Les chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs sont très confiants quant à la croissance au cours des trois prochaines années : PwC

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La crise financière et les pressions que subissent les régimes de retraite aiguisent la conscience des investisseurs face à l’épargne-retraite

TORONTO, le 18 mars 2011 — Une enquête mondiale de PwC auprès des chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs prédit une nouvelle période de croissance pour ces sociétés. Les marchés émergents, le vieillissement de la population et une conscience générale plus aiguë de la nécessité d’épargner davantage pour la retraite seront les moteurs de cette croissance. Soixante-huit pour cent des répondants à l’enquête se sont déclarés « très confiants » quant aux perspectives de croissance de leur société au cours des trois prochaines années.

Alors que l’économie mondiale se relève encore dans de nombreux marchés développés, la 14e édition de l’enquête mondiale annuelle de PwC auprès des chefs de la direction révèle un optimisme surprenant de la part des 1 200 dirigeants d’entreprise interrogés dans 70 pays, affirme Raj Kothari, leader national des services au secteur de la gestion des actifs de PwC. Les répondants à l’enquête comptaient 31 chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs. Le rapport intégral de l’enquête est publié sur le site Web de PwC à la page www.pwc.com/ca/am

« Une grande part de cette confiance découle de l’immense potentiel de marché lié au vieillissement de la population, non seulement dans les pays industrialisés, mais aussi en Asie. Ce potentiel est évident depuis quelque temps, mais la crise financière a créé d’autres opportunités en intensifiant la pression sur les régimes de retraite à prestations déterminées et en restreignant les dispositions des régimes de retraite de la fonction publique. Il en résulte une incertitude croissante quant au revenu de retraite, et une propension accrue à l’épargne », précise Raj Kothari.

« Compte tenu de ces nouvelles perspectives de croissance, on peut s’attendre à une intensification de la concurrence entre les sociétés de gestion d’actifs. Les sociétés canadiennes devront redoubler de vigilance pour réduire leurs coûts, augmenter leurs économies et adapter leur offre de produits, explique Raj Kothari. Parallèlement, les investisseurs rechercheront davantage de transparence et une information plus fréquente dans un contexte où les organismes de réglementation resserrent leurs exigences à cet égard. »

Le rapport de l’enquête de PwC conclut qu’afin d’encourager les gens à investir leur épargne retraite croissante dans des produits de fonds au lieu de se contenter de dépôts bancaires, les gestionnaires d’actifs devront offrir des instruments de placement qui conjuguent une sécurité de revenu raisonnable et un rendement suffisant pour des périodes de retraite de plus en plus longues. Ils devront aussi être prêts à traiter avec une clientèle de plus en plus avisée, exigeante et consciente de ses droits, que la crise financière a rendue plus sceptique et moins tolérante à l’égard du risque.

Voici quelques-uns des autres points saillants de l’enquête :

  • Développement de nouveaux produits. Les gestionnaires d’actifs investissent de plus en plus dans la technologie et le développement de nouveaux produits afin de réduire les coûts, d’augmenter la productivité et d’améliorer les relations avec la clientèle. Plus de 80 % des chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs pensent que l’innovation leur ouvrira la voie à d’importantes opportunités de revenu au cours des trois prochaines années. À l’heure actuelle, plus de 50 % de ces sociétés intensifient leurs activités de développement de nouveaux produits et perfectionnent leurs outils de profilage de la clientèle et autres systèmes de soutien à leurs initiatives de croissance.
  • Croissance des marchés émergents. La croissance du niveau de vie en Chine, en Inde et dans d’autres marchés émergents donne lieu à de nouvelles opportunités. D’après le rapport de l’enquête, alors que New York demeurera l’un des plus gros « noyaux » de l’activité de gestion des actifs au cours des 20 prochaines années, Singapour pourrait devancer d’ici 2025 les deux autres centres les plus importants aujourd’hui : Londres et Boston. Les marchés émergents sont solidement positionnés dans le secteur des regroupements et acquisitions, 40 % d’entre eux prévoyant une acquisition en Europe de l’Est et 30 % étant en quête de cibles d’achat en Asie et en Amérique latine.
  • Réduction des coûts. Dans le sillage de la crise financière, le regain de vigilance à l’égard des frais et honoraires intensifie la pression sur les coûts. Les trois quarts des chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs pensent que les consommateurs accorderont une importance accrue aux tarifs et à la valeur qu’ils obtiennent pour leur argent. Près de 70 % d’entre eux ont réagi en lançant ou en poursuivant une initiative de réduction des coûts au cours des douze derniers mois. L’impartition est un aspect important de l’effort pour contenir les coûts : 42 % des sociétés ont imparti un processus administratif au cours de la dernière année et 29 % prévoient une telle mesure au cours de l’année à venir.
  • Adaptation à la réglementation. Les chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs considèrent la réglementation comme le plus important obstacle à leur croissance. Il leur faudra tenir compte des différences dans la réglementation à l’échelle nationale et régionale, et de l’incidence des conflits que pourrait soulever l’évolution de la réglementation à ces divers niveaux. Un tel contexte pourrait émousser le goût du risque des investisseurs dans des regroupements et acquisitions, et compliquer la tâche des gestionnaires d’actifs face au défi d’équilibrer le rendement par rapport au risque.
  • Vigilance accrue à l’égard du risque. Une méthode plus systématique de gestion du risque sera essentielle pour conserver la confiance des investisseurs et se conformer aux nouvelles exigences réglementaires. Près de 90 % des chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs ont entrepris de modifier leurs modèles d’exploitation afin de gérer le risque de manière plus efficace. Plus de 80 % d’entre eux envisagent de consacrer une attention accrue à la gestion du risque et plus de 60 % prévoient intégrer des scénarios de risque à leur planification stratégique.
  • Le personnel, clé de la réussite. À mesure que la croissance s’accélérera dans le secteur, la concurrence pour les talents sera plus vive. Soixante-cinq pour cent des chefs de la direction de sociétés de gestion d’actifs considèrent l’accès à des compétences essentielles comme un enjeu de taille, et 36 % estiment que cet enjeu représente l’obstacle potentiel le plus important à leurs projets de croissance.

Bien que la confiance règne dans le secteur, l’avenir est semé de défis à surmonter, notamment une clientèle de plus en plus initiée et soucieuse des prix. Comme le souligne Raj Kothari, la réglementation fait grimper les dépenses et expose les gestionnaires d’actifs à une vigilance accrue de la part des investisseurs et du marché. Dans le marché canadien, en particulier, la tendance au regroupement entre acteurs de taille moyenne favorisera probablement les économies d’échelle, la spécialisation et la réduction des coûts. Au Canada, on constate aussi une tendance à l’impartition et au partage de services comme des moyens de réaliser des économies et de dégager davantage de temps pour les services essentiels.

Enfin, la technologie sera un facteur de différenciation concurrentielle non négligeable, puisqu’elle aide les sociétés à limiter les coûts, à accroître leurs économies et à répondre aux exigences en constante évolution des investisseurs. La transparence sera aussi un enjeu essentiel. Pour attirer des placements, les gestionnaires d’actifs devront clairement divulguer la stratégie, le degré de risque et le taux de rendement de leurs fonds, et contribuer à assurer les investisseurs de la bonne gestion et du contrôle des activités dans leur secteur.

À propos de PwC

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Note aux rédacteurs :

La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l’automne 2010. « PwC » s’écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d’écriture.