais avec une rigueur qui garantit le maintien des rendements de leur activité principale et leur permettra de retrouver le soutien de leurs investisseurs, dont beaucoup ont été découragés par les rendements médiocres du secteur. »
La technologie a le potentiel d’augmenter à la fois les rendements des forêts et la production, mais les gains seront probablement progressifs, selon le rapport. PwC croit que les nouvelles technologies auront une incidence spectaculaire et rapide sur les tendances de la demande – le côté de l’offre changera plus lentement.
Pour de plus amples renseignements, consultez le site http://www.pwc.com/ca/fpp. Pour lire le rapport intégral intitulé « Growing the Future », consultez le site http://www.pwc.com/gx/en/forest-paper-packaging/publications/new-values-directions-technology-fibre-competition.jhtml. Ce rapport est aussi tenu à la disposition des médias.
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