L’avenir des entreprises familiales canadiennes en question selon un rapport de PwC

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Les propriétaires se tournent de plus en plus vers les investisseurs privés et de moins en moins vers la génération suivante

MONTRÉAL, mars 14, 2011—Près de la moitié (49 %) des propriétaires canadiens d’une entreprise familiale n’ont pas choisi de successeur, ce qui révèle un manque de planification de la relève, selon les résultats canadiens de l’Enquête mondiale de Pwc auprès des entreprises familiales.

Parmi ceux qui ont planifié l’avenir, beaucoup s’écartent du schéma traditionnel et choisissent de vendre ou de ne pas transmettre à un membre de leur famille. L’étude révèle que moins de la moitié (48 %) des propriétaires canadiens d’une entreprise familiale prévoient de transmettre leur entreprise à la prochaine génération – ce qui représente une forte baisse par rapport aux 90 % de 2007.

L’enquête révèle que 27 % des propriétaires prévoient un changement de propriété de leur entreprise au cours des cinq prochaines années. Parmi ceux-ci, 33 % ont l’intention de vendre à un investisseur privé, contre 14 % en 2007, alors que 22 % vendraient à l’équipe de direction.

« Il est possible que le ralentissement mondial ait amené les gens à réévaluer leurs projets. Les propriétaires d’entreprise réfléchissent davantage à la question de savoir si des membres de leur famille ont le talent nécessaire pour reprendre l’entreprise, explique Yves Bonin, leader des Services aux sociétés privées de PwC Montréal. Par ailleurs, la succession se produit beaucoup plus tard. Il y a une génération, la transition de l’entreprise d’une génération à l’autre s’effectuait lorsque la deuxième génération avait dans les trente à quarante ans, mais aujourd’hui les gens vivent plus vieux et la transition se produit plus tard dans la vie. »

À la troisième génération, l’intérêt s’estompe
La moitié des répondants de l’étude ont indiqué qu’ils représentent la première génération de propriétaires de leur société, 34 %, la deuxième et seulement 16 %, la troisième génération ou plus.

« Nous avons constaté qu’à la deuxième et troisième génération, soit la société ne survit pas soit les membres de la famille sont moins intéressés à gérer l’entreprise familiale, poursuit Yves Bonin. Pour que les choses se déroulent mieux, les propriétaires devraient prévoir bien à l’avance de désamorcer les tensions et de créer les bonnes conditions pour une transition couronnée de succès plus tard dans la vie. »

Les tensions sont la principale source d’échec des entreprises
Environ un tiers des répondants ont expliqué qu’ils avaient vécu beaucoup de tensions causées par les facteurs suivants : un manque de consultation de la famille plus élargie sur des questions clés pour l’entreprise (36 %); les décisions sur les personnes les plus aptes à travailler pour l’entreprise (31 %); le rendement de membres de la famille qui participent activement à l’entreprise (39 %). Malgré l’importance des tensions, seulement 27 % des répondants déclarent avoir des procédures de résolution des conflits en place.

« Les tensions peuvent être positives lorsqu’elles provoquent les conversations nécessaires, mais quand ces discussions n’ont jamais lieu, cela peut conduire à l’effondrement de l’entreprise familiale, ajoute M. Bonin. Les gens ont tendance à attendre jusqu’à ce que le conflit éclate pour commencer à réfléchir à des stratégies de résolution du conflit et, à ce moment-là, ils auraient aimé avoir un système officiel déjà en place. »

Pour atténuer les tensions avant qu’elles n’éclatent, le rapport suggère d’établir un conseil de famille, c’est-à-dire une structure de gouvernance familiale qui facilite de manière proactive les discussions et les résolutions des grands enjeux, y compris la gestion des conflits et la planification de la relève. Les propriétaires peuvent aussi envisager de mettre en place un conseil consultatif externe composé de membres étrangers à la famille afin d’obtenir des perspectives différentes, particulièrement au sujet de successeurs potentiels.

L’Enquête mondiale de PwC auprès des entreprises familiales 2010-2011 couvre des entreprises familiales de taille petite et moyenne de 35 pays. Au Canada, 100 chefs d’entreprise ont participé à des entretiens en juillet et août 2010. Le rapport intégral est disponible à l’adresse www.pwc.com/ca/familybusiness.

Liens connexes :
A healthy family business - Effective governance and strong communication keys to success
Planning a Successful Transition – Étude de cas – Naylor Group Inc.
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- Making the decision to sell and Finding the right buyer
A Private Equity Perspective - Anthony Sigel de Kilmer Capital Partners Limited partage son point de vue sur ce que les investisseurs privés recherchent quand ils envisagent d'investir dans une entreprise.

Le groupe des Services aux sociétés privées (SSP)
Plus de 65 % de la clientèle de PwC Canada se compose de sociétés privées, allant des entreprises familiales gérées par des propriétaires exploitants aux grandes entreprises gérées par des professionnels. L’équipe des Services aux sociétés privées (SSP) réunit des conseillers d’affaires dévoués qui aident les propriétaires d’entreprises à régler les problèmes courants et à atteindre leurs objectifs de réussite à long terme. Le groupe SSP offre aux entreprises un point de vue différent. Les professionnels du groupe SSP possèdent une expérience des services-conseils, de la fiscalité et de la comptabilité ainsi que les connaissances sectorielles pertinentes.

Pour en savoir plus sur les Services aux sociétés privées de PwC, nous vous invitons à cliquer sur le lien www.pwc.com/ca/ssp.

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